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  1. #61
    Citation Envoyé par Pinkipou Voir le message
    J'ai regardé ça récemment et ça m'a fait penser à votre partie. Tu penses que ça serait réalisable (et efficace) en jeu ?

    https://youtu.be/vCROcugYNzI


    C'est marrant que tu demandes ça, parce que c'est une des premières vidéos qu'on m'a montré quand on démarrait la partie.


    Initialement, je voulais tester ça sur la défense de Madrid. Si je ressort un des premiers screens, on voit qu'il y a quatre villes fortifiées alentours qui semblent plutôt adaptées :



    Malheureusement, j'ai réalisé un peu tardivement que ces places fortes étaient super difficiles à ravitailler à cause de l'insurrection. Impossible d'y laisser des garnisons à long terme.


    Plus récemment, Je tentais un peu la même chose sur le quadrilatère/triangle Valladolid - Burgos - Ségovie (- Salamanca.)

    Mais le principal soucis que j'avais ici, c'était les distances. Ce système ne marche que si tu as le temps de détecter l'ennemi et faire venir tes renforts avant que la place ciblée ne soit attaquée et prise. Là, avec plusieurs jours rien que pour avoir l'info d'une attaque ennemie, et sans même parler de faire bouger des renforts, j'avais peur que les places soient trop éloignées pour que ça marche.



    Mais maintenant de toute façon je suis plutôt sur cette vidéo.

    Dernière modification par Bopnc ; 26/03/2021 à 22h05.

  2. #62
    En tout cas, pas de radio, des problèmes de communication, des ordres qui succèdent à des contrordres et des loses topos, c'est super réaliste comme simulation

  3. #63
    En tout cas c'est toujours un plaisir de suivre ton AAR sur ce beau simulateur de randonnée.

    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  4. #64
    Citation Envoyé par Seymos Voir le message
    En tout cas, pas de radio, des problèmes de communication, des ordres qui succèdent à des contrordres et des loses topos, c'est super réaliste comme simulation
    Ordre, contrordre, désordre. La routine.


    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    En tout cas c'est toujours un plaisir de suivre ton AAR sur ce beau simulateur de randonnée.

    Moi ce que je retiens, c'est qu'on a une tactique qui marche !
    Dernière modification par Bopnc ; 27/03/2021 à 01h11.

  5. #65
    Bonjour !

    Ah, tiens, vous êtes toujours là ? Y'a pas trop de poussière ?


    Rassurez vous, la partie avance, tout comme mes troupes qui se sont tapées une sacré marche.

    Mais c'est loin, et c'est long.

    Et comme la naissance de mon deuxième fils est survenue au milieu, j'ai eu parfois du mal à jouer mes ordres dans les temps, sans même parler de vous tenir au courant.


    Ceci dit, le suspens arrive à son terme et il devrait bientôt y avoir un minimum d'action. Du coup, je vais quand même tenter un résumé des derniers évènements, qui sera peut-être un peu moins complet et un peu plus brouillon que d'habitude, mais on fait ce qu'on peut !



    Rappel de l'action en cours :



    Nous étions le 8 juin, et Murat m'avait demandé de partir toute affaire cessante pour lever le siège de Badajoz.
    Il voulait pour cela que je prenne la route sécurisée et rapide, par Tolède et Truxillo.





    Du 8 au 11 Juin :

    J'ai donc rappelé l'expédition partie vers Léon, et réorganise tout le monde pour partir au matin du 12.

    Je rappelle aussi toutes les patrouilles et piquets qui ne sont pas directement au contact de l'ennemi, mais je laisse les autres.

    L'idée, peut être un peu naïve, est de ne pas donner le signal de mon départ à l'adversaire avant d'être loin. Je me dis que s'il apprends que les piquets quittent leurs positions, il va se douter que quelque chose se prépare.
    Et je dis "peut être un peu naïve" parce que si ça se trouve, la population les renseigne sur mes mouvements de toute façon.




    Du 12 au 19 Juin :



    C'est donc le départ, et la longue marche vers Tolède.



    Fait amusant, dans le courrier de Murat me demandant de partir au sud, il y a un passage que j'ai complètement sous-estimé lors de mes premiers ordres.

    Dans cet extrait, Murat écrit en franc-comtois, langue que mon personnage parle. Il me demande de valider le texte, qui a été écrit par un de ses hommes de troupes à l'intention de camarades francs-comptois eux aussi.

    Je vous met l'extrait traduit (en souligné) avec le contexte :

    En parallèle, nous allons prendre en tenaille les forces espagnoles avec une petite force en provenance de Lisbonne et d’Elvas. Une fois sur place, veillez à aider le général à mater les espagnols et la potentielle armée portugaise.

    Je me permets de vous demander votre avis sur un discours à donner aux soldats d’origine franc-comtoise, j’ai demandé à un soldat du rang, mais je ne suis pas certain de sa qualité.
    "Nous avons intercepté un message de la part du chef de l’armée lusitanienne de l’ouest qui était à cent cinquante kilomètres au nord-est de la capitale lusitanienne. Le déplacement de troupes dans la capitale est un guet-apens pour les tenter de sortir reprendre leur ville. S’ils réagissent, prenez-les à revers."


    A la première lecture, j'étais surtout concentré sur mes ordres et l'abandon de toutes mes affaires cessantes. Je me suis dit que c'était un message destiné aux forces alliées au portugal, et que vu les difficultés d'accès il préférait que le piège se tente sans que le message ne puisse être facilement intercepté. J'ai oublié de répondre sur ce point, et n'y ai pas plus prêté attention.


    Mais quelques jours plus tard, en le relisant, j'ai réalisé que j'étais une buse : Ce message codé, il aurait tout aussi bien pu m'être destiné !!!

    J'ai donc cherché à comprendre ce qu'il voulait dire, et le souci, c'est que sans contexte, bah c'est flou !

    - La Lusitanie, c'est une province romaine du sud-ouest de l'espagne, qui comprend en gros la moitiée sud du Portugal et la partie d'espagne immédiatement à son est.
    - La capitale Lusitanienne... bah c'est plus compliqué. La capitale romaine était Merida, mais la capitale actuelle du coin, ça serait plutôt Lisbonne. Et ce terme "capitale" dans la deuxième partie de la phrase, il concerne la même ville ? Une autre ? Merida ? Lisbonne ? Madrid ?
    - Si on part du principe qu'il parle de Merida, alors 150km au nord est, c'est le secteur centre, vers lequel je me dirige. Dans ce cas, il voudrait parler de laisser Madrid se faire attaquer pour que je prenne à revers ? Ca me semble quand même osé de laisser la capitale exposée de cette façon. Et de toute façon je vais arriver par le nord, alors il faudrait une synchro fantastique pour que je puisse tomber sur une armée juste après qu'elle soit passée.
    - Si on part du principe qu'il s'agit de Lisbonne, alors là j'ai du mal à voir comment je pourrais prendre qui que ce soit à revers. Je suis à 200km, et je m'en éloigne.

    C'est pas clair pour vous ? Ca tombe bien, pour moi non plus.




    J'ai donc suggéré quelques améliorations (moi aussi en Franc-Comtois) dans le but de clarifier un peu la situation, et en ai profité pour demander si nos lignes de communications étaient compromises.

    La réponse est arrivée quelque jours plus tard, je la résume :
    - Les deux villes sont Abarantes et Lisbonne
    - "Mieux vaut prévenir que guérir".


    Avec les deux villes précisées, le flou est dissipé mais je suis resté dubitatif. Il s'agit de secteurs qui sont à des centaines de kilomètres de ma position, et je n'ai aucun moyen d'aller y faire un tour à court terme. N'ayant pas très bien saisi la volonté de Murat, je me suis dit que ce n'était pas bien grave, et qu'on en parlerait en direct quand on serait à proximité l'un de l'autre.




    Du 20 au 21 Juin :

    Arrivé à Tolède dans la journée du 20, j'ai informé Murat de la situation dans le nord et demandé à nouveau des précisions sur la situation. Mes troupes ont été mises au repos et le ravitaillement a été complété.

    A partir de Tolède, je serais sans soutien et sans dépôt jusqu'à Badajoz. Si la ville est toujours assiégée, il vaudra mieux que je remporte la bataille, sans quoi je serais bon pour retraiter de 150km avec le ventre vide.

    Préoccupé par cet aspect, j'ai un moment envisagé d'emporter avec moi une partie du dépôt de Tolède. Mais les chariots sont lents, vulnérables, consommer le ravitaillement prend du temps, et ils n'auraient emporté qu'une quantité limitée de ressources.Mes ordres étant de me rendre là-bas le plus vite possible, j'ai finalement abandonné l'idée.



    Du 22 au 28 Juin :

    C'est parti pour la marche vers Truxillo !




    A mon grand étonnement, je pars sans avoir eu la moindre nouvelle de Murat. Je ne suis pourtant qu'à quelques heures de courrier. Je lui renvoie un messager, dans le doute, et lui réclame à nouveau des informations sur la situation.

    Le 24, je croise un messager de l'armée du Portugal qui arrive en sens inverse à destination de Madrid (l'armée du Portugal Française, oui moi aussi j'ai raté un battement de cœur en lisant le courrier au départ) . Il m'informe des forces rencontrées, mais je ne pourrais pas lire son message.

    Je n'ai toujours aucune nouvelle de Murat, ce qui m'inquiète de plus en plus. J'ai du mal à imaginer ce qui pourrait bloquer nos communications, alors j'imagine le pire : un piquet de cavalerie Espagnol qui nous choppe tous nos messagers à la sortie de la ville, l'insurrection qui a coupé les routes, ou même Madrid prise par l'ennemi alors que j'étais juste à coté.

    Dans le doute, j'envoie une patrouille à Madrid avec ordre de me donner la situation sur place, en particulier l'état du maréchal Murat.



    28 Juin :

    Toujours pas de nouvelles du maréchal Murat !

    La tête de ma colonne arrive à Truxillo. Je mets les hommes au repos, mais je ne pourrais pas rester jusqu'à leur récupération complète à cause de la pression sur mon ravitaillement. Il ne me reste que 12 jours de vivres, et il en faut au moins 6 jusqu'à Badajoz. Il ne faudra pas traîner, d'autant que juillet approche avec ses canicules.


    La question du jour, c'est de savoir si je dois envoyer des patrouilles vers mes différents objectifs de la région.

    Je m'explique : Juste là, j'ai été (je pense) relativement discret sur ce déplacement. Je suis à une semaine de marche de mes objectifs, et à moins que les renseignements espagnols soient largement supérieurs aux nôtres, personne en face ne doit savoir que j'arrive, ni par ou.

    La question est donc de savoir si je romps cette discrétion en envoyant des cavaliers tout azimuts, ou si je reste compact et que je bourre dans le tas avec mes forces concentrées, en prenant les Espagnols un maximum par surprise.

    Le point important ici, c'est que je pense être en supériorité par rapport à ce que j'ai en face. Après tout, j'ai un gros corps avec moi, rassemblé et motivé, composé de soldats que l'Europe nous envie !
    Alors certes, ils sont fatigués et un peu dispersés, mais si en face ça tient un siège depuis deux mois je suppose que les troupes doivent aussi être bien occupées à vider leur dysenterie dans les tranchées.

    Du coup, vu cette supériorité, peu importe ce que je rencontre : je lui rentre dedans. Dans ce cadre, est ce qu'il est bien malin d'avertir l'ennemi et de lui laisser le temps d'alerter des renforts ?

    Et bien après de longues réflexions, je décide que...oui.

    Malgré ma supériorité, je n'ai droit qu'à un seul essai pour cette campagne. Du coup, si la moindre information peut me permettre de me diriger vers le bon objectif, je ne peut pas la rater.
    J'envoie donc des patrouilles vers Badajoz, Merida, et quelques carrefours importants du secteur.



    29 Juin :


    Ma patrouille envoyée vers Madrid me contacte : tout va bien dans la capitale, Murat est à son poste, et a même reçu quelques renforts. Ça me rassure beaucoup, même si je ne comprends pas son silence.

    Sinon toutes mes troupes sont rassemblées, et j'ai prévu de repartir le 30, en faisant un compromis entre le repos et le ravitaillement.

    Il est donc temps de causer tactique !

    J'ai deux cibles en face de moi :
    - Badajoz, que j'espère encore entre nos mains, considérée assiégée jusqu'à preuve du contraire. Ville importante.
    - Merida, plus à l'est, est une forteresse de bien moindre importance à première vue.






    Vis à vis de ces objectifs, un paramètre que j'avais sous estimé s'impose à moi : le Guardiana.

    Ce fleuve est présent sur les deux objectifs, qui représentent également les deux seuls points de passage accessibles (Serena, plus à l'est, représente un détours de plus de 10 jours de marche).


    Badajoz :

    Badajoz est au sud du fleuve. Ce qui veut dire que si je veux lever le siège, il faudra que je traverse de force le pont avant même de livrer bataille !

    Comme je soupçonne l'ennemi d'occuper Merida, et d'à minima surveiller Elvas, cela signifie qu'il faudra que je tente un franchissement frontal avec mes deux flancs exposés à l'arrivée des renforts adverses.



    Laissez moi vous dire que j'aime pas trop ça. Surtout avec un seul essai.


    Merida :

    A l'inverse de Badajoz, Merida est majoritairement au nord du fleuve. Par contre, le pont est dans la ville, ce qui signifie qu'il faut la prendre pour pouvoir traverser.

    Mais si la ville est capturée et que j'y laisse une garnison, j'ai trois avantages :
    - J'ai mes flancs et ma voie de retraite couverts pour la suite de la campagne.
    - J'affronte l'adversaire en terrain dégagé, ou je peux faire jouer mes avantages estimés.
    - L'adversaire devra combattre dos au pont, avec une retraite très compliquée en cas de défaite



    Cette solution a aussi des défauts, en particulier le fait d'alerter l'adversaire de mon arrivée. Mais je la préfère quand même, d'autant qu'elle a l'avantage de me faire détruire les troupes sur place avant de rencontrer le gros des forces ennemies.

    Les deux questions en suspens sont donc :
    - Est ce que Merida est tenue par l'ennemi.
    - Est ce que sa garnison sera suffisamment faible pour que je puisse franchir les murailles sans perdre trop de temps/de ravitaillement.


    Après réflexion, je décide donc de marcher sur Merida, de voir la résistance sur place, et en fonction de la situation me rabattre éventuellement sur badajoz.

    J'envoie un ultime courrier à Murat pour lui donner mes intentions, et je prends la route vers la gloire ! Ou la honte !
    Dernière modification par Bopnc ; 09/06/2021 à 17h49.

  6. #66
    Merci pour le point c'est toujours aussi cool à lire.


    Un peu déçu du cliffhanger par contre. C'est salaud de faire ça.


    Je veux savoir ce qu'il va y se passer à Merida moi !!


    (et j'adore l'idée des messages codés. Impossible à piger. Même par le destinataire )
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  7. #67
    Bah a été banni en tout cas, la désinformation marche à fond

  8. #68
    Niveau cliffhanger il a été meilleur sur ce coup !

    Mais j'aime bien celui-là quand même, on va enfin avoir de l'action !
    « Le rossignol mélodieux cède la place au sombre corbeau, présage inéluctable de la chute d'une humanité décadente. »

  9. #69
    Bah a réussi son dernier jet de commandement, il est de retour parmi nous.


    Pour les cliffhanger, j'y suis contraint et forcé !
    Vu le système de jeu y'a une chance sur deux pour que je tombe dans le vide. Si je vous détaille mes plans et que je mobilise cinq divisions pour au final éclater 200 cavaliers affamés et les 5 vigiles de l'amicale des anciens de Trafalgar, vous allez encore vous foutre de ma gueule.

    Alors que là au moins, vous avez le suspens et vous compatissez !


    Hein, que vous compatissez ?

  10. #70
    Citation Envoyé par Bopnc Voir le message
    Si je vous détaille mes plans et que je mobilise cinq divisions pour au final éclater 200 cavaliers affamés et les 5 vigiles de l'amicale des anciens de Trafalgar, vous allez encore vous foutre de ma gueule.
    Merci pour la rigolade.



    Et oui on compatis.

    Evidemment.

    Que pourrait on faire d'autre ?

    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  11. #71
    Bon, messieurs, je suis désolé de vous l'annoncer, mais l'heure est grave !

    ...et ça vous fait jubiler, hein, bande d'enflures !




    30 Juin :

    C'est le départ vers Merida ! Mes hommes sont fatigués et dispersés, mais comme il ne me reste que 10 jours de vivres, je ne peux pas attendre plus. Les premières unités de la colonne on eu une journée complète pour se reposer.
    Les autres vont morfler, tant pis. Mieux vaut avoir mal au pieds que crever de faim.

    La trajectoire est donc assez directe vers Merida. Je ne prends pas plus à l'ouest car je n'ai toujours pas de retours de ma cavalerie à Badajoz. Je ne veux pas risquer d'être pris en sandwich sans savoir ce qui m'entoure.

    Notez bien ce choix, parce qu'il aura une importance plus tard.






    2 Juillet :

    Grosse journée ! On va la décomposer.

    9h30 :

    Les hommes marchent sous un soleil de plomb. C'est une des premières journées des canicules de Juillet. Les hommes fatiguent, et sont ralentis.

    Vers 9h30, sur les hauteurs d'Alcuescar les éclaireurs signalent une colonne espagnole en marche devant moi !
    Cette colonne a été repérée vers 8h00 à Aljucen, arrivant du col de montagne au nord ouest et se dirigeant vers Merida (elle est donc passée devant moi, sur la route que je vais emprunter).
    Mes éclaireurs ne sont pas certain d'avoir été repérés.





    Il me faudrait trois heures pour atteindre Aljucen au rythme actuel. Il m'est donc impossible de rattraper cette colonne par cette canicule.

    Ca me confirme en tout cas que des troupes seront à Merida, qui sortent elles aussi d'une longue marche sous le cagnard. Ca peut faire une belle cible, si j'arrive à estimer leur nombre.

    Notez que si j'étais parti quatre heures plus tôt, les espagnols seraient tombés dispersés (à cause de la petite route) au beau milieu de ma colonne et auraient certainement été bien déçus.
    Vingt-quatre heures plus tôt, et ils me seraient tombés dans le dos devant Mérida, et c'est moi qui aurait été bien déçu.

    Comme quoi la victoire ou la défaite, parfois, ça tiens à bien peu de choses.



    10h00 :

    Je suis toujours en marche entre Aclusescar et Mirandilla quand un courrier du maréchal Murat arrive ! Enfin !

    Ce courrier date du 26 juin !!! Le messager a été mal informé de ma trajectoire et s'est perdu entre Tolède et Truxillo. Il a mis un temps fou à me retrouver, et les informations qu'il portent auraient été précieuses pour certains choix que j'ai fait.

    Le maréchal a en fait assez peu d'éléments à me transmettre, qui datent tous du 8 juin. Mais ces éléments sont importants.
    J'apprends ainsi que le siège de Badajoz a été levé au début du mois ! Les troupes Espagnoles ont franchies la rivière et sont parties au nord.
    J'apprends aussi que le maréchal Junot a de gros problèmes avec l'insurrection Portugaise, galvanisée par une probable intervention anglaise. Il constate que l'adversaire s'est regroupé, avec des forces de 10 000 à 50 000 hommes, et il demande des renforts pour pacifier le pays.

    Le maréchal Murat me demande donc de profiter de la levée du siège de Badajoz pour ravitailler là bas. Et entrer en campagne au Portugal pour aider Junot. Il attends lui même des renforts de France, et nous rejoindra lorsque le roi aura pris ses fonctions.

    Notez que quelques heures plus tard, je recevrait un courrier de ma patrouille envoyée à Badajoz. Mes hommes confirment à quelques heures d'écart les informations de Murat : Les espagnols (14 000 hommes) ont assiégé la ville du 24 mai au 4 juin. L'adversaire est ensuite reparti au nord.
    Ils avaient laissé un piquer de cavalerie, que mes hommes ont repoussé avec l'aide de la garnison. Ces cavaliers espagnols sont repartis en direction de Merida.

    Ces deux messages arrivent deux jours trop tard : J'ai déjà bifurqué sur la route directe de Merida.

    Je pourrais éventuellement tourner à l'ouest à Aljucen pour passer par le petit col de montagne d'où venait la troupe espagnole et me rabattre sur Badajoz, mais en l'état ça me semble risqué si d'autres trucs se baladent au nord, donc j'envisage toujours de voir ce qu'il y a à Merida.

    J'envoie quelques patrouilles vers le nord pour ne pas avoir de surprise, en particulier en provenance d'Alcantara, au nord ouest, puis je reprends ma marche.





    14h30 :

    Alors là, ça déconne plus!

    A 7km au nord de Merida, quelques centaines de cavalier espagnols en provenance de Merida sont tombés sur l'avant garde de la division de cavalerie de Grouchy.

    Un affrontement s'engage avant que les espagnols ne réalisent qu'ils sont tombés sur une division complète et qu'ils ne décrochent. Ils laissent une centaine de cavaliers sur le carreau, mais plus intéressant : je fais quelques prisonniers qui vont se montrer loquaces !

    Vous vous souvenez la dernière fois quand je disais que "quoi que je rencontre je pourrais rentrer dedans parce que j'était vraisemblablement en supériorité locale ?"



    Bah je me plantais.


    Les prisonniers m'apprennent qu'il y a désormais une armée de trois "corps" à Merida. Deux espagnols, et un portugais, pour un total de 20 000 à 30 000 hommes.

    Une partie de ces hommes -dont les portugais- formaient la colonne qui m'est passée devant. Ils arrivent d'Alcantara, la forteresse au nord ouest ou les espagnols attendaient les portugais.

    En cuisinant un peu plus les prisonniers, j'apprends que les troupes espagnoles venues d'Alcantara dépendraient du capitaine-général de la Cuesta et viendraient initialement de la province de Salamanca. Il s'agit donc à priori de troupes que j'avais en face de moi quand j'étais dans le secteur de Valladolid, bien plus au nord.
    Ces troupes ont fait jonction avec les portugais à Alcantara.

    Ils auraient fait jonction à Merida avec les troupes du capitaine-général Castaños qui viennent d'Andalousie.

    Les prisonniers ont entendu parler de la ville de Badajoz, qu'ils doivent reprendre aux français "avant qu'une autre armée française venue du nord ne vienne en renfort". Ils comptaient ensuite prendre cette armée en tenaille grâce "aux troupes britanniques qui arriveront bientôt en renfort du Portugal".

    Si je résume sommairement sur un vieux screen, ça donnerait un truc du genre :



    Je suis donc tombé directement sur leur point de rassemblement, au moment ou ils viennent de se rassembler.


    Au delà de ces mauvaises nouvelles, trois informations complémentaires ressortent de ces interrogatoires :
    - S'ils savent qu'une armée arrivait en renfort du nord, c'est qu'ils sont bien renseigné. Il est possible qu'ils aient interceptés un courrier, mais il faut que je parte du principe que la population les renseigne sur nos déplacements généraux.
    - Les Espagnols et les Portugais s'entendent très mal. Principalement à cause de l'alliance Franco-Espagnole qui a causé la perte du Portugal. Les Espagnols, eux, méprisent les soldats Portugais qui sont très mal équipés. Ils ne sont unis que par leur haine commune et supérieure des Français.
    - En cherchant à identifier leur dernier point de ravitaillement, j'apprends ce que je craignais déjà depuis quelques temps : les Espagnols et Portugais n'ont pas besoin de dépôts de nourriture. Ils vivent complètement sur le terrain.


    A ce stade, un état des lieux de mes forces s'impose.



    Comparaison des forces :

    Je dispose THEORIQUEMENT d'une force tout à fait respectable de 20 000 hommes (dans quatre divisions d'infanterie), de 1900 sabres (la division Grouchy) et de 54 canons (8 canons par division d'infanterie, 6 pour Grouchy, 24 pour mon artillerie de réserve).

    Le soucis, c'est que la marche a dispersé tout ce beau monde, que j'ai de nombreux absents ou blessés.

    Dans les faits, le décompte du 2 juillet me donne un total plus limité de 17 000 hommes et 1700 cavaliers présents dans les divisions.


    En face, il y a donc 20 000 à 30 000 hommes, ce qui impliquerait sans doute un combat à 2 contre 3.
    Mais heureusement, une partie de ces hommes sont portugais. Et il se trouve que l'armée Portugaise -ou plutôt ce qu'il en reste- est un rassemblement hâtif de tout ce qui a pu être récupéré pour combattre. La qualité est médiocre, et ils n'ont ni canon, ni cavalerie.
    Quand aux espagnols, leur qualité peut être variable, mais elle reste normalement inférieure à celle de l'armée Française.
    Si on ajoute à cela le fait que les deux nationalités cohabitent mal. J'ai peut être encore ma chance.



    Situation stratégique

    L'autre truc qui m'ennuie, c'est que je suis très mal placé !

    En choisissant de rester sur l'axe direct de Merida, je n'avais pas réalisé que je laissait à une éventuelle force ennemie le contrôle des voies intérieures vers Badajoz.

    En d'autres termes, si j'essaie de faire demi-tour maintenant qu'ils savent que je suis là, ils seront forcément arrivé avant moi à Badajoz.


    Je vous met deux cartes, une vierge pour lire les routes vous mêmes, et une (un peu dégueulasse, j'avoue) annotée :

    [/img]




    Sans l'information que Badajoz était libre, j'ai failli à la règle de base du combat napoléonien : se tenir entre son adversaire et sa ligne de ravitaillement.
    ici, c'est l'adversaire qui est entre Badajoz et moi !
    Idéalement, j'aurais du prendre la route ouest par Nava, puis me rabattre sur Merida à partir de son ouest.



    Beaucoup plus gênant : Cette position implique que si une bataille s'engage et qu'elle se termine par une égalité, ou même une victoire mineure, je me retrouverais toujours dans l'incapacité de rejoindre Badajoz car il me faudra alors à nouveau envisager de livrer bataille là bas, sans avoir été ravitaillé en munitions.

    Je risque donc de me retrouver dans une situation infâmante ou un combat non décisif me forcerait à repartir ravitailler à... Tolède, à 250 km de là. Ce qui, soyons clairs, reviendrait à une défaite pour la campagne, et certainement pour la défense de Badajoz.

    Après une looooooooooooooooooooooooooooooooooonnnngue et douloureuse réflexion, j'en conclus qu'il me faut soit :
    - Passer à proximité de Merida pour pouvoir continuer sur la route ouest en les intimidant suffisamment pour qu'ils me laissent passer sans attaquer.
    - Les battre de façon décisive pour la même raison.


    Je continue donc ma marche vers Merida, pour me regrouper juste au nord de la ville. A peu près convaincu que je fais une grosse connerie, mais n'ayant pas vraiment d'alternative.





    3 Juillet :

    Il est 3h30 du matin, les hommes profitent des derniers moments de repos et d'une fraicheur appréciée après la journée torride de la veille.
    Nous sommes rassemblés cinq kilomètres au nord de Mérida. J'ai fait forcer l'allure pour que mes dernières forces atteignent la ville avant minuit, histoire de ne pas rester dispersé en face de l'ennemi.


    Je réfléchis à la façon dont nous pourrions contourner la ville quand un de mes cavaliers apporte un message urgent : Une division d'un millier de cavaliers espagnols vient de quitter Merida et vient directement vers moi. Ils sont certainement suivi par le reste de l'armée.

    Pas forcément satisfait, mais au moins fixé sur ce point, je déploie mes troupes.


    Messieurs,
    Aujourd'hui, 3 juillet, à Merida,
    Pour le meilleur ou pour le pire,
    Nous allons mener bataille !








  12. #72
    Ca a l'air de bien puer la merde effectivement.

    La c'est soi tu passes pour un génie soit tu passes pour un con.

    T'aurais du fuir non ? Tu peux vraiment esperer une victoire decisive dans ces conditions ? Puis si tu n'arrives pas à chopper de quoi te ravitailler après ton eventuelle victoire, il se passe quoi ?
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  13. #73
    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    La c'est soi tu passes pour un génie soit tu passes pour un con.
    C'est dur mais tellement vrai.
    Vrai et savoureux !

    Bonne chance, faudrait pas que ça soit une déroute pour toi sinon adieux les carnets de campagne ...
    Allez, a la hussarde, c'est thématique, ça ne peut que passer. Les prisonniers sont susceptibles d'avoir menti ?
    « Le rossignol mélodieux cède la place au sombre corbeau, présage inéluctable de la chute d'une humanité décadente. »

  14. #74
    Citation Envoyé par silence Voir le message
    Les prisonniers sont susceptibles d'avoir menti ?
    Les prisonniers peuvent avoir menti, ou s'être trompé/avoir mal compris certains trucs (plus probable), d'où mes déclaration au conditionnel.
    Je ne pense pas qu'ils minimisent les effectifs ceci dit, et tout le reste de leurs déclarations semblent cohérentes.

    Je suppose qu'il serait théoriquement possible d'envoyer des cavaliers se faire massacrer avec de fausses infos pour tromper l'adversaire. Mais très franchement je considère jouer à un wargame, pas à Age of Empire. J'ose espérer que les mecs d'en face ne vont pas envoyer 100 cavaliers se faire tuer juste en espérant qu'une fausse info passe.


    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message

    La c'est soi tu passes pour un génie soit tu passes pour un con.


    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    T'aurais du fuir non ? Tu peux vraiment esperer une victoire decisive dans ces conditions ? Puis si tu n'arrives pas à chopper de quoi te ravitailler après ton eventuelle victoire, il se passe quoi ?


    Pour la situation pourrie, très franchement j'ai rarement du autant cogiter sur une situation de wargame. Je me suis pris la tète quasiment deux jours complet sur ces décisions (en plus, j'étais dans ma famille et sur mon téléphone).
    J'ai même passé une très mauvaise nuit le soir ou j'ai reçu le rapport des prisonniers.



    Mais globalement pour moi c'est un problème sans solution claire. Mon premier réflexe a immédiatement été de fuir, mais il y a des contraintes : je suis proche de l'ennemi, une fois en marche ma colonne fait 11km de long. Ce qui veut dire que je met près de 4h pour la retourner et la mettre en branle, quand tout va bien.

    Et même si le demi-tour était gérable, j'ai beau retourner le problème dans tous les sens, j'en reviens toujours aux mêmes questions : fuir ou ? Pour quoi faire ?

    - Fuir vers le nord et retourner à Truxillo ? Et ensuite ? Ils me suivront avec la cavalerie, sauront ou je suis. Je me retrouverais avec quelques jours de ravitaillement restants, et toujours pas de dépôt sous la main. Et un ennemi entre Badajoz et moi.

    - Fuir vers le nord et annuler la campagne, retourner à Tolède et dire à Murat "désolé, j'ai perdu deux mois, 500 gugusses d'épuisement et de blessures dans des marches de 400km mais y'avais l'ennemi sur place alors je suis revenu" ? Concevable si le dépôt était plus près, mais là c'est condamner Badajoz...et vraisemblablement ma carrière.

    - Fuir à l'ouest, vers Badajoz ? Ca implique de passer par les petites routes du col d'Aljucen, donc de bouchonner à l'entrée (22km d'étalement) avec la possibilité de me faire chopper par derrière complètement dispersé. Et même si je passe, ils sauront ou je vais et pourront me bloquer l'accès directement par leur lignes intérieures.

    - Fuir au nord, puis redescendre vers Badajoz par l'ouest ? C'est prendre le risque de se retrouver dans la situation initiale : un pont à franchir, l'ennemi de l'autre coté (ligne intérieures toujours) et un ravitaillement à zéro.

    - Fuir au nord ouest vers le Portugal et le dépôt de Lisbonne ? J'y avais pensé, mais c'est à 240km et le Portugal a une particularité géographique très intéressante (je ferais un post exprès sur le sujet) qui rends l'opération encore plus dangereuse. Surtout si les anglais débarquent sous peu.

    Pour moi la solution, ça aurait été de mieux planifier ça, avec des infos plus fraiches et de ne pas venir sans ravitaillement. Mais en l'absence de réponse de Murat, et sans savoir que le siège était levé, j'étais tenu d'obéir aux ordres : allez sur place le plus vite possible. Je l'ai fait, ça c'est mal goupillé.



    Ceci dit si vous avez des idées ou des avis à postériori, je suis vraiment intéressé.



    Dans tous les cas, l'idée ici, c'est d'espérer que l'ennemi ne se sente plus pisser et rentre dans le tas en pensant que c'est gagné d'avance, sans savoir (ou sans réaliser) que mon corps est un gros morceau.
    Certes il est peut être à 3 contre 2, mais mal équipé, avec potentiellement 1/3 de son armée composée de miliciens qui ne s'entendent pas avec les autres. On est sur du napoléonien, la qualité compte énormément et le nombre ne fait pas tout. J'ai espoir que l'affrontement ne soit pas si déséquilibré que ça.

    Si je me tiens en défense, en profitant du terrain, encore ravitaillé et avec mes 50 canons, il est possible qu'ils s'y cassent les dents. Je serais en tout cas dans les conditions les plus avantageuses possible pour un affrontement de ce genre.
    Plus tard ou ailleurs je serais potentiellement obligé d'attaquer, à court de ravitaillement, et encore plus fatigué, avec encore plus d'absents. Ca sera forcément pire.

    Après, tout dépendra du résultat :
    - Je ne pense pas que ça puisse se passer hyper mal, au point de mettre complètement mon armée en déroute. Si c'est le cas, c'est qu'il sera vraiment plus nombreux qu'anticipé, et dans ce cas on m'a juste envoyé dans un coupe gorge.
    - Si ça se passe juste "mal", je ferais comme des centaines de généraux au cours de l'histoire : je profiterais de la nuit pour décrocher, et je rentrerais à Tolède la queue entre les jambes pour ravitailler et me ré-organiser. Mais au moins, j'aurais essayé.
    - Si c'est un statut quo ou s'il n'attaque pas, idem. Je pourrais toujours reculer une nuit et décrocher. Ou choisir d'attaquer moi même après avoir mieux jaugé ce que j'ai en face.
    - Si ça se passe bien, par contre, il est toujours possible que je démoralise les portugais ou que je lui colle des pertes sévères. Dans le meilleur des cas je pourrais même peut être passer à l'offensive et me dégager le passage vers Badajoz.

    Comme on dit "pour des résultats qui sortent de l'ordinaire, il faut des décision qui sortent de l'ordinaire".

    Dans tous les cas, ça me permettra de jauger l'adversaire (qu'on n'a encore jamais affronté) et ses capacités. Ca permettra de mieux préparer les campagnes suivantes, et donnera peut être un peu de répit au général Junot.

    Mais oui, clairement, vu les rebondissements la "campagne de Badajoz" dans son ensemble est mal engagée.

    C'est amusant de se dire qu'a trois heures près, je tombais sur les Portugais et une petite partie des espagnols isolés et dispersés, et que là la campagne aurait pu être un foudroyant succès.

  15. #75

  16. #76
    Je vois que tu suggères pas de fuir vers l'Est, vers tes copains.



    Après oui vu comme ça, tu pourras toujours fuir après. Ou alors tu lui laisses juste le temps de t'encercler.
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  17. #77
    Fuir vers l'est ?
    J'ai dû mettre un screen trop vieux à un moment, ou je me suis mal fait comprendre parce qu'il n'y a rien à mon Est. Et quand je dis "rien", c'est quasi littéralement : il n'y a même pas de route, à moins de remonter sur Truxillo.

    Les copains les plus proches à l'Est sont les 30 cavaliers du piquet de Ciudad-Real, à 150km, et eux même sont de l'autre coté de la fameuse "verticale du vide" qui empêche tout passage de l'est à l'ouest de l'Espagne.
    Après il est censé y avoir deux corps Français sur la cote est, mais aux dernière nouvelles (qui datent) ils étaient à l'autre bout du pays. C'est d'eux que tu parles ?

    Pour l'encerclement, clairement c'est un risque. Pour le moment il s'est passé à peine 12h depuis notre contact donc j'ai encore le temps. Mais je ne vais pas trainer dans le coin, ça c'est sur.

  18. #78

  19. #79
    Citation Envoyé par Bopnc Voir le message
    Après il est censé y avoir deux corps Français sur la cote est, mais aux dernière nouvelles (qui datent) ils étaient à l'autre bout du pays. C'est d'eux que tu parles ?
    .
    Les méchants sont à l'Ouest, les gentils à l'Est. Arrêtes de pinailler maintenant.
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  20. #80
    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    Les méchants sont à l'Ouest, les gentils à l'Est.
    Tu te trompes de guerre, ce n'est pas la Bataille de France.
    « Le rossignol mélodieux cède la place au sombre corbeau, présage inéluctable de la chute d'une humanité décadente. »

  21. #81
    Au temps pour moi.
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  22. #82
    Bon bah c'était sympa comme partie, non ?


  23. #83
    Citation Envoyé par Bopnc Voir le message
    Bon bah c'était sympa comme partie, non ?

    Uhoh...


    On veut les nouvelles !

  24. #84

  25. #85

    On sait que c'est les vainqueurs qui écrivent l'histoire mais tu as peut-être eu le temps de tenir un petit journal de cette bataille ?
    En attendant, voici une jolie pierre gravée.

    Venez participer aux tests de Offworld Empires et Dawnguard sur tabletop simulator. Canards Needed!

  26. #86

  27. #87
    Citation Envoyé par Aleas Voir le message
    On veut les nouvelles !
    Je parie sur un bluff aussi parce que ce serait trop triste.

    Mais dans tous les cas on veut un compte rendu détaillé. Quitte à ce que tu te fasses ratiboiser autant qu'on en profite !
    « Le rossignol mélodieux cède la place au sombre corbeau, présage inéluctable de la chute d'une humanité décadente. »

  28. #88
    Citation Envoyé par ElviejoDragon Voir le message
    En attendant, voici une jolie pierre gravée.



    J'ai peut être un peu exagéré la situation. Mais j'avais pas trop le moral ce matin.



    Petit disclaimer avant de commencer : Certainement pour gagner du temps, l'arbitre a directement commencé à jouer la bataille sans nous donner la main avant de commencer.

    Je suis donc passé sans transition de l'ambiance "De la cavalerie sort de la ville à 3h du mat, ils sont à 5km" à "Ton flanc droit vient de céder".




    Je comprends bien qu'il ne faille pas trop perdre de temps parce que les autres attendent, et ses choix ont de toute façon été judicieux, mais dans une situation aussi délicate que la mienne, je comptais quand même pas mal sur ma capacité à réagir -et en particulier à tourner les talons- si jamais l'opposition qui se déployait se révélait conséquente. Je le saurais pour les prochaines fois.

    Il faut donc garder en tète que tout ce que je vais raconter là se joue en pilote automatique.





    3 Juillet 1808 : 10H00

    L'ennemi est donc venu, et visiblement, il n'est pas venu pour rien.

    A 6h du matin, ce sont près de 25 000 espagnols () qui débarquent devant mes lignes, avec plus d'un milliers de cavaliers.

    Ils ne perdent pas de temps, et attaquent dès qu'ils peuvent.

    Sur mon flanc gauche, les divisions Musnier (5300h) et Gobert (3600h) tiennent la ligne face à des adversaires qui attaquent prudemment. Le terrain défensif empêche l'adversaire d'avancer correctement, et ma défense tient.

    Au centre, même histoire, la division Morlot (6500h) et la réserve d'artillerie sont déployées face à un adversaire lui aussi prudent, et tiennent sans soucis la ligne.

    Sur le flanc droit, par contre, l'adversaire a clairement massé ses meilleures divisions. Après avoir fixé mon flanc gauche et mon centre, il attaque sauvagement la division Frère (4500h) avec ses meilleurs hommes et un millier de cavaliers. Ma droite est enfoncée, commence à battre en retraite, et finit par dérouter, laissant 3000 hommes sur le carreau.

    Devant ce désastre, Grouchy et sa cavalerie laissée en réserve décide de réagir. Mais au lieu de frapper le flanc qui semble très fort, il se lance sur le centre ennemi qui lui semble vacillant et l'enfonce, mettant en déroute environs 6000 espagnols.

    Un trou béant est ouvert dans les lignes adverses, compensant ma droite démolie.




    Mais le rétablissement est de courte durée, car une nouvelle force apparait au centre. Des soldats Portugais, laissés en réserve, viennent boucher le trou. Ils sont hésitants et peu aguerris, mais ils sont frais. Et surtout...

    ...ils sont 10 000.


    Le point d'état major de 10h00 est donc très mitigé. Les pertes sont sensibles, surtout sur la droite ou la pression adverse va rapidement devenir intenable. Nos forces sont lourdement en sous effectifs, et la fatigue ainsi que le manque de ravitaillement rendent les choses compliquées depuis le début de la bataille.
    Mais la situation n'est pas désespérée pour autant. L'ennemi vacille et certains estiment qu'il pourrait être au bord de la rupture sur le flanc gauche. Plusieurs de leurs autres divisions semblent également avoir souffert.
    Les officiers considèrent que la situation est très délicate, mais que la victoire est toujours jouable en bousculant leur droite, ainsi que les portugais au centre qui font face à notre division la plus fraiche. C'est très risqué, mais par effet domino cela pourrait mettre en déroute une bonne partie de l'armée adverse.

    L'état major considère également qu'il est possible de décrocher. Soit en utilisant la cavalerie en arrière garde, qui subirait de lourdes pertes mais garantirait notre départ. Soit en laissant une arrière garde d'infanterie, qui souffrirait également et n'assurerait pas forcément une échappée.

    Voila la situation, à 10h.


    Mais alors, pourquoi le ton lugubre de mon dernier message ? Me direz-vous ?

    Et bien parce qu'il n'y a pas que l'annonce de la supériorité numérique beaucoup plus élevée que prévue. Ou le fait que je n'ai pas trop pu choisir quoi faire avant de me retrouver enferré dans cette situation.




    Non.




    Le véritable problème, ce sont les cavaliers Espagnols qui viennent d'être détecté sur mes arrières, à Aljucen.
    Des cavaliers qui débarquent sans qu'aucun de mes foutu piquets de cavalerie présent sur les différentes voies d'accès n'ait réussi à m'en informer !



    A partir de là, la situation passe de "tendue" à "dramatique", car s'il s'agit d'une force adverse conséquente, ma retraite pourrait se transformer en catastrophe.
    Pris entre deux feux, je serais forcé à une débâcle à travers champs, perte des canons et mise hors service de mon corps pour facilement plusieurs semaines. Sans parler de la possibilité que je perde la vie dans l'affaire, ou pire, que je sois fait prisonnier !



    Il ne me reste donc plus qu'a pleurer sur mes mauvais choix et ma mauvaise fortune, et à me sortir de ce guêpier. De préférence sans y laisser toutes mes plumes !

    J'ai trois hypothèses (qui vont de "ça va" à "catastrophique") vis à vis de la présence et la force de ces cavaliers.

    Mais on en discutera plus tard, dans un autre post.
    Dernière modification par Bopnc ; 18/06/2021 à 18h57.

  29. #89
    Assaut !!!!!!

    Tu es parfaitement placé pour une manoeuvre en position centrale !

  30. #90
    Mon centre cède, ma droite recule, situation excellente, j’attaque.



    (fallait bien que quelqu'un la fasse)
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

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