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  1. #31
    Heureux de voir que ça plait à quelqu'un.


    C'est le maréchal Murat qui a pris la décision de modifier l'OOB, et comme il est mon supérieur, j'ai pas grand chose à dire.
    J'ai quand même tenté de négocier pour récupérer Grouchy, en jouant sur le fait que la cavalerie espagnole était face à moi, et que j'aurais besoin de ses cavaliers pour la contrer.
    Comme le Ier corps a déjà sa propre cavalerie, ça me parait pas déconnant.

    Mais sa décision est plutôt logique. A la base, je devais tenir le centre, et le Ier corps devait monter au nord ouest.

    Il se trouve qu'au moment ou on se fait attaquer au centre, c'est moi qui suis au nord ouest (parce que j'avais fait mon expédition à Segovia en dehors de ma zone pour couper l'herbe sous le pied de l'espagnol) tandis que le QG du Ier corps est à Madrid (ou il reposait le reste de ses troupes avant de monter sur Segovia).
    Du coup, Murat lui a refilé quasi tout ce qui était au centre, et m'attribue ce qui était au nord. Y compris la division de Burgos, laissée là par le IIeme corps qui doit désormais être trop loin pour la gérer efficacement.

    En gros il change nos secteurs de responsabilités, et nous affecte les forces qui y sont. En sois c'est plutôt cohérent, c'est juste que j'y laisse des plumes au passage.


    Notez que si la vraie menace est de mon coté, et que l'avancée sur Madrid est un simple coup de sonde, on pourrait le payer cher.

  2. #32
    Bon il fout quoi l'arbitre ? Il en met du temps pour traiter le tour, ça m'a l'air d'être un sacré branleur, y'a quoi 15 ? 30 ordres à traiter ?

    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  3. #33
    Va pas falloir être pressé. Entre le ravitaillement, mon départ et la distance à parcourir il va bien se passer 5-6 jours en jeu avant que j'atteigne Valladolid, donc une dizaine de jours IRL.
    En plus vu l'avancement de ces derniers jours je suppose que ça pète dans d'autres secteurs que le mien. Du coup, ça ralentis l'action pour tout le monde.


    L'arbitre ? Il est justement occupé à faire un sondage pour savoir si on continue à ce rythme ou pas.

    A priori il avait légèrement assoupli les règles pour coller à la carte qu'il a choisie (plus détaillée que celle du jeu de base). Il a autorisé certains trucs normalement limités par les règles et qui étaient destinées à gagner du temps (impossibilité de séparer les unités, limitation du nombre de patrouilles...).
    En plus de ça, certains joueurs tentent des trucs un peu rôleplay, sont créatifs avec les estafettes ou la gestion de la population.
    C'est fun, mais ça ralentis la partie d'un jeu déjà lent.

    Du coup il nous demande si on préfère rester sur ce rythme quitte à ce que ça dure 9 mois, ou si on reviens aux règles de base pour que ça en dure 4.
    Pour le moment l'unanimité est aux règles détaillées.


    Pour donner un ordre d'idée de son boulot : il y a quelques jours, avant la phase de séparation et de refonte de l'OOB, l'arbitre annonçait qu'il avait 147 pions différents à gérer heure par heure en fonction des ordres donnés.

  4. #34
    Je sais pas qui va gagner, mais je sais déjà qui a perdu.
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  5. #35

    13 Mai 1808


    Le dépôt est devenu fonctionnel la veille au soir. Tout le monde se ravitaille en vue de l'expédition de Valladolid.

    La division Musnier et la deuxième brigade de cavalerie de Grouchy seront à pleine capacité dans la soirée.

    La division frère devrait être complétée à son tour dans la matinée du quatorze. Le départ est prévu pour midi.






    14 Mai 1808


    La division Frère a été ravitaillée. Il lui manque encore une centaine de trainards de sa dernière marche, mais tant pis. Il est temps de partir !

    L'après midi est consacré au ravitaillement des 4000 hommes de la garnison. Les autres prennent la route !



    15 Mai 1808


    Il fait beau, nous marchons.
    Le croisement des deux grandes routes a été reconnu par la cavalerie. Pas de piquet ennemi sur place, la route est libre.



    16 Mai 1808


    ♫♪ Cent kilomètres à pieds, ça use, ça use... ♪♫



    17 Mai 1808


    Toujours aucun contact. Les premières patrouilles reviennent de Valladolid avec le sentiment que la ville n'est pas occupée.



    18 Mai 1808


    La ville est libre. A mon grand étonnement, les troupes y entrent sans rencontrer aucune résistance...
    Pas de contact, pas de patrouille, pas de piquet, rien !

    Il va falloir cogiter sur le sujet.

    En attendant, mes hommes s'installent dans la ville et la forteresse.


    Je reçois le même jour un message de la division stationnée à Burgos (au nord est de Valladolid), qui est désormais sous mon commandement.
    J'y apprends que le maréchal Bessière du IIeme corps est parti le 3 en direction de l'est, avec comme objectif de récupérer le ravitaillement de Bayonne.
    Plus fun, il s'avère que le maréchal est parti avec la quasi totalité de ses troupes, ne laissant à Burgos qu'une garnison de 2000 soldats sans canon !

    Heureusement, ces derniers n'ont eu aucun contact avec l'ennemi. Ils reçoivent par contre des rumeurs venant de l'est sur le rassemblement d'une armée entre Viana et Tudea (à l'est de Burgos). Ca me fait donc un nouveau pavé à prendre en compte. Peut être les forces de Saragosse qui tentent de revenir à l'ouest ?





    Dans tous les cas, cette absence totale de contact avec l'ennemi me laisse très dubitatif.

    Les hypothèses en cours d'étude sont les suivantes :
    A - Je me suis complètement planté dans mon positionnement de l'adversaire, et celui-ci est beaucoup plus à l'est ou à l'ouest que prévu. C'est possible, mais dans ce cas d'où sortaient les patrouilles ? Peut être des groupes de cavalerie dispersés en cours de rassemblement ?
    B - J'ai raté mon adversaire, et celui-ci est déjà au contact à Madrid. Dans ce cas j'aurais rapidement du avoir des nouvelles de ma patrouille sud, et ce n'est pas le cas pour le moment.
    C - L'adversaire est directement parti en campagne au sud, contre l'armée isolée du Portugal. Ca ne serait pas complètement idiot parce que ça leur permettrait de détruire une armée isolée, sans véritable possibilité de renforts. Puis d'accueillir les armés anglais et portugaises en toute sécurité pour la reconquête du territoire.
    D - Il est aussi possible que l'adversaire ait beaucoup plus de facilités à se ravitailler que moi, et qu'il évite les villes principales parce qu'elles ne lui sont pas indispensables et qu'il sait qu'il va nous y trouver.


    Pour le moment, la priorité est de fabriquer un dépôt sur Valladolid pour que la ville puisse faire office de relais entre Ségovie et Burgos. J'envoie aussi des piquets de cavalerie vérifier la forteresse de Palencia et les croisements plus à l'ouest. Si l'ennemi reste invisible, il faudra peut être envisager de profiter de son absence pour prendre Salamanca et Léon.
    Dernière modification par Bopnc ; 23/01/2021 à 12h25.

  6. #36
    Vous avez que cette carte pour jouer ? Elle est très jolie mais je trouve que ça manque de lisibilité. Après peut être que vous vous y retrouvez plus facilement puisque vous l'utilisez tout le temps.
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  7. #37
    Elle est super jolie (et d'époque), mais il faut vraiment s'habituer à la lire, oui.

    Au début je galérais et j'avais l'impression qu'il y avait des routes partout et qu'on n'allait pas s'y retrouver. Puis finalement à force de passer du temps sur un même secteur, on finit par la connaitre et bien connaitre les axes principaux et les zones difficile à atteindre. Le réseau routier n'est pas si omniprésent que ça en fait, mais ça ne se voit pas directement.
    C'est en bossant le secteur centre par exemple que j'ai réalisé qu'il n'y avait quasi aucun axe est-ouest sur ma zone. C'est quelque chose qui ne saute pas du tout aux yeux quand on regarde la carte.


    Sur les secteurs que je n'ai pas bossé par contre, c'est le blackout. Je serais bien incapable de te dire par quelles routes est parti le Maréchal Bessière par exemple. Je n'ai vraiment pas étudié son terrain.


    La lisibilité de la carte me faisais flipper pour l'AAR d'ailleurs, parce que je ne savais pas vraiment comment rendre visuellement les situations. C'est pour ça que j'essaie de faire des flèches un peu partout.
    Si jeu peux améliorer les choses, n'hésitez pas à faire des remarques. Je peux peut être essayer de faire plus de zooms ?


    Et pour ton autre question : C'est la seule carte qu'on utilise en jeu parce que c'est celle utilisée par l'arbitre. Je pourrais représenter tout ça sur une carte plus simple, mais je ne sais pas si ça aurait du sens pour affiner mes réflexions du coup (s'il manque les 2/3 des routes).
    J'ai déployé la carte "officielle" du jeu sur ma table de wargame (sous un plexiglass ), pour le plaisir d'y jeter un œil et d'y réfléchir 5 minutes quand je vais au fond du salon, mais dans les faits les cartes sont trop différentes. Celle de base est beaucoup plus simple avec quasiment une seule route entre deux villes.

    Je pourrais faire une photo à l'occase si vous voulez la voir.

  8. #38
    Mais du coup pourquoi vous n'avez pas pris celle de base ? L'arbitre est complétement maso ?


    Pour la lisibilité, ça va, j'ai juste un peu de mal à reperer le nom des villes mais en agrandissant je m'y retrouve perso. Et les flèches c'est la vie, continues.
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  9. #39
    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    Mais du coup pourquoi vous n'avez pas pris celle de base ? L'arbitre est complétement maso ?
    Bah...euh...oui...

    Je pensais qu'à ce stade, plus personne n'avait de doute a ce sujet.


    Pour sa défense, la carte de base est plus simple niveau gameplay, mais elle est aussi vachement plus triste.
    Et pas forcément super lisible non plus au premier abord.

  10. #40
    Par curiosité, t'aurais un screen de cette carte qu'on se fasse une idée ?

    En tout cas bravo, c'est assez génial à suivre. Ca doit être intense pour l'arbitre mais il profite de tout, doit y avoir un sentiment assez particulier à vous voir vous agiter dans le brouillard !
    Même avec Bah en complètement j'ai aucune idée de quel plan se déroule sans accrocs. Aucun surement.
    « Le rossignol mélodieux cède la place au sombre corbeau, présage inéluctable de la chute d'une humanité décadente. »

  11. #41
    Merci pour les encouragements.


    Blagues à part, je pense que l'arbitre s'éclate bien, oui. Il doit voir en direct les gens galérer, les drames se nouer, et les occasions se rater. C'est beaucoup de boulot, mais ça doit être une sacrée expérience de son coté aussi.



    Je vous ait fait deux photos de la carte sous plexiglass. C'est pas idéal (les reflets, la mise au point, etc) mais ça donne une idée.

    La carte complète (qui est en deux parties à photocopier, découper et assembler) :


    Un gros plan sur le secteur (plutôt chargé) de Valladolid :



    La carte paye pas de mine au premier abord, mais en voyant les photos finalement je me dis que ça aurait eu de la gueule aussi une fois sous Tabletop.

  12. #42
    Sans en demander plus coté narration, tu peux nous dire la à quel date vous êtes dans le jeu ?
    Vos 2 AAR croisés sont passionnants et l'approche très cohérente avec vision stratégique et macro de la guerre est incroyable à suivre !
    En fait j'aurais aimé les Logs de l'arbitre en plus des AARs de tous les participants tellement c'est génial comme concept !

  13. #43
    Là pour moi on est le 21 mai 1808.
    Il ne s'est pas passé pas grand chose depuis le 18, j'ai envoyé quelques patrouilles et eu quelques rapports. Je ferais un point à l'occase.

  14. #44
    Juste un petit messages sur vos 2 AAR pour vous dire que c'est putain de génial et passionnant .

  15. #45
    Merci pour les encouragements.


    19 Mai 1808

    Toujours statique sur Valladolid. A priori je vais rester sur place au moins jusqu'au 25, le temps de rassembler les ressources pour un dépôt et de m'y ravitailler.

    La patrouille que j'ai envoyée à Madrid revient sans rien avoir détecté. Les 100 cavaliers croisés le 09 mai se sont volatilisés !
    Au moins, la route vers la capitale est libre.



    20 Mai 1808

    Certains piquets de cavalerie du nord de Segovia rentrent rejoindre leur brigade après que je les ai rappelés.
    Ils couvraient les routes entre Valladolid et Segovia, et vu ma nouvelle position leur garde était devenue inutile.


    21 Mai 1808

    Les piquets au nord est de Segovie donnent signe de vie, ils n'ont rien à signaler.

    Je reçoit un courrier du maréchal Murat.
    Celui-ci me rassure sur les forces Espagnoles dont la garnison de Burgos avait entendu parler (à l'est de la ville). D'après lui la route de Bessières et de son IIeme corps passait dans la région. Si les rumeurs étaient fondées, il aurait certainement repoussé l'ennemi.
    Je ne sais pas à quel point Murat est renseigné sur les actions de Bessières, j'espère que ses renseignements sont bons.

    Vu la date, mes piquets ont du arriver aux deux croisements à vérifier (les deux pions bleus à Medina et Toro). Je n'ai pas de nouvelles, donc à priori ils n'ont rien rencontré.
    J'ai aussi vérifié la forteresse de Palencia, au nord de Valladolid, qui est vide.

    Reste à vérifier Léon, au nord, et surtout Salamanca, au sud ouest, ou une de mes patrouille aurait déjà du arriver. Comme j'ai donné l'ordre de m'envoyer un messager avec le statut de la ville dès qu'elle serait atteinte, je crains qu'elle n'ait été détruite.

    La situation, avec les pions du deuxième corps de Bessières et de "la rumeur" au nord est :






    22 Mai 1808

    Rien à signaler le 22. L'absence complète de l'ennemi est quand même inquiétante.



    23 Mai 1808

    Je reçoit un courrier de Murat. Il m'informe que le général Fresia et son Ier corps ont mis en déroute une armée espagnole au col de Cuenca. Pour rappel, c'est la force Espagnole qui avait été détectée le 6 par une de mes première patrouille à l'est de Madrid, et pour laquelle le maréchal Murat avait été poussé à changer l'ordre de bataille.







    Il m'informe qu'après cette victoire, le général Fresia et son corps vont continuer à l'est pour attaquer Valence, et -je cite- "relâcher relâcher de la pression sur Barcelone et Duhèsme".
    Pour rappel, Duhèsme commande le IVeme corps, au nord est, et j'en déduis qu'il a des ennuis.

    Si je reprends ce que je sais (très approximativement !!!) des objectifs de mes camarades, ça doit donc donner quelques chose comme ça.







    Notez que je n'ai pas le début d'une foutue idée de la position exacte des IVeme et IIeme corps.

    Je n'ai pas non plus la moindre nouvelle de l'armée de Portugal, sévèrement isolée à Lisbonne (et que je n'affiche jamais sur mes images).
    Je ne peut qu'espérer le mieux pour elle, et elle va en avoir besoin parce qu'a la place de l'adversaire ce serait la première à laquelle je serais allé coller des beignes.


    Dans sa missive, le maréchal me demande également si j'ai trouvé l'adversaire, et le cas échéant si j'ai besoin des renforts de Bessières et de son IIeme corps (parti au nord est, donc).
    Voici ma réponse, qui résume assez bien mes réflexions :


    ---------------

    Du Maréchal d'Empire Bon-Adrien Jeannot de Moncey, à Valladolid, le 23 mai à 13h
    Au Maréchal d’Empire Joachim Murat, commandant en chef de l’Armée d’Espagne, à Madrid

    Maréchal,

    La victoire du général Fresia est une bonne nouvelle, vous lui transmettrez toutes mes félicitations !

    Je n'ai de mon côté eu aucun contact avec l'adversaire depuis ma dernière missive. J'ai depuis vérifié la place forte de Palencia, les villes de Medina de Rioseco, de Toro et la route vers Burgos.

    Au niveau des grandes villes, je n'ai pas encore de nouvelles de ma patrouille de Léon, et aucune nouvelle non plus de celle de Salamanca, ce qui me semble plus inquiétant. Je comptais relancer de ce côté là.

    Concernant mes besoin, je ferais simplement remonter a votre attention que j'ai désormais trois villes à tenir sur un secteur de 300km et que je n'ai sous mes ordres que l'équivalent d'une division et demie d'infanterie et une simple brigade de cavalerie : La division Frère a des effectifs réduits et le maréchal Bessières n'a laissé que le minimum au nord.

    Sur ces effectifs, la moitié est déjà immobilisée pour des tâches de garnison, avec un focus sur Segovia qui est à la porte de Madrid.

    Ces effectifs sont suffisants pour des tâches de garnison et de contrôle de la région, mais me rendent peu mobile. Je peux techniquement occuper une ou deux villes de plus si la zone s'avère totalement libre d'ennemis, mais je serais dans ce cas totalement statique, vulnérable et totalement dépendant d'un renfort en cas de siège.

    Je termine pour l'instant de bâtir un dépôt à Valladolid, tente de trouver l'adversaire et reste en attente de vos ordres.

    Nota Bene : Si d'aventure vous m'envoyiez du renfort, merci de veiller à lui adjoindre l'artillerie de réserve restée à Madrid.

    Vive la France ! Vive l'Empereur !


    Maréchal d'Empire Bon-Adrien Jeannot de Moncey


    --------------


    Le jour même, j'envoie une nouvelle patrouille vers Salamanca, histoire de voir ce qui est arrivé à ma première tentative.
    Si je retrouve les mecs en train de picoler dans une taverne du coin, ça va chier !

  16. #46
    Si tu perds des bonhommes, ils reviennent automatiquement au bout d'un moment ? Ça se passe comment l'arrivée de renforts ?

  17. #47
    Je ne crois pas qu'il y ait de renforcements de prévus pour nos divisions actuelles, ou en tout cas rien de sensible au delà de quelques retours de blessés (de mémoire).

    Le contexte espagnol rends difficile l'envoi de nouvelles recrues au compte goutte, et Napoléon est occupé ailleurs pour des affaires autrement plus importantes avec des troupes durement mises a l'épreuve.
    Les hommes tombés au combat sont donc majoritairement perdus.

    C'est la raison pour laquelle je suis un peu frileux a laisser des garnisons trop isolées. On peut facilement perdre 2000 hommes pour rien, et une perte de ce genre est irremplaçable.

    Personnellement j'espère toujours que le roi arrivera en Espagne avec des divisions fraîches, mai c'est peut être illusoire.


    Les pertes dues aux marches (traînard, malades, épuisés...) se récupèrent bien, elles. Il suffit de faire se reposer la division, et elle récupère petit a petit ses effectif au fur et à mesure que les retardataires rejoignent leurs compagnies.
    Heureusement d'ailleurs, parce que -pour donner un ordre d'idée- la marche de trois jours de Ségovie a Valladolid a semé près de 10% de mes hommes sur la route (à raison de 8h de marche par jour).

  18. #48
    Mais du coup, la cav, si elle disparait lors de piquet ou de reco, elle revient au bout d'un moment ? C'était surtout pour elle que je posais la question. Savoir si tu dois en prendre soin ou pas.^^
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  19. #49
    Si un piquet disparait ou se fait complètement détruire, je perds les hommes définitivement, oui. Mais théoriquement, la destruction d'une patrouille sans aucune alerte doit être assez rare.
    Après contact ou rappel, la patrouille rejoint sa division, et je regagne les survivants.

    Mes piquets et patrouilles font environ 30 hommes. Je dois en avoir un peu plus de 300 en vadrouille actuellement sur les 2500 de la Division Grouchy (dont une bonne partie issue de la brigade que je ne contrôle plus).
    J'en ai perdu une dizaine pour le moment sur les accrochages entre patrouilles, plus les 60 dont je n'ai plus de nouvelles.

    Je dois donc en prendre un peu soin, mais en même temps ils sont là pour ça et ils me sont indispensable pour savoir ce qui se passe.
    Donc en attendant la livraison de mes drones Predators j'évite de les ménager.

  20. #50
    La reconnaissance par la destruction, mission première de la cavalerie légère.

  21. #51
    Bon, ça a du chauffer méchamment quelque part, parce que les 24 et 25 Mai ont mis super longtemps à être joués. Mais c'est reparti là. Donc il est temps de refaire un petit point.


    24 Mai 1808

    Rien de nouveau le 24.

    Pour rappel nous étions donc installés à Valladolid, en léger sous effectifs, en train de rassembler un dépôt et de chercher un adversaire qui se dérobe.

    Le dépôt est censé se terminer le 26 au soir. Donc théoriquement je devrais pouvoir passer le 27 à ravitailler, puis partir le 28 vers une cible soigneusement sélectionnée. Reste à sélectionner cette cible.

    Je n'ai toujours aucune nouvelle de mes hommes envoyés à Léon (au nord ouest) ou Salamanca (au sud ouest).






    25 Mai 1808

    Rien de nouveau.



    26 Mai 1808

    Enfin des nouvelles de mes éclaireurs !
    La patrouille de Léon a atteint la ville et m'a envoyé un messager : La ville est occupée, mais par moins d'un millier d'homme et sans cavalerie. Ca en fait une cible de choix ! Hélas c'est aussi une cible très excentrée, qui m'éloigne encore de mon chef.
    Je calcule rapidement que mon dernier message du 23 (ou j'explique à Murat ma situation tendue niveau troupes) a dû arriver à Madrid, mais la réponse doit encore être en route. Je décide d'attendre le 28 au matin pour tout mouvement : entre temps je serais ravitaillé, je devrais recevoir mes ordres, et peut être des nouvelles de Salamanca !

    La bonne nouvelle, c'est que l'ennemi ne menace pas ma patrouille, sans doute de par son faible nombre et son absence de cavalerie. Du coup, mes cavaliers établissent un piquet à proximité de Léon : je pourrais être informé des futurs changements aux alentours de la ville.

    J'envoie immédiatement un courrier à Madrid pour donner l'information.





    27 Mai 1808

    Je reçois deux messages successifs de ma patrouille à Salamanca !
    Le premier, reçu à 10h30, m'informe que la ville est bien tenue par l'espagnol, mais qu'ils n'arrivent pas à estimer la taille de la garnison. Ils peuvent simplement m'informer de l'absence de cavalerie.
    J'ai donc une nouvelle cible plus intéressante à viser, parce que si l'ennemi est parti au Portugal comme je le soupçonne, Salamanca sera son point d'accroche à son retour.

    Autre bonne nouvelle : comme à Léon les hommes décident de rester sur place pour surveiller la ville.

    Mais 11h plus tard, je reçoit un deuxième message un peu moins enthousiasmant : Une force de plusieurs milliers d'hommes est arrivée à Salamanca en provenance du sud ouest ! Ils sont entrés en ville, et les effectifs désormais à proximité ont rendu mes cavaliers nerveux. Ces derniers ont quitté la position et rentrent, conformément à leurs ordres.


    La situation est donc globalement la suivante (La patrouille en train de rentrer n'apparait pas sur cette image, et j'explique les traits rouges plus loin) :




    Il me faut décider quoi faire.

    Si plusieurs milliers d'hommes sont à Salamanca, je pars du principe qu'au moins une division doit désormais être sur place. Je suppose qu'elle va y stopper pour se ravitailler, se regrouper et se reposer.

    Mon soucis, c'est que si je fais l'inventaire de mes forces mobiles, je n'ai pas plus d'une division à lui opposer ! J'ai bien l'appui de la deuxième brigade de Cavalerie de Grouchy, mais c'est une unité qui ne servira pas directement en cas de siège, et que je ne compte de toute façon pas engager dans un combat. Je veux qu'elle reste fraiche pour pouvoir faire ce qu'elle fait de mieux : massacrer l'ennemi en cas de victoire, ou couvrir mon décrochage en cas de défaite.

    Mon premier réflexe -qui était de marcher immédiatement sur la ville- est donc en fait plutôt risqué : ça reviendrait à m'engager avec une division qui arrivera fatiguée et dispersée face à une force vraisemblablement équivalente, reposée et ravitaillée, derrière des fortifications.
    Comme j'ai ordre de ne pas chercher l'affrontement à moins d'être certain de ma supériorité, je dois oublier cette possibilité pour l'instant.

    Par contre s'il quitte la ville je suis dans une position idéale pour menacer son déplacement. S'il bouge, ça sera certainement pour aller sur Léon (nord), Valladolid (nord est), Ségovie (est) ou Madrid (est-sud-est). Dans les quatre cas je peux lui tomber sur le râble à partir de Valladolid, du moment que je suis informé suffisamment tôt.

    J'envoie donc immédiatement trois nouvelles patrouilles pour surveiller les axes de départ de la ville, elles ont ordre de se poster au niveau des traits rouges sur la carte précédente.
    J'envoie également une patrouille sur la route de Madrid, parce que le maréchal Murat ne m'a toujours pas répondu, et que j'ai la hantise de trop en dire dans mes courriers et de me les faire intercepter.




    28 Mai 1808

    Mes hommes sont ravitaillées, parés à partir, et je reçoit des messages de mes différentes patrouilles pour signaler que tout va bien.



    29 Mai 1808

    Enfin une réponse !

    Ce dernier s'excuse du temps mis à répondre, et m'indique que le général Junot (commandant de l'armée du Portugal) n'a "pour l'instant" pas croisé de force conséquente. Je met "pour l'instant entre guillemets, parce que vu la distance les dernières nouvelles de Murat datent du 19 mai !

    Il me dit que le nord est est également libre de toute présence espagnole. Le IVeme corps de Duhèsme (Dans le secteur de Barcelone) et le Ier corps de Fresia (Parti à l'est vers se coordonnent pour descendre au sud est.
    Quand au maréchal Bessières, il ne semble plus donner signe de vie. Murat m'informe qu'il redirigera son IIeme corps vers mon secteur à la première occasion.

    Enfin, il m'annonce que je récupère la moitié de ma division Gobert (restée à Madrid et réquisitionnée au dernier changement) ainsi que ma division Grouchy !!!

    Du coup, pour donner un ordre d'idée trèèèèèès imprécis de la situation (position des différents corps fiable à 400km près ) avec des flèches dégueulasses, ça donne :




    Je n'ai pas encore envoyé mes consignes pour le 29.
    Je vais devoir organiser le rapatriement de ces forces sur mon secteur, et rester vigilant pour intercepter entre temps tout mouvement adverse.

    J'hésite toujours à profiter du créneau pour marcher sur Léon, au nord. Je vais y réfléchir.

  22. #52
    Citation Envoyé par Seymos Voir le message
    La reconnaissance par la destruction, mission première de la cavalerie légère.
    Ah, oui, j'avais oublié de réagir a ton commentaire !

    La "reconnaissance par la destruction" ça veut dire qu'on envoie des cavaliers partout, et que quand certains reviennent avec le pif en sang et le bide troué c'est une bonne nouvelle parce qu'on a trouvé l'ennemi ? C'est ça ?

    Y'a des subtilités qui m'ont échappé ?

  23. #53
    C'est ça.

    En fait, la vraie phrase, c'est le compte-rendu par la destruction.

    En gros tu envoies l'unité en avant, et quand elle arrête de rendre compte c'est qu'elle est détruite, donc à priori elle a rencontré l'ennemi.

  24. #54
    Citation Envoyé par Bopnc Voir le message
    J'hésite toujours à profiter du créneau pour marcher sur Léon, au nord. Je vais y réfléchir.
    Tu sais qui a écouté son instinct ?


    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  25. #55
    Citation Envoyé par Seymos Voir le message
    C'est ça.

    En fait, la vraie phrase, c'est le compte-rendu par la destruction.

    En gros tu envoies l'unité en avant, et quand elle arrête de rendre compte c'est qu'elle est détruite, donc à priori elle a rencontré l'ennemi.
    C'est exactement ce qui est arrivé à ma première patrouille à Salamanca en fait. Mais je ne sais pas pourquoi à cause des délais et du flou de la situation je n'ai pas immédiatement envisagé qu'elle pouvait avoir été détruite par l'ennemi. Au final je n'aurais pas perdu beaucoup de temps parce que j'aurais de toute façon attendu la fin du ravitaillement, mais il ne faut pas que je me laisse piéger à nouveau. Dès que je n'ai plus de nouvelle, je double la patrouille !


    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    Tu sais qui a écouté son instinct ?


    Napoléon ?

  26. #56
    Oui.




    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Jean-Henry LeLiquid, l'ébouillanteur de Monéteau.

  27. #57
    Hey ! Bonjour !

    Vous êtes toujours là ?

    La partie avance toujours à son petit rythme, mais comme j'ai été pas mal chargé IRL et que rien de bien palpitant ne se passait dans mon secteur, j'attendais d'avoir assez de contenu pour poster.

    Ca a juste pris plus de temps que ce que je pensais, et maintenant, j'en ai presque trop.



    29 Mai 1808 (bis)

    C'est repartit donc ! J'étais resté au 29 mai 1808, en train de stabiliser ma situation à Valladolid.
    Au nord-ouest, la ville de Léon semblait très peu défendue, et faisait une proie idéale.
    Au sud-ouest, la ville de Salamanca venait de voir débarquer au moins une division espagnole, peut-être plus.
    Et moi, au milieu, en sous effectifs, qui venait de récupérer le commandement d'une partie de mes troupes situées à Madrid, et me demandais s'il était judicieux d'étirer encore mes lignes pour prendre Léon. N'ayant aucune connaissance de ce qui arrivait au sud.



    Mes premiers ordres pour cette journée ont été d'organiser la marche de mes forces à Madrid (dont Murat venait de me rendre le commandement) jusqu'à Valladolid. Je vous passe les détails logistiques, l'important était qu'il allait falloir une petite semaine de marche aux divisions Gobert et Grouchy, ainsi qu'à la réserve d'artillerie, pour rejoindre Valladolid et me redonner une force conséquente.

    En écrivant les ordres pour rapatrier la cavalerie de Grouchy, je réalise que Murat va rester sans aucun éclairage de la capitale, qui me semble quand même très vulnérable sur son ouest-sud-ouest. Hors c'est justement la direction dont proviennent les forces Espagnoles de mon secteur. Je prends donc l'initiative de lui laisser un détachement de cavalerie à Madrid, pour qu'il puisse continuer à recevoir les informations de mes piquets, et éventuellement en envoyer d'autres.
    J'envoie également un nouveau piquet à l'ouest de Madrid pour couvrir la grande route qui n'était absolument pas surveillée.


    Au nord, après une hésitation déchirante, je décide finalement de ne pas marcher sur Léon. Ma priorité est de défendre Madrid contre toute marche adverse, tout en attendant l'arrivée du Maréchal Bessières (actuellement loin au nord-est). Une fois ces renforts arrivés, nous serons en large supériorité et ces villes pourront être prises sans risques.



    30 Mai 1808

    Rien de particulier à signaler, je gère des patrouilles.



    31 Mai 1808

    Nouveau courrier de Murat. Il confirme mes ordres : Menacer l'adversaire sans prendre aucun risque, et attendre le IIeme corps de Bessières pour attaquer.
    Une phrase en particulier définit clairement mes instructions : "Le territoire peut se reprendre, pas les hommes ! Harcelez-les, mettez leurs nerfs à vif, mais n’engagez que si vous êtes certain de remporter la bataille, il ne faut pas leur donner la moindre victoire symbolique et/ou unificatrice."

    En matière de harcèlement, ça va être compliqué vu les distances en jeu et le peu de zones de ravitaillements. Ça me conforte donc dans l'idée de rester sur ma position centrale et de me concentrer sur l'éclairage, dans le but d'avoir l'image la plus fidèle possible des positions adverses au moment de l'arrivée du IIeme corps.



    1er Juin 1808

    Rien à signaler.



    2 Juin 1808

    Une patrouille envoyée à la forteresse de Zamora, à l'ouest, me signale la présence d'une garnison de taille réduite. Sans cavalerie.
    Comme à Léon, ma patrouille reste au contact de la ville pour observer l'adversaire, et me rapporter ses mouvements.






    3 Juin 1808

    Ma patrouille de Badillo, au nord-est de Salamanca, me signale que des cavaliers espagnols ont tenté une reconnaissance en provenance du sud. Ils ont été repoussés et sont repartis vers Salamanca (voir screen du 6 juin).




    4 Juin 1808

    Nouveau courrier de Murat. Il m'informe que Bessières et son deuxième corps sont en route, et qu'ils devraient arriver à Burgos (au nord-est de Valladolid) vers le 14 Juin. Il me demande de prendre contact avec lui à son arrivée, et de nous coordonner pour mettre fin à la présence espagnole dans la zone.



    5 Juin 1808

    Rien à signaler.



    6 Juin 1808

    Mon piquet qui couvre la forteresse de Zamora me signale à son tour une reconnaissance de la cavalerie espagnole. Comme au nord de Salamanca, ces cavaliers ont fait demi-tour au premier contact avec mon piquet.





    Mes renforts de Madrid ne sont toujours pas là. Je m'impatiente un peu. Mon éclairage est bon, et j'ai désormais une bonne idée des positions ennemies (enfin, si j'ose dire. Disons que je ne suis plus qu'à 70% aveugle). Il faudrait que je bouge !




    7 Juin 1808

    Une autre de mes patrouilles m'informe avoir atteint Salamanca. Elle estime elle aussi la présence ennemie en ville à plusieurs milliers d'hommes.
    N'étant pas menacée par de la cavalerie adverse, elle est restée sur place.

    Je réalise dans la matinée que mon piquet de Badillo, qui avait intercepté la première patrouille le 3, ne m'a pas fait son compte rendu hebdomadaire. Je le considère comme détruit par l'ennemi.
    Heureusement, la patrouille désormais aux portes de Salamanca couvre la même route.



    Et vers la fin de matinée, ça y est !
    Les divisions Gobert, Grouchy et mon artillerie de réserve arrivent enfin à Valladolid ! Les cavaliers de tête arrivent vers 11h, et l'entrée dans la ville se poursuit jusqu'au début de l'après-midi. Je leur donne immédiatement l'ordre de ravitailler.

    Dès confirmation de l'arrivée des renforts, je décide de ne plus tergiverser et de lancer l'opération contre Léon. Certes mes ordres sont de ne pas prendre de risques et d'attendre Bessières, mais il ne faut pas non plus laisser l'initiative à l'adversaire, et cette ville majeure sera toujours un objectif de plus à reprendre pour l'adversaire.

    Pour cette marche, je décide d'envoyer les 5200 hommes de la division Frère, ainsi que les 1100 sabres de la deuxième brigade de Cavalerie de Grouchy.
    C'est un peu exagéré pour écraser quelques centaines de fantassins, mais ces derniers sont quand même derrière des murailles et je maîtrise mal les sièges. J'avoue qu'à raison de six jours de marche aller et six jours de marche retour, j'ai moyennement envie que mes hommes ne soient pas assez nombreux pour forcer la position une fois sur place.
    Je préfère envoyer de la cavalerie avec pour faire l'éclairage, et permettre un décrochage en cas de renforts inopportun.

    Après hésitations, je décide de ne pas partir avec eux, et de maintenir mon QG sur Valladolid. L'action principale reste ma surveillance de Salamanca et ma défense de la région, et en particulier de la route de Madrid.
    J'écris donc des ordres complets au général Frère, pour qu'il puisse agir en autonomie. Je donne clairement l'intention de l'action : prendre la ville, mais éviter tout engagement majeur et décrocher si nécessaire.

    Ces hommes sont déjà reposés, ravitaillés et prêts à partir. Ils quittent la ville immédiatement !



  28. #58
    Je profite du passage de cette fin de premier mois de guerre pour faire un petit bilan de la situation. Exercice toujours périlleux (et sans doute assez hilarant de votre point de vue) étant donné le flou complet dans lequel nous sommes plongés.



    Coté renseignement :

    De notre côté, le manque d'information a été (et est toujours) cataclysmique.

    Sur les quatre insurrections signalées au premier jour, nous n'en avons trouvé aucune !
    Je ne sais toujours pas combien ils ont d'armée, ni même combien d'hommes ils peuvent aligner, ni leur niveau d'entraînement ou d'équipement.
    C'est un manque important, car sans cette information je ne peux pas estimer à quel point je peux être offensif sans contrevenir aux ordres de prudence de Murat : Si ça se trouve il y a quinze pelés en face, mais je ne peux pas le savoir, donc je ne peux pas prendre le risque.

    Sur ce point, je pense que je suis plus mal loti que mon alter égo historique. Je pense qu'en vrai, les mecs avaient un état major qui cravachait jour et nuit pour estimer ce que les gens d'en face pouvaient lever comme troupes, et ou ils pouvaient les lever.

    Peut être que Murat a ce genre d'infos, ceci dit. Mais dans ce cas, il ne les a pas partagées avec moi.


    Seule avancée : je sais désormais qu'ils ont de la cavalerie, au moins en petit nombre, mais suis toujours incapable de savoir s'ils peuvent en aligner des masses comme nous, et si leur éclairage (sans doute assisté par la population locale qui leur est favorable) est meilleur ou plus mauvais que le notre.



    Coté territorial :

    Là par contre, la situation nous est plutôt favorable.

    Au final, nous avons tenu Madrid et sécurisé le nord-est.
    Nos lignes de ravitaillement vers la France ont été sécurisées et le train de siège de Bayonne a certainement pu être récupéré.
    Le premier corps a repoussé l'ennemi à l'est, et pour ma part j'ai récupéré une bonne partie du nord-ouest sans rencontrer d'opposition.

    En gros, nos objectifs initiaux sont remplis :
    - Tenir Madrid.
    - Sécuriser nos lignes de ravitaillement au nord-est.
    - Ne pas subir de défaite majeure ou perdre bêtement des hommes.


    Ca donne -très grosso modo et avec mes informations parcellaires- ça :



    (Vous aussi vous trouvez que Madrid n'est pas franchement bien protégée ? Ou c'est que moi ? )




    Coté adverse :

    Le gros souci, de mon point de vue, c'est que ces objectifs semblent n'avoir été remplis que parce qu'on n'a pas franchement rencontré l'ennemi.

    Vu qu'il n'a été repoussé qu'à l'est, et que je n'ai pas eu d'écho d'une grande bataille où que ce soit d'autre, ça veut dire que son plan doit lui aussi se dérouler sans trop d'accrocs.


    A ce stade, et à moins que Murat ait oublié de me mentionner des événements majeurs, je ne vois toujours pas des masses de possibilités :

    1 - L'adversaire est plus faible, plus discret et plus facile à ravitailler que ce qu'on pense, et il nous fuit dans l'attente des renforts anglais.
    Mais dans ce cas, son insurrection n'est pour le moment pas bien méchante, et nous laisser le terrain sans même nous menacer me semble assez illogique.

    2 - Notre renseignement est complètement à la ramasse. Nous avons raté une ou plusieurs armées espagnoles quelque part, qui font ce qu'elles veulent sur certaines villes majeures, et pourraient même peut-être se poster sur nos lignes de ravitaillement.

    3 - L'adversaire commençait très dispersé, et il a fait le choix d'abandonner dans un premier temps le terrain dans le but de regrouper ses armées. Ca expliquerait pourquoi on ne croise personne, et pourquoi il ne reste que quelques unités isolées de mon côté pour donner le change.
    Cela impliquerait que leurs divisions se rassemblent à deux, peut-être même un seul point du pays, dans le but de former une force capable de battre sans soucis une partie isolée de la notre.

    4 - L'adversaire est encore plus à la ramasse que nous, aveugle, et a fait des conneries qu'il met du temps à compenser. C'est amusant à envisager, mais on ne va pas trop compter là dessus.

    5 - L'insurrection est un hoax monté de toutes pièces par Murat pour se faire mousser et prendre de l'avancement tout en entraînant ses hommes grâce à un exercice géant. Il n'y a en fait pas d'adversaire, ni de guerre.


    L'option 3 est la plus probable de mon point de vue. C'est ce que je ferais si j'étais le chef d'en face : regrouper les armées au moins par deux pour leur donner du punch, et attaquer une cible valable en position de force.

    Niveau cible potentielle, nos lignes de ravitaillement semblent désormais sécurisées. je n'en voit donc que deux :
    - Madrid capitale du pays qu'ils doivent penser bien défendue (les naïfs )
    - L'armée du Portugal, très isolée, et sur le dos de laquelle les anglais peuvent débarquer.


    Aux dernières nouvelles, Junot et son armée du Portugal allaient bien (mais ça commence à dater). Et Murat n'a pas l'air très inquiet à Madrid.
    Donc si c'est bien le plan de l'adversaire, il met du temps à le mettre en place.

  29. #59
    08 Juin 1808



    Les ravitaillements des troupes ont été vérifiés. Tout est ok et l'expédition de Léon est partie la veille dans l'après midi en direction du nord !

    C'est un soulagement. Après 10 jours un peu attentistes, j'avais vraiment peur que l'adversaire ne prenne l'initiative.

    Maintenant, le plus important, c'est de ne surtout pas... Ah ? Tiens ? Il y a un courrier de Murat qui vient d'arriver :



    ------------------------------------

    Madrid, le 6 juin, 16h30
    Du Maréchal d’Empire Joachim Murat, commandant en chef de l’Armée d’Espagne
    Au Maréchal d’Empire Moncey, en résidence à Valladolid

    Maréchal,

    La situation est préoccupante au sud. Une force de 14'000 espagnols assiège actuellement 3000 français dans la ville de Badajoz.

    Le général Junot est incapable d’envoyer une force de secours suffisante. Vous êtes mon officier le plus proche dans la région. L’autre possibilité est que j’y aille personnellement, bien que mon sabre trépigne dans mon fourreau, je ne peux abandonner le siège royal pour le moment.

    Ainsi, je vous demande de prendre la route pour le sud avec le maximum d’hommes possibles, tout en laissant une garnison capable de tenir 2 semaines jusqu’à l’arrivée de Bessières.
    J’envoie 2000 hommes prendre position à Tolède, ainsi la division Morlot est entièrement disponible en plus de vos autres forces.

    En parallèle, nous allons prendre en tenaille les forces espagnoles avec une petite force en provenance de Lisbonne et d’Elvas.

    Une fois sur place, veillez à aider le général à mater les espagnols et la potentielle armée portugaise.

    Tenez moi au courant de votre avancée dans ce sens

    Vive l’Empereur, Vive la France et vive l’Empire.

    Joachim Murat, commandant en chef de l’Armée d’Espagne




    --------------------------------







    Bon...

    Un petit passage sur la carte s'impose.







    La ville de Badajoz est une ville importante a la frontière du Portugal. Elle est bien fortifiée (c'est une fortification partiellement modernisée à la Vauban), et est une des voies d'accès majeure vers Lisbonne.

    Premier constat : c'est loin ! Quatre cent kilomètres à vol d'oiseau. Au moins vingt jours de marche rapide, au bas mot.

    Cette distance règle une question : Si j'y vais, c'est avec la totalité de mes forces ! Hors de question de me retrouver à nouveau écartelé sur des centaines de kilomètres et de me faire piquer des divisions par mes collègues.

    De cette décision découle le fait que l'expédition de Léon est caduque. L'appel de Murat n'est pas si pressant que ça, mais je ne pense pas pour autant pouvoir retarder mon départ quinze jours sans risquer la cours martiale. A contre cœur (et un peu blasé, j'avoue ) je rappelle immédiatement la division Frère et la deuxième brigade de Grouchy sur Valladolid.



    Deuxième constat, j'ai deux options pour y aller.
    - Je peux prendre la route "directe" et partir directement au sud-ouest. Cette route me fait passer directement par les territoires espagnols, ce qui me permet de leur rentrer dedans avec toutes mes forces concentrées. Par contre, elle me force à prendre ou à contourner la forteresse de Salamanca, puis celles de Cuidad Rodrigo et d'Alcantara. C'est donc une option intéressante si je veux la jouer offensif, par contre l'ennemi va clairement me voir arriver et je risque de laisser du monde sur mes arrières.
    L'autre très gros soucis de cette voie, c'est que je n'y ai aucun dépôt connu. Je suis donc totalement dépendant de la capture de dépôts Espagnols pour mon ravitaillement.

    - Je peux prendre la route "intérieure", et repasser par la région centre. Cette option est de très loin la plus sure et la plus discrète, puisque je me déplace par des routes sécurisées par ma cavalerie, sans que personne ne puisse détecter mon départ (sympathisants espagnols mis à part, bien sur).
    Elle me permet surtout de stopper à Tolède pour ravitailler et récupérer la division Morlot, avant de basculer à l'ouest vers Truxillo (ou j'ai un gros piquet de cavalerie) puis Badajoz.
    Il n'y a qu'une seule forteresse sur cette route : celle de Merida, à cinquante kilomètres de Badajoz, qui sera peut être occupée par l'ennemi.
    Accessoirement, cette option revient à dire de faire demi-tour aux milliers d'hommes qui sont arrivés la veille, éreintés par une marche de sept jour. Genre "bon, on repars en sens inverse, mais au moins maintenant vous connaissez la route, hein ?"







    Le soucis pour choisir, c'est que je n'ai pas clairement saisi l'intention du maréchal Murat.
    - Est ce qu'il veut que j'amorce un mouvement vers le Portugal, en axant moins sur la vitesse, mais plus sur le soutien militaire à l'armée du général Junot ?
    - Est ce qu'il veut que je fonce au sud à toute allure pour relever le siège le plus vite possible ? Quitte à perdre tous les avantages gagnés dans la région ?


    Si j'avais un poste radio à mon QG. J'aurais appelé Murat et j'aurais demandé des clarifications. J'aurais aussi fait des remarques sur la pertinence de faire faire des allers retours de plusieurs semaines à mes hommes alors que ma force était enfin rassemblée et à pied d'œuvre sur le secteur.

    Mais je n'ai pas de poste radio. Et il me faut quatre jours aller-retour pour échanger avec Murat...



    Du coup, dans le doute, je décide de partir sur la première option tout en laissant la seconde ouverte.
    - J'envoie un courrier à Burgos, au nord est, point d'arrivée supposé du Maréchal Bessières, pour détailler toutes les forces adverses et alliées du secteurs.
    - J'envoie un autre courrier au Maréchal Murat, ou je pose mes questions et lui demande de clarifier.
    - Je me donne une journée pour reposer les forces arrivées sur Valladolid, le temps de faire revenir l'expédition de Léon.
    - Une fois regroupé, je partirais immédiatement vers Tolède, laissant seulement 2000 hommes en garnison.
    - Au passage à l'ouest de Ségovie, je récupèrerais 2000 hommes sur les 4000 que j'avais laisse en garnison.

    Une fois à Tolède une bonne semaine se sera déjà passée, je pourrais échanger plus facilement avec Murat, et il sera toujours temps d'ajuster la suite des opérations !

  30. #60
    J'ai regardé ça récemment et ça m'a fait penser à votre partie. Tu penses que ça serait réalisable (et efficace) en jeu ?


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