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  1. #1
    Bon je me lance dans un CR de la partie que j'ai finie.
    Et donc quitte à enfoncer des portes ouvertes ça va spoiler à tour de bras. Arrêtez-vous ici si vous ne voulez pas apprendre par inadvertance des choses que vous ne voudriez pas savoir tout de suite.





    Inutile de se mentir, si j'écris cette autobiographie c’est pour les mêmes raisons que ceux qui en ont fait une avant moi : la justification et la vanité. Justification car il faut bien expliquer les erreurs, les horreurs qu’on a pu commettre. Vanité car raconter son histoire c’est penser qu’elle intéressera quelqu’un, qu’elle est importante. Sans illusion sur ce qui me pousse à faire cela, je n’y renonce pas pour autant. Je suis comme cela, je pense toujours que ce que je suis en train de faire pourra être utile à quelqu’un. J’ai toujours fonctionné ainsi.


    Mon histoire ne commence pas à New Vegas. Contrairement à mon récit...

    Je me réveillai dans le lit de Joana que j’avais charmée quelques heures plus tôt. Cette fille se droguait, est-ce que j’avais profité d’elle pour autant? Peu importe; elle se confiait à moi et dès les premiers mots je savais que j’allais l’aider comme je l’avais fait avec tout ceux que j’avais croisés avant elle, exception faite des connards finis.
    Probablement que je suis comme ça parce que je ne sais pas qui je suis ou, soyons plus exact, qui j’étais avant que Benny ne décide de me farcir la tête au plomb. Benny... ce connard était malin mais trop dilettante et sûr de lui ; un mec avisé m’aurait collé 2 balles dans la tête et 2 dans le cœur histoire que le boulot soit bien fait. Des considérations probablement trop mesquines pour lui qui préférait me tenir tout un discours au lieu de s’assurer la réussite de son plan. A moins qu’il ait vraiment eu des regrets avant de tirer …

    Quelques temps après mon assassinat, j’étais sortie de terre, inconsciente, par un mystérieux robot-cowboy, et un médecin faisait de moi une miraculée.
    Qui j’étais ? Tabula rasa ou presque. Une femme. Vivante. Sans passé excepté les miettes que voulaient bien me livrer les gens que je croisais.

    Qui je suis? J’ai un avantage sur vous tous, c’est moi qui ai choisi mon prénom. Ne me demandez pas si je m’appelais comme cela avant ou si ce prénom a une quelconque signification. Je n’en sais rien.
    Je suis donc née ce jour avec environ 20 ans de maturation physique et intellectuelle de plus qu’un nouveau né, mais avec guère plus de souvenir : Benny, le jeton, mon boulot de courrier.
    Courrier. Ce foutu travail allait devenir mon surnom puis mon nom pour une majorité de personnes, je détesterai toujours qu’on m’appelle ainsi. Désigner quelqu’un par sa fonction, c’est nier sa personne. Dans mon cas c’est pire, je suis morte par cette fonction.

    C’était Doc Mitchel qui m’avait ramenée à la vie. Sans le savoir, il m’avait faite à son image, toujours en train de réparer ce qui est cassé, d’essayer de sortir l’humanité du royaume des morts même si les conséquences sont parfois incontrôlables.

    Qui j’étais? C’est sans importance, ça ne change rien à qui je suis. Qui je suis? Je suis ce que je décide d'être, ce que je décide de faire au gré des circonstances; je n’ai pas de passé, je ne peux rien être d’autre. Je suis la création de Benny, de Doc Mitchell, de Mr House. Je suis la créature de Mojave. Je m’appelle Jeane.
    Je sais que beaucoup d’entre vous attachent quelque importance à ce que j’ai pu faire avant d’arriver à New Vegas mais ce n’est pas ce à quoi je m'attellerai aujourd’hui. Tout cela est long et compliqué et j’ai peur que vous ne croyiez que j’affabule si je vous relatais certaines de mes aventures. Je vous raconterai cela plus tard, si j’en trouve la force.
    Mais coupons là ces considérations personnelles et reprenons l’histoire.

    J’ai commencé par vous parler de Joana, mais la première “personne” que j’ai croisée dans New-Vegas, c’est Victor ce fichu robot-cowboy. Plus faux que la plupart des gens que j’ai croisés dans le wasteland, ce qui est d’autant plus une gageure pour une machine, que les hypocrites pullulent dans le Mojave.
    Ce robot avait la sale habitude de se trouver partout où je passais, Goodsprings, Novac, Boulder, et saluait à chaque fois l’heureux hasard qui faisaient se croiser nos routes. Il pouvait bien m’avoir sauvé, il ne m’en filait pas moins la chaire de poule et m’inspirait la plus grande méfiance.
    Il m’apprit qu’il travaillait pour Mr House propriétaire de Lucky 38, casino en forme roulette en face duquel nous nous trouvions. Mr House m’invitait à une discussion dans ses appartements, seule. Si je ne courrais pas après mon passé, je n’étais pas avare de questions et House en homme puissant devait avoir beaucoup de réponses, aussi n’hésitais-je pas longtemps avant d’entrer.
    Le casino était lugubre : pas âme qui vive et une odeur tenace de renfermée. Je perdais quelques minutes à chercher un congénère qui puisse me renseigner, avant d’admettre que j’étais le seul humain en ces lieux et prendre l’ascenseur vers le penthouse.
    Cet étage qui dominait Vegas était comme le casino : un désert d’humain. House lui n’était qu’une image gigantesque et figée additionnée d’une voix qui résonnait dans tout l’étage. Il accepta de répondre à certaines de mes questions, reporta ou éluda les autres.
    Voici les choses importantes que j'appris :
    1/House recherchait un chip de platine il avait embauché un nombre important de scavengers pour mettre la main dessus et quand l'objet avait été retrouvé, il avait commissionné plusieurs courrier afin de brouiller les cartes des personnes qui voudraient l'intercepter sur le chemin de New-Vegas. En toute dernière assurance, il avait missionné, discrètement, des sécuritrons auprès de chaque courrier afin de s’assurer du bon déroulement des livraisons. Tout s'était déroulé comme prévu jusqu'à ma rencontre avec Benny...
    2/House m'apprit qu'il était celui qui avait sauvé New-Vegas de l'holocauste nucléaire. ce qui voulait qu'il avait plus de 200 ans!
    Plus quelques informations de moindre importance.
    Il finit par me demander d'honnorer le contrat qui me liait à lui : livrer le chip de platine. Je faisais monter un peu les enchères histoire de voir l’importance de l’objet pour lui. Il accepta d’augmenter un peu ma rétribution, mais ne suivit pas mon bluff, il était trop intelligent pour me montrer la valeur réelle de la carte que je devais lui apporter. De toute façon
    “House always win”, la maison gagne toujours, nous étions dans le casino de Mr House, il était suffisamment puissant en ces lieux pour m’écraser comme un moucheron. Je passais la main : House avait gardé des réponses en réserve pour m'appâter et retrouver Benny et le chip était trop tentant pour y renoncer.
    Dernière modification par Haifeji ; 08/03/2011 à 01h40.

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