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  1. #1
    Je m'appelle Urven.
    Je suis originaire du petit village de Maar Gan, au nord de Vvardenfell. J'y ai vécu de nombreuses années, auprès de mon tuteur... je devrais plutôt dire mon bourreau. Abandonné très tôt par mes parents, j'ai été recueilli par un vieil alcoolique nommé Davas dont la passion, hormis celle de la bouteille, était de me cogner et m'humilier en public et de manière toujours plus violente. Petit à petit, j'étais devenu son esclave, son souffre douleur, son exutoire. Impossible de comptabiliser le nombre de fractures, de cicatrices, de brûlures que ce vieux fou m'a infligés. J'en étais arrivé au point où l'idée de ma propre mort s'apparantait à une libération... mais tout au fond de moi, quelque chose m'empechait de franchir le cap, une idée, une pensée que les choses pouvaient changer.

    Et j'ai alors décidé de prendre mon destin en main, j'ai refusé la soumission et je me suis enfui. J'ai couru d'abord, marché ensuite vers le sud pour m'éloigner le plus possible de ce passé que je voulais désormais oublier. J'étais déterminé à faire ma vie par moi même et pour moi même. Pendant plusieurs mois, j'ai vécu des produits de la nature, de petits larcins et de mendicité et même si ce style de vie n'a rien de glorieux, je sentais une fierté m'envahir, la fierté de ne dépendre que de moi et de ne rien devoir à personne. J'ai traversé des dizaines de villages, j'ai fais des petits boulots pour une croute de pain, j'ai volé des braves gens qui m'offraient de temps à autre le gîte et le couvert, j'ai chassé, j'ai cueilli, parfois je me suis goinfré, souvent j'ai cru mourir de faim... mais jamais je n'ai regretté mon choix. Le seul choix que je regrette, c'est celui de ne pas m'être écouté et d'être entré dans la ville de Balmora. Poussé par la faim, la soif et la fatigue après plusieurs semaines d'errance, je me suis bêtement dit qu'une grande ville, ça voulait dire beaucoup de monde donc beaucoup de victimes potentielles. Je pensais pouvoir y développer mes talents de voleur et j'ai donc abandonné toute prudence.

    J'étais en ville depuis environ une semaine lorsque, dans une auberge, j'aperçus un Bosmer tout crotté et puant qui était occupé à dévorer un énorme pavé de viande. Il y avait peu de monde dans la salle, quelques marchands occupés à se disputer à propos de marchandises, deux prostituées qui n'avaient visiblement plus grand chose à offrir à leurs clients, le tenancier, le Bosmer et moi même. Il était tellement absorbé par son repas qu'il ne prêtait plus aucune attention à la bourse bien remplie qui pendait à sa ceinture... au contraire de moi. "Voilà une victime facile... mini risque, maxi profit" me dis-je. Je me levais donc, me dirigeais vers lui et feignant de passer à côté, j'heurtais sa chaise avec mon pied tout en faisant semblant de tomber. Ma main gauche à ce moment attrapa la bourse et tira un petit coup sec dessus. Le tout ne pris que quelques secondes, mais ce fut suffisant pour que le Bosmer ne réagisse en sortant une dague qu'il posa sur ma gorge en appuyant juste assez pour qu'un mince filet de sang ne coule le long de ma poitrine. "Je... heuuuu... je... désolé, je suis tombé... je tentais de..." "De me voler" rétorqua le Bosmer. J'eus alors juste le temps de le voir soulever sa dague haut dans les airs avant que celle-ci ne s'abatte sur mon front et je perdis connaissance.

    Lorsque je repris mes esprits, une violente douleur me traversait le crâne de part en part et je sentis également une vive douleur au niveau du cou. J'étais attaché sur un lit, les mains et les pieds entravés par des châines. Ma vue était brouillée mais petit à petit, mes yeux commencaient à distinguer les objets m'entourant. Ce que je vis alors me glaça le sang... sur une chaise, à l'opposé de la pièce dans laquelle je me trouvais, était assis... Davas. Il avait un sourire cruel et ricanait tel une hyène. Il semblait vraiment prendre plaisir à me voir là, à sa merci.
    "Te v'là de r'tour fils! C'est bien, j'suis content. Gnihihihihi... Tu n'imagines même pas c'que j'ai du faire pour t'racheter à la Maison Redoran. Ils allaient t'exécuter t'sais? pendu sur la place publique comme un vulgaire voleur qu't'es devenu. Est-ce que je t'ai élevé comme ça? Hein?"
    Je ne su quoi répondre, je sentais mon sang bouillir dans mes veines, la haine envahissait tout mon être.
    "T'inquiète pas pour ton cou, ça brûle un peu hein? C'est la marque des condamnés qu'les Redoran t'ont mis dans l'cou... Tu la garderas à vie. Enfin pour c'qui t'reste à vivre parc'que j't'assure que j'vais t'faire vivre un véritable enfer ici, j'vais t'apprendre à t'enfuir comme une vulgaire femelle. Si t'avais eu un peu d'courage, tu m'aurais affronté au moins! Mais non, elle préfère fuir la pucelle! Hahahaha..."
    Les mâchoires serrées, je pu alors prononcer ces quelques mots, que l'imbécile voulait entendre: "Vous avez raison père, je suis désolé, ne me frappez plus par pitié!"
    L'air d'abord surpris, puis satisfait de Davas me confirma qu'il croyait en ma fausse rédemption, et comme tout idiot qui se respecte, croyant avoir gagné la partie, il relacha sa garde. Pas immédiatemment bien entendu, je passai la nuit suivante et le jour suivant enchaîné mais à l'approche de la tombée de la nuit, il revint me voir. Le bâton qu'il tenait en main me révéla tout de suite ses intentions et je fis semblant de le supplier, de pleurer afin qu'il reste persuadé qu'il avait toujours le dessus sur moi. Je reçus quelques coups sur les jambes, les bras, le torse mais toutes ces années de brimades avaient endurci mon corps et mes os à tel point que je du me forcer pour crier de douleur. Je sanglotais et je sentais son regard méprisant sur moi. Enfin, il se pencha sur le lit et me libéra de mes entraves avant de quitter la cabane servant de cellule.
    La fin de journée se passa sans autre incident et la nuit même, je quittais la cabane en silence en crochetant la serrure. Je m'introduisis dans la maison de Davas, pris un couteau bien aiguisé dans la cuisine et entrai discrètement dans la chambre de Davas. Il dormait et ronflait comme un porc. Je me tenais debout à côté de lui, le couteau en main, avec pouvoir de vie et de mort sur lui. Curieusement, je n'eu aucun doute et aucune hésitation. La lame du couteau pénétra dans sa poitrine très facilement. Je vis ses yeux s'ouvrir en une fraction de seconde. Son regard reflétait la terreur avant de se figer pour l'éternité. Pas un cri, pas un son n'avais eu le temps de sortir de sa bouche. Je restai penché sur lui de nombreuses minutes, dans un état de bien être absolu que je n'avais jamais ressenti auparavant. Cette faculté de pouvoir ôter la vie, ce pouvoir, quel sentiment de puissance absolue! Sur le moment, je ne sus si c'était juste la mort de Davas qui me procurait ce état d'euphorie ou si c'était le fait de donner la mort, tout simplement.
    Finalement, je me ressaisis et pris conscience que je devais quitter les lieux le plus vite possible et pour éviter d'être repris, j'avais tout intérêt à quitter la province. La frontière la plus proche étant celle avec la province de Skyrim, je pris la direction de l'ouest, vers les montagnes enneigées. Je marchai pendant des jours et des jours. Le terrain était de plus en plus accidenté et inhospitalier, la nourriture se faisait de plus en plus rare et c'est finalement après plusieurs semaines d'errance, à bout de force et la peau sur les os, que je parvins à trouver un passage à travers la montagne. Protégé du vent et du froid mais affamé je trouvai enfin la sortie du passage, SKYRIM!

    Carnets de voyage dans les terres légendaires et spéciales de Skyrim

  2. #2

    La suite, vite !










    Allez, s' il te plaît...
    JPS alias Snow pour les intimes... et LTF !

  3. #3
    Finalement, tu pars sur quels mods dans cette partie ? Les mêmes que dans la précédente ?

  4. #4
    Et en plus tu as des talents de narrateur
    En effet ce pauvre Dunmer est d'une maigreur famélique,il est temps qu'il se nourrisse et explore cette nouvelle province.
    Tu nous as mis l'eau à la bouche alors tu sais ce qu'il te reste à faire.

  5. #5
    Citation Envoyé par Maalak Voir le message
    Finalement, tu pars sur quels mods dans cette partie ? Les mêmes que dans la précédente ?
    A peu de choses près, oui
    Mais j'ai quand même remis de l'ordre dans mes mods afin d'éviter tout problème par la suite
    Carnets de voyage dans les terres légendaires et spéciales de Skyrim

  6. #6
    Un dunmer, esclave :D Voilà qui est fort ironique. J'aime bien, continue !
    Minecraft : Kiwyh | XBL : ColdCrawdad7 | Guild Wars 2, PlanetSide 2 : Kyrhal.8750.

  7. #7
    Aveuglé par le reflet du soleil dans la neige, mes yeux ont du mal à distinguer quoi que ce soit. Ce que mes oreilles parviennent à distinguer clairement par contre, c'est le profond grondement venant de ma gauche. Une respiration irrégulière mais gutturale. En dirigeant mon regard dans la direction d'où vient ce bruit, je distingue vaguement une énorme forme blanche, en léger mouvement à quelques mètres à peine devant moi. La bête, car c'en est une, c'est sûr, semble se balancer de droite à gauche. Ses longs bras font des gestes bizarres devant elle puis au dessus de sa tête. Je distingue de plus en plus nettement les formes, les couleurs et surtout le contour de cette bête qui se tient devant moi. Il s'agit d'un troll énorme, me dépassant d'au moins deux têtes, son pelage par contre est couvert de tâches rouge, visiblement du sang seché. Est-ce le sang d'une victime ou est-ce son sang? A y regarder un peu mieux, je constate également la présence de traces de brûlures sur son pelage noirci par endroit. La bête semble blessée, c'est probablement la raison pour laquelle elle ne m'a pas encore attaqué.
    A ma droite, à environ deux mètres, se trouve le cadavre recouvert d'une fine couche de neige de ce qui avait du être un homme autrefois. La tête a été écrasée et n'est plus qu'un amas de bouillie, un bras a été arraché et jeté un peu plus loin tandis que le ventre est ouvert de la gorge à l'entre jambes. Les tripes et toute la boyasse ont tout simplement disparu. J'imagine que le troll a du s'en régaler... Mais ce que j'ai surtout remarqué, c'est la magnifique épée à côté du corps. J'ai à peine le temps de me pencher pour la ramasser que le troll émet un hurlement d'une sauvagerie inouïe. Je me redresse, l'épée dans la main droite et un sort de flammes dans la gauche. Je fais face à la bête mais j'avoue sentir un liquide chaud couler d'entre mes jambes... Je suis terrorisé!

    Si la peur bloque certaines personnes et leur fais perdre leurs moyens, chez moi ça serait plutôt le contraire. Je sens tout mon corps tendu, prêt à réagir au moindre de mes ordres. Mon esprit est clair, concentré sur la tâche apparemment insurmontable qui m'attend. Je sens la chaleur de la flamèche qui tient dans la paume de ma main, prête à se transformer en mur de flammes. Je tends alors la main d'un geste brusque en direction du troll, une vague de flammes semble surgir de ma main et embrase le troll qui se met à pousser des hurlements de douleur.



    La bête me charge et je l'accueille d'un grand mouvement tournant de ma lame. Un flot de sang jaillit de son bras et j'en profite pour lui rajouter deux ou trois entailles sur le corps.



    S'engage alors un combat éreintant, violent, sanglant. Heureusement que le troll était déjà blessé, c'est ce qui le rend si lent et maladroit. Chacun de ses coups pourraient m'arracher la tête mais je parviens à les esquiver tout en réussissant de temps à autre à lui porter un coup d'épée bien placé. Je sens que le troll s'épuise, il perd beaucoup de sang et c'est heureux car moi aussi je fatigue. Cette épée pèse son poids et je suis peu habitué à manipuler des armes aussi lourdes.
    Finalement, alors que je sens mes forces m'abandonner de plus en plus, je décide de tenter le tout pour le tout. Contractant au maximum tous mes muscles, alors que le troll lève bien haut ses bras pour m'écraser, je me jette en avant presque entre ses bras, la lame la première. Celle-ci vient frapper la bête au cou, comme je l'espérais. Du sang gicle de la plaie béante et vient rougir la neige. Le troll n'émet plus qu'un bruit de gargouillis, comme s'il s'étouffait dans son propre sang.



    Le troll tombe à terre, devant moi dans une position de supplique la face vers le sol, comme s'il s'avouait vaincu. Un râle sort de sa gueule en même temps qu'un filet de sang. Je lève mon épée haut dans le ciel et l'abat d'un geste précis dans lequel je mets tout ce qu'il me reste comme forces. La lame s'enfonce dans sa nuque dans un bruit de chair coupée et d'os broyé. Malgré la violence du coup, la lame s'est arrêtée à mi chemin et la tête tient encore au reste du corps. Le troll s'effondre dans un dernier souffle. Victoire!
    Fier de moi mais épuisé, je me dis alors "Décidémment ça commence bien! Il semblerait que j'sois pas l'bienvenu dans l'coin!"



    Carnets de voyage dans les terres légendaires et spéciales de Skyrim

  8. #8
    Bienvenue en Bordeciel,
    le pays où l'air est pur et l'exercice physique fortement conseillé.

  9. #9
    Le combat contre le troll m'a donné chaud, mais là je commence tout doucement à avoir très froid, je vais sûrement devoir aller me réchauffer un peu dans la grotte mais où trouver du bois sec pour faire un feu par ici? C'est pas gagné... Je décide d'observer un peu les alentours et je remarque alors une petite tour en pierre un peu en contrebas de l'endroit où je me trouve. Vu d'ici, il me semble voir un feu qui brûle sur le toit. Il doit donc y avoir des gens dans les environs pour l'entretenir ce feu... Mais amis ou ennemis? Tant pis, je dois prendre le risque sinon je vais mourir de froid. Je descends du surplomb sur lequel je me trouvais et je m'approche le plus silencieusement possible de la tour.



    La côte est méchamment raide pour atteindre la tour, et c'est le seul chemin apparemment. J'entame la montée le plus délicatement possible, en essayant de ne pas faire trop de bruit. Tout en avançant, je commence à sentir une délicieuse odeur de viande grillée. Je réalise alors que je n'ai plus rien mangé depuis plus d'une journée, mon estomac me tiraille tout d'un coup, comme si l'odeur de viande venait de le réveiller après un trop long sommeil. Je suppose que cette odeur vient de la tour, il y a donc bien quelqu'un sur place et d'une manière ou d'une autre, je suis bien décidé à éventuellement partager voire carrément lui faucher son repas.
    Arrivé en haut, je vois effectivemment un feu au dessus duquel se trouve une broche avec deux morceaux de viande qui cuisent. Appuyé contre un mur de la tour, un homme, les bras croisés, semble observer négligemment les alentours. Si c'est un garde, il n'est pas très vigilant. L'homme est armé et j'entends, venant de l'intérieur de la tour une conversation entre deux personnes. Ca fait donc au moins trois personnes, probablement toutes armées, bien nourries et vêtues face à moi, à moitié à poil, affamé, fatigué et pauvrement armé... Je risque de pas faire le poids, mais comment renoncer à cette douce odeur de bidoche?



    Tant pis, je tente le tout pour le tout, je me lève de derrière le rocher où je me trouvais et je m'avance crânement vers le garde. Celui-ci me voit mais ne réagit pas. Ce n'est que lorsque je me trouve à quelques mètres de lui, qu'il lève la main et me lance un "Salut!" qui résonne comme une douce musique à mes oreilles. Je pousse intérieurement un ouf de soulagement et je réponds à son salut. Je n'ai pas besoin de lui expliquer quoi que ce soit pour qu'il comprenne que je suis frigorifié et affamé. Immédiatemment, il me propose d'aller me réchauffer près du feu et de manger un bout, ce que je m'empresse de faire avec un grand soulagement.



    Alors que je dévore littéralement un morceau de lapin grillé, les deux autres que j'avais entendu dans la tour nous rejoignent et engagent la conversation avec moi. Ils me demandent ce que je fais ici et pourquoi je suis dans un tel état. Je décide de rester volontairement vague quant aux raisons réelles de ma présence dans ces montagnes, je me contente de leur dire que j'ai décidé de quitter la province de Morrowind pour tenter ma chance en tant que forgeron dans la province de Skyrim et que j'ai été attaqué en chemin par une bande de brigands qui m'ont dévalisés et abandonné à mon sort dans le froid.
    Mon explication semble leur convenir étant donné que de nombreux réfugiés Dunmer passent régulièrement par ces montagnes. Ils m'expliquent à leur tour être membres d'un ordre guerrier nommé les Vigiles de Stendarr, voués à combattre l'ensemble des ennemis des mortels comme les vampires, les lycanthropes et surtout à l'origine les Daedras. Les membres de cette confrérie vénèrent Stendarr, dieu de la miséricorde et même si j'ai un peu de mal à comprendre ce concept de miséricorde, je les remercie de leur aide. Finalement ils me proposent de passer la nuit sur place étant donné que la nuit tombe.
    Le lendemain matin, bien reposé et prêt à me mettre en route, je dis au revoir aux vigiles et l'un d'eux me donne une carte de la région et m'indique la direction vers la ville de Riften. Il me conseille de me méfier sur place de la guilde des voleurs car ce sont des gens sans foi ni loi... Allons bon, voilà qui est intéressant!

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  10. #10
    Après une marche de quelques heures, sous un soleil timide mais par une température plus que supportable me voici aux portes de la ville de Riften. Les lourdes portes en bois sont fermées et un garde en surveille l'accès. Alors que je m'approche de lui, celui-ci se redresse, les mains sur les hanches et bombe le torse, visiblement pour se donner une certaine contenance et de l'autorité.
    - On n'passe pas! me dit-il d'un ton sec.
    - Ben heu quoi? Pourquoi ça? Z'êtes racistes dans c'pat'lin?
    - Rien à voir avec ta couleur de peau, l'elfe. On veut juste pas de clodo dans not' ville. Et à voir ta dégaine, ta bourse doit pas être bien remplie...
    Cette phrase me rappelant que je ne porte qu'une peau de bête pour tout vêtement, je ne peux que comprendre qu'il me prenne pour un vagabond. Résigné, je tourne les talons et m'éloigne un peu de l'entrée de la ville pour m'asseoir contre un arbre et réfléchir à ma situation. Riften est la seule ville que je connais dans cette province, au vu de mon équipement plus que limité, si je pars en quête d'une autre ville, à l'aveuglette dans la nature, j'ai toutes les chances de finir déchiqueté par un ours, violé par des brigands... voire l'inverse. Non, décidémment je n'ai pas le choix, je dois entrer dans la ville.



    Riften est entouré d'une muraille relativement haute mais composée de grosses pierres non taillées et couvertes de plantes grimpantes. Après tout je suis plutôt agile, pourquoi ne pas tenter l'escalade? Personne à gauche, personne à droite, je crache dans mes mains et j'entame l'escalade. Heureusement les plantes sont solides et bien enracinées, j'arrive assez vite en haut du mur, reste à espérer que je ne vais pas tomber nez à nez avec un garde. Mais une fois en haut, rien en vue. Je redescends donc et me voilà dans la place.



    Créfieu, cette ville est un véritable dédale de ruelles puantes envahies par une végétation dense. Je me déplace silencieusement pour éviter de rencontrer un garde et ce faisant je me perds plus d'une fois. A Plusieurs reprises je dois me cacher dans la végétation ou derrière un mur pour éviter de me faire repérer par un garde ou un quidam passant par là. De temps à autre, je tombe sur un monument ou une satue qui me permet de me situer un peu mieux dans ce dédale de ruelles et de chemins.



    Au détour d'un passage sous une arche de pierre, je me retrouve dans un petit jardin de ce qui semble être un temple. Un panneau à l'entrée m'interpelle: "Vis sobrement et paisiblement. Honore tes parents, préserve la paix et la sécurité de ta maison et de ta famille". A cet instant, un homme sort du temple et nous nous retrouvons face à face, tous deux un peu surpris, moi près à prendre la fuite.
    - N'aie crainte mon ami, sois ici le bienvenu, entre et trouve la chaleur, le gîte et le couvert dont tu sembles avoir besoin.
    - Hmmm...
    Malgré tout méfiant, j'entre dans le temple où je suis accueilli par d'autres prêtres qui m'expliquent que ce temple est dédié à la déesse Mara, déesse mère de l'amour et de la fertilité. Je préfère rester discret sur les raisons de ma présence ici mais les prêtres ne me demandent rien, ils se contentent de m'apporter à boire et à manger. J'ai également l'occasion de profiter d'une bonne flambée pour réchauffer ma carcasse.
    Finalement je prends congé d'eux mais un des prêtres m'entraine alors un peu à l'écart et me glisse à l'oreille:
    - Je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais je vous conseille d'aller vers la ville basse, vous n'y croiserez aucun garde.
    D'un signe de tête, je le remercie et quitte le temple.

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  11. #11
    En quittant l'enceinte du temple, toujours le plus discrètement possible, je remarque un escalier en bois vermoulu qui descend vers des sortes de docks. Le constraste est saisissant entre l'activité qui règne dans la ville et la végétation omniprésente et le côté dépouillé et triste de ces bas fonds. Ca doit être la ville basse dont m'a parlé le prêtre. Je descends l'escalier dont les planches craquent sous mes pas. A tout moment je risque de passer au travers mais j'arrive tout de même en bas sans incident. En face de moi se trouve une sorte d'arche en pierre menant vers un passage qui semble passer sous le marché de la ville haute.



    A l'entrée du passage, je remarque la présence d'un symbole gravé dans la pierre, une sorte d'oeil grossièrement taillé. Probablement un signe de ralliement ou de reconnaissance d'une quelconque organisation secrète, peut être même de la fameuse guilde des voleurs dont j'ai entendu parler... Tant pis je tente le coup et me dirige vers la porte située au fond du passage.



    La porte n'est pas verrouillée. J'entre et me retrouve dans un couloir dont les murs en pierre suintent d'humidité. L'air est vicié, puant. Une chaleur suffocante se dégage de cet endroit, je transpire abondamment et mes mains sont moites. Au loin j'entends des petits cris stridents, probablement des rats qui détalent ou se bagarrent pour un bout de nourriture avarié. Je ne sais pas trop où je suis mais je suis bien décidé à avancer et explorer cet endroit.

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  12. #12
    Il a pas froid cet Urven à force de ce balader torse nue dans la nature !?

  13. #13
    Citation Envoyé par Siscka Voir le message
    Il a pas froid cet Urven à force de ce balader torse nue dans la nature !?
    Ben si, pourquoi tu crois qu'il passe son temps à se réchauffer et à chercher à manger, c'est jamais qu'un clodo pour le moment
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  14. #14
    A poil de toute manière il à fais le meilleur choix possible de ville , parceque si il avais choisit winterhold...
    Tout ce que je mets est trop gros

  15. #15
    Bon, cette fois ci pas de plantage ou quoi que ce soit mais je suis gavé de SkyRe donc je teste actuellement Requiem, envie d'une expérience de jeu plus hardcore et violente
    Du coup, obligé de recommencer une partie et si je suis satisfait de Requiem je le garderai et donc je serais dans l'impossibilté de continuer les aventures de Urven, quoique je pourrais toujours tenter de le refaire et reprendre là où j'en étais puisque j'étais pas loin, bref on verra

    Edit: Ho ben en fin de compte j'ai réussi à le refaire pas trop mal il me semble

    Dernière modification par Dzib ; 18/04/2013 à 21h00.
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  16. #16
    Punaise un peu qu'il est bien ,il a une vraie gueule de Dunmer comme je les aime.
    Tu continues alors ?

  17. #17
    Ouaip je continue, me reste une dernière fournée de screens de l'ancien Urven à balancer puis le nouveau prendra sa place
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  18. #18
    Je descends une volée d'escalier tout en faisant attention de ne pas glisser sur les marches humides et je m'engage dans un long clouloir. De temps à autre, de part et d'autre du couloir sont creusées des sortes d'alcoves dans lesquelles se trouvent des grilles d'aération donnant sur un étage inférieur. De la lumière émane de ces grilles mais aucun bruit. Le silence qui règne ici est oppressant et me met très mal à l'aise.



    Au bout du couloir, j'arrive dans une petite pièce en forme d'arc de cercle et dans laquelle se trouvent des traces de vie: des bougies allumées, une paillaisse tâchées de sang et quelques ustensiles de cuisine. Au bout de cette pièce, une ouverture vers ce qui semble être un dortoir. Un lit se trouve dans un coin de la pièce et une armure en fourrure est rangée sur une étagère. Je profite de l'occasion et subtilise la dite armure, elle me sera certainement très utile à l'extérieur.



    Je poursuis mon chemin à travers de longs couloirs sans rencontrer âme qui vive, hormis quelques rats qui s'empressent de détaler à mon arrivée.

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  19. #19
    De nouveau je me retrouve dans une petite pièce faisant visiblement office de dortoir et à l'odeur je dirais qu'un orc en est le locataire habituel... Cette puanteur animale caractéristique ne peut tromper mon odorat et je pense même que l'orc est passé par ici il y a peu de temps. Plantée dans un vieux meuble en bois pourri se trouve une dague en fer rouillée dont je m'empresse de m'emparer. Je reprends ensuite mon chemin.



    Quelques minutes plus tard, au détour d'un couloir, je me retrouve face à une grille en fer forgé. A travers cette grille je distingue une pièce circulaire innondée d'une lumière venant visiblement d'en haut. Une ouverture vers la ville haute peut être? La grille n'étant pas fermée, j'entre en faisant attention de ne pas faire grincer la grille sur ses gonds.
    Au milieu de cette pièce se trouve une souche d'arbre dans laquelle est plantée une énorme hache en acier. Du sang recouvre la souche et ses alentours. Je n'ose imaginer le nomnre de membres ou de têtes qui ont sauté sur cette souche...



    Je traverse la salle d'exécution et me retrouve à nouveau dans un couloir humide mais au bout de couloir je distingue clairement une pièce avec une table, des chaises, des tonneaux. Et surtout j'entends une respiration bruyante, rauque, presque animale. Conjuguée à l'odeur déje sentie auparavant et désormais plus forte, j'imagine que l'orc se trouve dans cette pièce.
    Je jette un coup d'oeil rapide et constate effectivemment la présence d'un orc assis sur une chaise. Il est en train de manger bruyamment, dos à moi. Je sors ma dague et m'approche de lui discrètement, une fois dans son dos je plante d'un coup sec la dague dans sa nuque. Un flot de sang jaillit de sa bouche et il s'écroule sans un bruit, la tête sur la table.



    Dans un coin de la pièce, quelques marches descendent vers une porte en chêne. J'actionne la poignée et elle s'ouvre. Me voici dans l'entrée d'une vaste pièce souterraine dans laquelle une construction de bois repose sur un bassin circulaire rempli d'eau croupie. Serais-je dans le repaire de cette organisation secrète dont le symbole était gravé à l'entrée?

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  20. #20
    Cet endroit est en fait une taverne souterraine, je vois des gens qui discutent, d'autres qui boivent mais personne ne semble faire attention à moi, ce qui m'arrange car j'aurais un peu de mal à expliquer ma présence ici. Mais j'aimerais tout de même savoir où je me trouve exactement... comment faire sans attirer l'attention?

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