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  1. #1
    Le monde mediatique et ses corporations est-il vraiment à même de porter une auto-critique sur son action,
    dans un monde occidental ou la "democratie" d'opinion amène le cercle médiatique comme influence première sur les orientations de société et l'opinion, celui-ci est-il à même d'avoir une ethique et conscience allant au délà de l'immediat et du bon sentiment inhérent à leur caste,
    le contre-pouvoir comme on le nomme a t-il lui aussi quelqu'un à même de le juger?

    Je voulais avoir un peu l'avis des canardos après mon intro pompeuse, en citant le dernier homme "politique" Français.
    (je vais me faire de nouveaux amis je le sens )
    De Gaulle, cité par Peyrefitte :
    « Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l’étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d’imaginer une pareille bassesse – et en même temps une pareille inconscience de la bassesse. Vos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d’avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n’importe quel abaissement de la nation. Déjà en 40, elle était derrière Pétain, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d’austérité ni d’effort ! Pétain avait trouvé l’arrangement. Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre. Bien sûr, cela représente 5% de la nation, mais 5% qui, jusqu’à moi, ont dominé. La Révolution française n’a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais cette classe artificielle qu’est la bourgeoisie. Cette classe qui s’est de plus en plus abâtardie, jusqu’à devenir traîtresse à son propre pays. Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo a des réflexes sains. Le populo sent où est l’intérêt du pays. Il ne s’y trompe pas souvent. En réalité, il y a deux bourgeoisies. La bourgeoisie d’argent, celle qui lit Le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s’entendent pour se partager le pouvoir. Cela m’est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Cela m’ennuierait même qu’ils ne le soient pas. J’en serais navré, vous m’entendez ! Le jour où Le Figaro et l’Immonde me soutiendraient, je considérerais que c’est une catastrophe nationale ! »

  2. #2
    Le monde mediatique et ses corporations est-il vraiment à même de porter une auto-critique sur son action,
    dans un monde occidental ou la "democratie" d'opinion amène le cercle médiatique comme influence première sur les orientations de société et l'opinion, celui-ci est-il à même d'avoir une ethique et conscience allant au délà de l'immediat et du bon sentiment inhérent à leur caste,
    le contre-pouvoir comme on le nomme a t-il lui aussi quelqu'un à même de le juger?
    Je ramasse les copies dans deux heures.
    You want to grab a politician by the scruff of the neck and drag him a quarter of a million miles out and say, "Look at that, you son of a bitch." — Edgar Mitchell, Apollo 14 astronaut

  3. #3
    Boh c'est une petite problématique de bon aloi, c'est les restes que j'en ai et j'aime bien le style académique...

  4. #4
    Les conseillers en communication font partie des professions (comme les journalistes) qui revendiquent le monopole de l'expertise sur leur propre métier.

    ANUS
    I see that you're enticed by my daughter's awesome rocking tits

  5. #5
    Citation Envoyé par Pelomar Voir le message
    Les conseillers en communication font partie des professions (comme les journalistes) qui revendiquent le monopole de l'expertise sur leur propre métier.

    ANUS
    Ca repond donc à la fin de ma problématique "le contre-pouvoir comme on le nomme a t-il lui aussi quelqu'un à même de le juger?"
    Ce qui est plus ou moins inquietant c'est la formation académique et les grilles de lecture que tous les journalistes partagent, ils sont dans une espèce de moule uniforme pour 95%, la "diversité" qu'ils pronent si souvent ne s'applique pas à leur caste, si tu sors du moule t'es directement catalogué et mis au ban...

  6. #6
    Radio Paris ment, Radio Paris ment, Radio Paris est Allemand.

  7. #7
    Les journalistes ont tous leurs propres tabous... mais ils sont à géométrie variable.

    Quand Sarkozy a été élu, j'avais vu une émission avec des journalistes qui s'interrogeaient sur l'indépendance de la presse (tous médias) à partir du moment où cette presse faisait partie de tel ou tel groupe financier.

    La discussion a un peu divagué, et en particulier il y avait un journaliste de Canal+.

    Il dit qu'il avait pesé le pour et le contre avant de parler (il y a quelques années) du fait que les troupes françaises en Côte d'Ivoire, quand il avait fallu évacuer des français, avaient dû tirer sur la foule (faisant quelques morts) alors que la version officielle était de dire qu'il n'y avait pas eu de coup de feu.

    Donc il précisait qu'il s'était interrogé sur les répercussions de ces révélations... puis il a diffusé son reportage sur Canal+.

    Il nous expliquait que "la morale", la vérité voulait que cette information sorte même si elle était contraire à la version officielle.

    Simplement... à travers son discours lénifiant, le monsieur a oublié quelque chose.
    Est-ce que son employeur, Canal +, aurait accepté un reportage plutôt accusateur sur la société Canal + sur telle ou telle histoire ?

    Par exemple, Canal + Espagne a mouillé dans une affaire de pot de vin avec le parti socialiste espagnol (condamnation par la justice espagnole).
    A l'époque, AUCUNE info à ce sujet sur les médias français, seulement les dépêches sur le net.

    Canal + aurait-il laissé diffuser un reportage là-dessus ?
    On ne le saura jamais.

    Donc je veux bien qu'on se présente comme un rédempteur de torts, mais qu'est-ce qui se passe si le journaliste doit dire des choses dérangeantes directement sur celui qui l'emploie et qui diffuse son reportage ?

    Je pourrais aussi parler de Karl Zéro et de certaines de ses manipulations... mais on pourra m'objecter -à juste titre- que Karl Zéro n'est pas un journaliste mais un animateur qui s'est pris pour un journaliste.

    Ce que je veux dire avec mon laïus c'est que chaque journaliste aura forcément une limite qui le touchera et qui l'empêchera de trop fouiller...

    Après, on a aussi la question du parti pris.
    Ce qui serait bien ce serait qu'un article présente les faits établis (relevés) AVANT d'aller dans l'explicatif... mais c'est rarement le cas.

    Je voulais néanmoins remercier les journalistes du New York Time qui, après avoir chargé la barque sur les armes de destruction massives en Irak, ont fait leur Mea Culpa en première page... rarement vu ça en France.

  8. #8
    Très bons exemples FB74,
    ce que je retire de ton propos, c'est bien que le corporatisme l'emporte sur l'objectivité (je sais que c'est un concept assez flou pour un etre humain) et que demander une information objective est assez complexe en soi, voir même simplement presenter cette information,
    le journaliste est donc limité à sa condition d'homme,

    ils devraient donc bien avoir une espece d'entité veillant à cadrer et organiser le monde mediatique (pitié ne me sortez pas le CSA, j'irai même jusqu'à un controle de la formation)

    les hommes politiques sont plus ou moins sanctionnes dans les urnes, les entreprises par le consommateur, les journalistes par les telespectateurs ou lecteurs rien n'est moins sur(même si on voit l'effondrement de la presse ecrite vu son uniformisation de pensée...)

  9. #9
    Citation Envoyé par aspik Voir le message
    ils devraient donc bien avoir une espece d'entité veillant à cadrer et organiser le monde mediatique (pitié ne me sortez pas le CSA, j'irai même jusqu'à un controle de la formation)
    On criera à la censure... et ce sera compréhensible.


    Par contre, il y a une chose qu'on appelle "droit de réponse" (qu'on accorde à une personne mise en cause par la presse), j'aimerais bien que ce droit devienne une "obligation de publier le droit de réponse".

    Je rappelle que la publication de ce "droit de réponse" est liée au bon vouloir du média, il n'y a aucune obligation légale.

  10. #10
    Je sais que c'est utopique mais je te parle d'une entité totalement neutre et independante, qui veillerait à une espèce de neutralité ou au moins formation non orientée idéologiquement du journalisme, je ne te parle d'organisme de repression, mais qui pourrait alerter les gens sur le fait que tel article ou propos doit être soumis à une rigueur plus importante ect..
    Après oui le droit de réponse c'est pas mal même si dans une époque de "buzz" pas sûr que le gros de la masse s"embeterait à lire celle-ci...
    Dernière modification par aspik ; 28/04/2011 à 18h19.

  11. #11
    Citation Envoyé par aspik Voir le message
    Je sais que c'est utopique mais je te parle d'une entité totalement neutre et independante, qui veillerait à une espèce de neutralité ou au moins formation non orientée idéologiquement du journalisme, je ne te parle d'organisme de repression, mais qui pourrait alerter les gens sur le fait que tel article ou propos doit être soumis à une rigueur plus importante ect..
    Après oui le droit de réponse c'est pas mal même si dans une époque de "buzz" pas sûr que le gros de la masse s"embeterait à celle-ci...
    L'un des problèmes du "droit de réponse", c'est comme tu le dis, le suivi.

    Si quelqu'un lit un article, il en restera à la conclusion telle quelle à un instant t.
    Si 2 jours plus tard, quelque chose est démenti et que le lecteur ne revient pas sur l'article, la correction/ le droit de réponse n'aura servi à rien: il passera aux oubliettes même si publié.

    C'est d'ailleurs tout le problème sur le traitement de l'information en temps réel, le recul... et l'usage du conditionnel à outrance pour se couvrir.


    Après, pour en revenir à ton histoire de corporatisme sur la façon de penser, de présenter les choses, c'est une évidence... le problème c'est qu'on va vite tomber dans le domaine politique, donc passionnel dans son appréciation.
    Comme je parcours la presse étrangère (anglosaxonne), je vois d'autres façons de parler des évènements.
    C'est d'ailleurs assez marrant de voir une même information qui mène à des conclusions diamétralement opposées suivant la "couleur" du journal.

  12. #12
    Citation Envoyé par aspik Voir le message
    Je sais que c'est utopique mais je te parle d'une entité totalement neutre et independante, qui veillerait à une espèce de neutralité ou au moins formation non orientée idéologiquement du journalisme, je ne te parle d'organisme de repression, mais qui pourrait alerter les gens sur le fait que tel article ou propos doit être soumis à une rigueur plus importante ect..
    Après oui le droit de réponse c'est pas mal même si dans une époque de "buzz" pas sûr que le gros de la masse s"embeterait à celle-ci...
    La neutralité journalistique c'est surement pas évident, si en plus on rajoute la non neutralité rédactionnelle alors là... Un journal qui arriverait à mettre dans ses colonnes 2 articles ayant une vision opposé sur un même thème, traité avec le même nombre de signe et ce de manière systématique aura toute mon admiration voire mes sous. (si un jour je m'intéresse à l'actualité)

    Sinon, de manière générale ça me semble aussi difficile de demander à un journal au main d'un industriel de l'honnêteté que de demander à un politique de ne pas rouler pour ses potes.

  13. #13
    Citation Envoyé par cailloux Voir le message
    Sinon, de manière générale ça me semble aussi difficile de demander à un journal au main d'un industriel de l'honnêteté que de demander à un politique de ne pas rouler pour ses potes.

    Sauf que le politique peut rouler sur les cadavres de ses anciens potes au besoin...

  14. #14
    Citation Envoyé par FB74 Voir le message
    Sauf que le politique peut rouler sur les cadavres de ses anciens potes au besoin...
    Bah les journaleux c'est pareil, y'en a même qui se font rouler dessus au sommet de leur activité (genre Denis Robert.)

  15. #15
    Citation Envoyé par FB74 Voir le message
    L'un des problèmes du "droit de réponse", c'est comme tu le dis, le suivi.

    Si quelqu'un lit un article, il en restera à la conclusion telle quelle à un instant t.
    Si 2 jours plus tard, quelque chose est démenti et que le lecteur ne revient pas sur l'article, la correction/ le droit de réponse n'aura servi à rien: il passera aux oubliettes même si publié.
    C'est d'ailleurs tout le problème sur le traitement de l'information en temps réel, le recul... et l'usage du conditionnel à outrance pour se couvrir.
    Après, pour en revenir à ton histoire de corporatisme sur la façon de penser, de présenter les choses, c'est une évidence... le problème c'est qu'on va vite tomber dans le domaine politique, donc passionnel dans son appréciation.
    Comme je parcours la presse étrangère (anglosaxonne), je vois d'autres façons de parler des évènements.
    C'est d'ailleurs assez marrant de voir une même information qui mène à des conclusions diamétralement opposées suivant la "couleur" du journal.
    Oui la logique de l'immediateté de l'information c'est assez complexe, c'est un peu comme juger un fait historique sans recul necessaire...

    Je parcours moi aussi la presse internationale et il est clair que le traitement d'info est très souvent opposé à celui de l'hexagone, le plus bel exemple que j'ai est un reportage tchèque sur le conflit en Yougoslavie, tu regardes ensuite celui fait par canal plus, tu as l'impression de voir deux choses differents....

    Citation Envoyé par cailloux Voir le message
    La neutralité journalistique c'est surement pas évident, si en plus on rajoute la non neutralité rédactionnelle alors là... Un journal qui arriverait à mettre dans ses colonnes 2 articles ayant une vision opposé sur un même thème, traité avec le même nombre de signe et ce de manière systématique aura toute mon admiration voire mes sous. (si un jour je m'intéresse à l'actualité)
    Je trouve le concept interessant, je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas être possible, et même en logique mercantile, je suis sur qu'il y aurait des preneurs, la presse francaise dans son ensemble est tellement mediocre(je regroupe le traitement de l'info à la télé aussi) qu'un peu de fraicheur serait le moindre mal, les antagonismes pouvant amener une espèce de moyenne et au moins les gens jugeraient en ame et conscience...

  16. #16
    Citation Envoyé par aspik Voir le message
    Ca repond donc à la fin de ma problématique "le contre-pouvoir comme on le nomme a t-il lui aussi quelqu'un à même de le juger?"
    Bah, les sociologues (même si on peut pas vraiment appeler ça un contre-pouvoir) qui étudient les médias mais forcément, ils sont beaucoup moins écoutés...
    I see that you're enticed by my daughter's awesome rocking tits

  17. #17
    2 articles ayant une vision opposé sur un même thème
    Très mauvaise idée. Déjà que nous vivons au pays des opinions binaires, là ça risque des les institutionnaliser. Il n'y a pas deux points de vues sur un sujet, mais une infinité.

  18. #18
    Citation Envoyé par Pelomar Voir le message
    Bah, les sociologues (même si on peut pas vraiment appeler ça un contre-pouvoir) qui étudient les médias mais forcément, ils sont beaucoup moins écoutés...
    Si c'est les sociologues qui publient dans le monde, c'est pas gagné....
    ils sont de toute façon tributaire de la caste médiatique pour être entendu, si la ligne editoriale ou le journaliste ne veut pas illustrer son propos avec l'etude du sociologue, black out, d'ou la necessite d'un organisme ou entité chapotant tout ça, la diversité etant nul dans le journalisme français...

    Citation Envoyé par Mdt Voir le message
    Très mauvaise idée. Déjà que nous vivons au pays des opinions binaires, là ça risque des les institutionnaliser. Il n'y a pas deux points de vues sur un sujet, mais une infinité.
    Il va falloir que tu fasse une demonstration la dessus, le fait d'avoir deux points de vue differents pour juger d'une chose est moins bon que le fait d'avoir simplement la version unique????
    Bien sur que non, le fait d'avoir deux points de vue differents impliquent qu'il n'y a pas de vérité unique alors par exemple qu'une étude catalogué "Le monde", la moindre personne avec une conscience politique sait que c'est le principal vecteur d'idees du PS et des ideologies qui en decoulent.

  19. #19
    Citation Envoyé par Mdt Voir le message
    Très mauvaise idée. Déjà que nous vivons au pays des opinions binaires, là ça risque des les institutionnaliser. Il n'y a pas deux points de vues sur un sujet, mais une infinité.
    Alors je serais pour un journal proposant l'intégralité des points de vue de tout ceux qui veulent en parler. Edition papier livrable par semi-remorque toutes les 5 heures, éditions orales au bistrot du coin (l'intégralité des bistrots pour l"édition non-expurgée) ou la version numérique : internet, la version skyblog est obligatoire.

  20. #20
    Qu'un journal n'exprime qu'un point de vue ne pose aucun problème si votre professeur d'histoire a fait son travail et vous a appris à lire un document ce qui j'espère est le cas.

    Le problème vient surtout, à mon sens, de la profonde médiocrité des journalistes, surtout des journalistes web. Quand je lis Rue89, j'ai des sueurs froides : logique douteuse, titrages honteux, néant culturel... à l'image du lectorat me direz-vous.

    Ce n'est pas un secret : le talent, ça se paye. Les promos des meilleures écoles de journalisme sont pillées par les rédactions de TF1 et F2. Le reste se saupoudre au Monde, à Libé ou au Figaro quand ils ne rejoignent pas une agence de com. Le reste tape dans les écoles moins réputées, au recrutement plus large, les Nolween Lemachin ou les Chloé Leprince, pour évoquer les deux minettes de Rue89 dont les articles m'horripilent au plus au point.

    Les ventes sont trop faibles, les modèles économiques trop précaires pour qu'un journal généraliste se donne les moyens de faire du très bon journalisme. Le résultat, c'est des fast-news, mal rédigées, mal digérées, une primauté totale de l'instant, une absence d'analyse, de profondeur. Un grand journal, c'est cher.

    Pas si grave en fait : aujourd'hui, avec internet, quiconque peut se concocter une petite revue de blog de qualité lui fournissant régulièrement un éclairage plus qualitatif sur l'actualité.

    En plus, vous pouvez vous abonner au Canard et au Diplo, histoire de récompenser ceux qui font encore leur taf.

    PS : et Libé le faisait le coup des points de vue dans les pages rebond du temps où je le lisais. Apu?

  21. #21
    Citation Envoyé par Mdt Voir le message
    Ce n'est pas un secret : le talent, ça se paye. Les promos des meilleures écoles de journalisme sont pillées par les rédactions de TF1 et F2.
    Et on en ressent clairement l'impact au travers de leur travail exceptionnel.

  22. #22
    Citation Envoyé par Mdt Voir le message
    Qu'un journal n'exprime qu'un point de vue ne pose aucun problème si votre professeur d'histoire a fait son travail et vous a appris à lire un document ce qui j'espère est le cas.
    Disons que certains professeurs d'histoire sont "douteux" dans leur enseignement.

    J'ai eu (au lycée), un socialiste puis une prof de droite (tendance catho pratiquante) et enfin un communiste.

    Le communiste était le plus débonnaire, celui qui essaie d'être sympathique... mais c'était le plus manipulateur.

    Il avait osé nous sortir: "Le communisme est différent du nazisme parce que les gens y ont cru".

    Avec ça, il pouvait nous éponger tous les massacres perpétrés par les communistes... puisque les gens y avaient cru, ils en étaient excusés...

    Le corollaire, c'est que si un nazi croyait en la race supérieure, il aurait du être tout autant excusé, non ?

    Je finis le HS, mais c'est juste pour expliquer que certains professeurs qui sont censés préparer les "jeunes" à développer un esprit critique ont tendance à confondre enseignement et opinions politiques personnelles...

    Donc le prof d'histoire, "dispenseur de la grille de lecture", dans mon cas, est un mauvais exemple.

  23. #23
    Citation Envoyé par Kamikaze Voir le message
    Et on en ressent clairement l'impact au travers de leur travail exceptionnel.
    Bah, les meilleurs sont mauvais, les autres sont encore pire.

  24. #24
    Bah justement, c'est un peu le fail de prendre les meilleurs pour les faire bosser sur des reportages de JP Pernaut.

  25. #25
    Citation Envoyé par Mdt Voir le message
    Qu'un journal n'exprime qu'un point de vue ne pose aucun problème si votre professeur d'histoire a fait son travail et vous a appris à lire un document ce qui j'espère est le cas.

    Le problème vient surtout, à mon sens, de la profonde médiocrité des journalistes, surtout des journalistes web. Quand je lis Rue89, j'ai des sueurs froides : logique douteuse, titrages honteux, néant culturel... à l'image du lectorat me direz-vous.

    Ce n'est pas un secret : le talent, ça se paye. Les promos des meilleures écoles de journalisme sont pillées par les rédactions de TF1 et F2. Le reste se saupoudre au Monde, à Libé ou au Figaro quand ils ne rejoignent pas une agence de com. Le reste tape dans les écoles moins réputées, au recrutement plus large, les Nolween Lemachin ou les Chloé Leprince, pour évoquer les deux minettes de Rue89 dont les articles m'horripilent au plus au point.

    Les ventes sont trop faibles, les modèles économiques trop précaires pour qu'un journal généraliste se donne les moyens de faire du très bon journalisme. Le résultat, c'est des fast-news, mal rédigées, mal digérées, une primauté totale de l'instant, une absence d'analyse, de profondeur. Un grand journal, c'est cher.

    Pas si grave en fait : aujourd'hui, avec internet, quiconque peut se concocter une petite revue de blog de qualité lui fournissant régulièrement un éclairage plus qualitatif sur l'actualité.

    En plus, vous pouvez vous abonner au Canard et au Diplo, histoire de récompenser ceux qui font encore leur taf.

    PS : et Libé le faisait le coup des points de vue dans les pages rebond du temps où je le lisais. Apu?
    Je partage totalement ton point de vue, cependant je pense que le systême de formation est trop unicentrique ou monopolistique(pour le coup je sais pas trop si j'invente un mot) est-ce normal qu'il y ait seulement une grande école écrasant tout, avec une ideologie et des methodes ou concepts d'enseignements tres limites, ca me fait penser à l'ENA, et quand on voir le niveau zéro de nos politiques, ca illustre bien la même chose chez les journalistes....

    FB74 demonstration magistrale, j'ai eu le même sentiment au cours de mes études....

  26. #26
    Citation Envoyé par Mdt Voir le message
    Bah justement, c'est un peu le fail de prendre les meilleurs pour les faire bosser sur des reportages de JP Pernaut.
    D'ailleurs, j'aimerais bien savoir comment ça se passe pour les reportages: étant donné qu'ils se finissent souvent par une sorte de conclusion moralisatrice, il y a bien des consignes de données quelque part, non ?

  27. #27
    Nan, t'as plusieurs écoles. Y'en a huit je crois qui sont certifiées par la profession, dont deux ou trois vraiment bonnes, et ensuite tu as des tonnes de formations plus ou moins mauvaises.

    Le formatage commence à l'école, mais se confirme en rédaction : tu dois plaire à ta hiérarchie, tu conformer à la culture de la rédaction, tenir le rythme demandé. T'as beau être pas trop con, si non te demande d'ecrire un papier économique en trois heures, tu fais de la merde.

    FB : les reportages sont visionné et monté par un mogul avant diffusion. Et y'a des consignes préalables.

  28. #28
    Citation Envoyé par FB74 Voir le message
    D'ailleurs, j'aimerais bien savoir comment ça se passe pour les reportages: étant donné qu'ils se finissent souvent par une sorte de conclusion moralisatrice, il y a bien des consignes de données quelque part, non ?
    Tu as bien sur une ligne redactionnelle à respecter, de plus la conclusion du reportage et l'orientation que veut en faire le journaliste est présente avant que celui-ci bosse vraiment le sujet, la selection d'infos ou de gens à interroger s'effectue donc seulement pour illustrer la posture de depart du journaliste...

    Citation Envoyé par Mdt Voir le message
    Nan, t'as plusieurs écoles. Y'en a huit je crois qui sont certifiées par la profession, dont deux ou trois vraiment bonnes, et ensuite tu as des tonnes de formations plus ou moins mauvaises.

    Le formatage commence à l'école, mais se confirme en rédaction : tu dois plaire à ta hiérarchie, tu conformer à la culture de la rédaction, tenir le rythme demandé. T'as beau être pas trop con, si non te demande d'ecrire un papier économique en trois heures, tu fais de la merde.

    FB : les reportages sont visionné et monté par un mogul avant diffusion. Et y'a des consignes préalables.
    Monopole ou oligopole c'est un peu la même deux trois écoles situées dans la petite region parisienne ce n'est pas normal, as-tu deja lu le livre honte d'etre de droite, il a fait un petit sondage dans ces ecoles de journalistes ou plus de 90% des intervenants se sentent de gauche et defendent des valeurs socialistes....
    Marianne a fait de même aussi, c'est inquietant simplement de voir qu'il n'y a pas de diversité...

  29. #29
    Citation Envoyé par aspik Voir le message
    Tu as bien sur une ligne redactionnelle à respecter, de plus la conclusion du reportage et l'orientation que veut en faire le journaliste et présente avant que celui-ci bosse vraiment le sujet, la selection d'infos ou de gens à interroger s'effectuent donc seulement pour illustrer la posture de depart du journaliste...
    Oui c'est clair.
    C'est d'ailleurs très rare d'avoir un journaliste qui dit "je croyais que... mais à la fin de mon reportage (à prendre au sens d'enquête) je me suis aperçu que j'avais tort/ que les choses étaient plus compliquées".

  30. #30
    On est considéré comme un troll si on parle de Noam Chomsky (notamment "Les Médias et les Illusions Nécessaires ") en transposant le tout à la France ?
    Vos fautes d’ortographe rentrent dans la classe des armes de catégorie 6. S’il vous plaît, posez cet imparfait du subjonctif par terre, vous pourriez blesser quelqu’un.

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