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Affichage des résultats 181 à 210 sur 229
  1. #181
    Citation Envoyé par SilverPig Voir le message
    Au temps pour moi je me suis galvaudé sur la définition d'ambition alors, si vous entendez par là accumuler des richesses et tout le toutim J'y voyais quelque chose de moins péjoratif et contraignant comme atteindre un but que l'on se fixe.
    Nan mais il y a de ça aussi. Perso je valide ta définition : faire tout pour être tranquille et avoir la vie dont on a envie. Mais la définition admise par "la société" est quand même plus péjorative à mon sens (et plus tournée vers le fric).

    Témoignage sincère, bravo Dolmard. Est-ce que, avec le recul, tu dirais que ton enfance a été "heureuse" malgré tout ? En tant que prof, je suis confronté à ce genre de situation et c'est toujours très difficile de savoir ce qui est le mieux pour les enfants, les parents...
    Chaine Youtube : vidéos sur le Seigneur des Anneaux JCE et autres jeux divers et variés.

  2. #182
    Sympa comme thérapie cet exercice. Je vous balancerai mon petit pavé ce weekend.

    Je viens de finir mais je dois élaguer un peu et virer tout ce qui ne passera pas le check de la modération
    Dernière modification par Betraw ; 16/10/2020 à 07h50.

  3. #183
    Tiens puisque le copain Raoul s'est confié, je tente la même ce week end, mais pour l'instant dodo
    STEAM http://steamcommunity.com/id/nostiss/

  4. #184
    ce topic!!! vos story! merci pour le partage, toujours un regal a lire vos histoires.
    Sandale to the metal

  5. #185
    Citation Envoyé par Monsieur Cacao Voir le message
    Y'a moyen d'en faire un film français.




    Par contre je ne suis pas certain que ce soit un compliment...
    Moi tant qu'il y'a des royalties et que ça me permet de moins bosser, tu auras compris que je suis partant !

  6. #186
    Citation Envoyé par Betraw Voir le message
    Sympa comme thérapie cet exercice. Je vous balancerai mon petit pavé ce weekend.

    Je viens de finir mais je dois élaguer un peu et virer tout ce qui ne passera pas le check de la modération
    Tu réécris l'histoire avant même de l'avoir écrite.

    On arrête pas le progrès.

  7. #187
    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    Tu réécris l'histoire avant même de l'avoir écrite.

    On arrête pas le progrès.
    Il doit sûrement la faire valider par le PCC et anticipe le fait qu'il faudra la modifier

  8. #188

  9. #189
    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    Tu réécris l'histoire avant même de l'avoir écrite.

    On arrête pas le progrès.
    Tu comprendras en lisant mes aventures, si tu les lis. J'ai une vie assez spéciale, rien à voir avec le train-train de la SNCF si j'ose dire

  10. #190
    Citation Envoyé par Betraw Voir le message
    Tu comprendras en lisant mes aventures, si tu les lis. J'ai une vie assez spéciale, rien à voir avec le train-train de la SNCF si j'ose dire
    Bof, il y a plein de chinois qui sont passés en camp de rééducation pour devenir de bons communistes, ce n'est rien de spécial
    Der Klügste gibt nach. Deshalb regieren die Dummen die Welt.

  11. #191
    Citation Envoyé par Betraw Voir le message
    Tu comprendras en lisant mes aventures, si tu les lis. J'ai une vie assez spéciale, rien à voir avec le train-train de la SNCF si j'ose dire
    Ce teasing.

  12. #192
    Citation Envoyé par FMP-thE_mAd Voir le message
    Est-ce que, avec le recul, tu dirais que ton enfance a été "heureuse" malgré tout ? En tant que prof, je suis confronté à ce genre de situation et c'est toujours très difficile de savoir ce qui est le mieux pour les enfants, les parents...
    Spoiler Alert!
    Oui je pense. J'ai eu la capacité de pouvoir m'enfermer dans une espèce de bulle intérieure. Je me suis coupé de tous les éléments extérieurs négatifs pour me recentrer sur moi-même et mon imaginaire. C'est à la fois très pratique mais démontre à y réfléchir pas mal de narcissisme et un manque d'empathie certain. A la fois en me relisant mon exposé est assez mélodramatique, même si entièrement vrai. J'ai vu le verre à moitié vide.

  13. #193
    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    Ce teasing.
    En fait je suis jaloux, tu fais le boulot que j'aurais adoré faire. Maintenant je compense en dépensant des fortunes dans Train Simulator

  14. #194
    Citation Envoyé par Betraw Voir le message
    En fait je suis jaloux, tu fais le boulot que j'aurais adoré faire. Maintenant je compense en dépensant des fortunes dans Train Simulator
    Je suis jaloux aussi. J'aimerais tellement être au PCC. Je compense en jouant avec Mao sur HOI4.


  15. #195
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  16. #196
    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    Je suis jaloux aussi. J'aimerais tellement être au PCC. Je compense en jouant avec Mao sur HOI4.

    Citation Envoyé par Noël Lagoia
    Tahia, je t'aime car tu es magique !

  17. #197
    Citation Envoyé par LeLiquid Voir le message
    Je suis jaloux aussi. J'aimerais tellement être au PCC. Je compense en jouant avec Mao sur HOI4.

    Il y a bien mieux !

    https://store.steampowered.com/app/9...a_Maos_legacy/

  18. #198
    Triz, Bah, Dolmar, j'ai adoré vous lire. Toutes ces tranches de vie, c'est un régal. J'essaie d'avancer mon truc, mais je suis arrivé à une période pas facile et j'ai fait remonter pas mal de boue en fouillant ma tête.
    Je passe le karsher et je reviens.

  19. #199
    Tranquille ! Faut pas que ça te fasse plus de mal que de bien hein ! Mais c'est clair que ça prend passablement de temps à rédiger. Même si tu sais ce que tu veux dire, la mise sur papier prend du temps, parce que tu appelles sans cesse d'autres idées. Du coup ça peut faire mec qui cherche des couverts dans son Airbnb, tu ouvres un tiroir, puis un autre, puis encore un autre, puis tu réouvres le premier etc. Et ensuite tu cherches les verres...
    Citation Envoyé par Flad Voir le message
    Moi j'y compris rien.

  20. #200
    Citation Envoyé par Bah Voir le message
    Tranquille ! Faut pas que ça te fasse plus de mal que de bien hein ! Mais c'est clair que ça prend passablement de temps à rédiger. Même si tu sais ce que tu veux dire, la mise sur papier prend du temps, parce que tu appelles sans cesse d'autres idées. Du coup ça peut faire mec qui cherche des couverts dans son Airbnb, tu ouvres un tiroir, puis un autre, puis encore un autre, puis tu réouvres le premier etc. Et ensuite tu cherches les verres...
    Bien résumé. Je me rends compte que j'ai fait court et passé sous silence pas mal d'événements et pas mal de rencontres finalement. Sans doute pour la première raison que tu évoques.

  21. #201
    Je vais faire aussi un post sur mon passé, ça sera moins épique que la plupart d'entre vous mais l'exercice semble intéressant pour faire le point.

    Spoiler Alert!

    Je suis né en 1986 dans une petite ville de Lorraine d'à peine 5000 habitants. J'ai eu une enfance assez cool avec un petit frère qui m'a rendu chèvre et vice versa.
    Pour ce qui est de la vie de famille, j'ai connu un double divorce de la part de mes parents. Ils ont divorcé une première fois quand j'avais 10ans, se sont remis ensemble à mes 11ans et se sont de nouveau séparés vers mes 23 ans. Donc niveau stabilité ça a été un peu compliqué à gérer. Surtout que mon père a eu la bonne idée de se mettre avec ma tante (la femme du frère de ma mère), je vous laisse imaginer le bordel familial avec tous les dramas associés. Je ne connais pas la moitié de mes cousins/cousines à cause de drame familiales liés à l'alcool, pas une soirée de fête avec eux ne s'est bien fini (engueulades, coup, murs cassés, j'ai même vu des membres de cette famille se menacer à coup de couteau, on s'est déjà fait viré le jour même de notre arrivée en vacances chez une de nos tantes à 800 bornes de chez nous), donc niveau famille j'ai un peu de mal à gérer. Une de mes plus grosses frayeurs est de répéter ce schéma, et je fais tout ce qui est possible pour ne pas le faire, mais des fois on se rends compte trop tard des séquelles laissés par notre passé. Ca en est à un point ou je m'interdis de boire en soirée en famille plus d'un verre d'alcool ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose.

    Je suis proche de mon père, de ma mère, de mon frère et de ma belle famille, les autres s'ils n'existaient pas, ça ne changerait rien pour moi.

    Mes années au primaire se sont très bien passé avec des profs super cool, on a gagné pleins de concours nationaux (poésie, europe, la péniche de l'environnement, le noël de l'Elysée). Mais arrivé au collège c'est la douche froide, petite ville, trois collèges différents et mes copains venant d'autres villages se sont tous retrouvés attachés à d'autres collèges. Je me fais quelques copains, mais on est plutôt les têtes de turc, on se fait pas trop emmerdé car je me sais me battre mais on est pas forcément bien vu, on est plutôt mis à l'écart pendant ses quatres années. J'ai des parents un peu strict mais tant que je donne le change, je peux jouer au JV comme je veux et regarder la tv pareil, mais c'est plutôt les lectures jusque pas d'heures qui me mange énormément mes heures de sommeil. J'essaye de faire du sport "extreme" (skate/roller/vélo) mais les finances et le côté strict de mes parents ne me permettent pas d'avoir du matériel correct donc je ne progresse pas (et mes parents qui ne comprennent pas qu'un skate Cora à 20€ c'est normal qu'il pete en 5min). Bref, c'est la période ou la ps1 et la N64 ont le plus tourné dans ma vie.

    Ensuite, arrive le lycée, ça se passe un peu mieux, même si je perds encore les copains fait au collège (apprentissage et autres voies pour eux). Je m'y fais quelques potes avec qui je découvre les joies des Lan party, des concerts de punk/métal, la picole. En parallèle, je me fais un autre groupe d'amis avec qui je commence à faire des grosses conneries (fumer des clopes de la weed, tagger des murs, abimer des bien publics, faire chier le monde, picoler à en faire un quasi come éthylique). J'ai même réussi à failli finir en GAV pour possession de weeds. Heureusement, j'arrive à cacher tout ça à ma famille et aujourd'hui je ne sais toujours pas comment j'ai pu faire et tant meiux car à l'époque mon père m'aurait clairement mis à la porte.

    Mais niveau fille, c'est toujours le néant (au point que mon père me pense gay), quelques relations de quelques semaines, une sex-friend autant paumé que moi sur le sujet mais qui est devenu une vraie amie que j'ai encore maintenant et que j'ai même invité à mon mariage avec l'accord de femme (oui, elle connaissat l'historique).

    Après le lycée, j'ai fait un BTS forcé par ma mère car elle rêvait d'avoir un de ses fils obtenir des diplômes supérieurs. Au final elle a eu raison, j'ai enchainé facilement le BTS, la license, et le master en informatique industriel, sans jamais me fouler ni trop bosser. Durant ce BTS j'ai rencontré ma femme actuelle, elle m'a permis de me poser, de faire moins de conneries, d'arrêter la clope et d'aller à la fac. Mes parents étaient assez riches pour que je n'ai pas les bourses mais assez pauvres pour que je ne puisse pas aller à la fac tous les jours en voiture et il n'y avait pas de bus non plus. Donc, au bout de 8mois de couple, j'emménage dans son appartement CROUS de 18m² et c'est partie! D'ailleurs, je ne la remercierais jamais assez de m'avoir permis de faire ces études. La fac a vraiment été la meilleure partie de ma vie étudiante, on s'est fait un groupes d'amis de 6 personnes de la License au Master, pleins de soirée, pleins de funs, une entraide de fous qui nous a permis de décrocher le diplôme sans trop de stress. Si je devais décrire mes études ce serait en disant : A des facilités mais n'en glande pas une.

    Ensuite arrive la vie professionnelle, je vous avais dit que je vivais dans une région pourrie et qu'en 2009, y avait pas de taf? bah voilà c'est dit. Je me suis retrouvé au bout de 9 mois de "chômage" à répondre à une offre d'emploi pour une SSII parisienne et à déménager du jour au lendemain, ça a été un peu surréaliste d'ailleurs :
    - allo, mr Clydo? oui, alors vous pouvez venir signer votre contrat demain? (on est lundi) et vous commencez lundi prochains dans nos locaux parisiens?
    - ha euh ok, mais j'habite en lorraine, j'ai pas d'appart, rien.
    - Ok, mais vous êtes là demain à 10h pour signer hein? notre client a besoin de vous.
    - Mais pour le logement?
    - Vous allez y arriver, ne vous inquiétez-pas, à demain!
    *Bip* *Bip* *Bip* *Bip* *Bip*

    Ok, j'ai réussi, un foyer de jeunes travailleurs à Menilmontant, j'ai eu mes clefs le vendredi pour commencer à bosser le lundi, plus jamais j'accepte un truc pareil. Ce foyer était une prison avec des coupons pour manger un jour sur deux. Les toilettes et les douches étaient sur le palier (3 toilettes et 3 douches pour 20 chambres). Et tout ça pour la modique somme de 480€ mensuel. Heureusement, j'y ai rencontré deux filles formidables qui m'ont bien aidé à m'acclimater à la vie parisienne.
    J'y suis resté 5 mois puis j'ai fait de la collocation dans une caserne de gendarmerie avec mon meilleur ami pendant presque un an, avant que ma femme me rejoigne et qu'on prenne un appartement ensemble. Ces 13 mois ont été épuisants à base d'aller/retours toutes les semaines en Lorraine, très peu de weekend de repos, toujours sur la route ou dans le train.
    Mes missions se sont enchainés, j'ai changé deux fois de boite et maintenant, je suis devant un dilemme. J'ai un salaire plus qu'honnête mais un boulot chiant à mourir ou je n'ai que 2h de taf effectifs par jours (quand y a du boulot)et ça me pèse. Je ne peux pas en parler autour de moi (sauf à ma femme qui me soutient) car les gens ne comprennent pas que je puisse me plaindre d'être payé à rien foutre, à ne rien produire et à trainer sur le net. Mais bordel c'est long les journées comme ça, l'estime de soi est au plus bas et des fois j'ai l'impression de déprimer, moral dans les chaussettes, larmes aux yeux, envie d'hurler, pas envie de sortir du lit, je me suis même remis à fumer des joints certains jours pour tuer le temps...
    Mais le pire, c'est que mon client est content de ma prestation et me garde depuis bientôt 4ans. Bref c'est pas la joie, mais ce taf a des avantages, horaires tranquille (7h 15h40 quand je vais sur site ou 8h 16h40 en télétravail, il paye bien, et ça me permets de voir mon fils et de m'en occuper tous les jours). Faut que je tienne jusqu'à notre déménagement en Juillet/Aout loin de cette région maudite qu'est l'ile de France. Je pense que ça me rassurera aussi pour le projet d'un second enfant, car là actuellement, je le sens pas vraiment.


    Ca fait du bien à écrire, mais ça fait mal aussi, je suis tout autant perdu qu'avant mais j'ai pu mettre des mots sur certains problèmes.

  22. #202
    Citation Envoyé par Clydopathe Voir le message
    Je vais faire aussi un post sur mon passé, ça sera moins épique que la plupart d'entre vous mais l'exercice semble intéressant pour faire le point.

    Spoiler Alert!

    Je suis né en 1986 dans une petite ville de Lorraine d'à peine 5000 habitants. J'ai eu une enfance assez cool avec un petit frère qui m'a rendu chèvre et vice versa.
    Pour ce qui est de la vie de famille, j'ai connu un double divorce de la part de mes parents. Ils ont divorcé une première fois quand j'avais 10ans, se sont remis ensemble à mes 11ans et se sont de nouveau séparés vers mes 23 ans. Donc niveau stabilité ça a été un peu compliqué à gérer. Surtout que mon père a eu la bonne idée de se mettre avec ma tante (la femme du frère de ma mère), je vous laisse imaginer le bordel familial avec tous les dramas associés. Je ne connais pas la moitié de mes cousins/cousines à cause de drame familiales liés à l'alcool, pas une soirée de fête avec eux ne s'est bien fini (engueulades, coup, murs cassés, j'ai même vu des membres de cette famille se menacer à coup de couteau, on s'est déjà fait viré le jour même de notre arrivée en vacances chez une de nos tantes à 800 bornes de chez nous), donc niveau famille j'ai un peu de mal à gérer. Une de mes plus grosses frayeurs est de répéter ce schéma, et je fais tout ce qui est possible pour ne pas le faire, mais des fois on se rends compte trop tard des séquelles laissés par notre passé. Ca en est à un point ou je m'interdis de boire en soirée en famille plus d'un verre d'alcool ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose.

    Je suis proche de mon père, de ma mère, de mon frère et de ma belle famille, les autres s'ils n'existaient pas, ça ne changerait rien pour moi.

    Mes années au primaire se sont très bien passé avec des profs super cool, on a gagné pleins de concours nationaux (poésie, europe, la péniche de l'environnement, le noël de l'Elysée). Mais arrivé au collège c'est la douche froide, petite ville, trois collèges différents et mes copains venant d'autres villages se sont tous retrouvés attachés à d'autres collèges. Je me fais quelques copains, mais on est plutôt les têtes de turc, on se fait pas trop emmerdé car je me sais me battre mais on est pas forcément bien vu, on est plutôt mis à l'écart pendant ses quatres années. J'ai des parents un peu strict mais tant que je donne le change, je peux jouer au JV comme je veux et regarder la tv pareil, mais c'est plutôt les lectures jusque pas d'heures qui me mange énormément mes heures de sommeil. J'essaye de faire du sport "extreme" (skate/roller/vélo) mais les finances et le côté strict de mes parents ne me permettent pas d'avoir du matériel correct donc je ne progresse pas (et mes parents qui ne comprennent pas qu'un skate Cora à 20€ c'est normal qu'il pete en 5min). Bref, c'est la période ou la ps1 et la N64 ont le plus tourné dans ma vie.

    Ensuite, arrive le lycée, ça se passe un peu mieux, même si je perds encore les copains fait au collège (apprentissage et autres voies pour eux). Je m'y fais quelques potes avec qui je découvre les joies des Lan party, des concerts de punk/métal, la picole. En parallèle, je me fais un autre groupe d'amis avec qui je commence à faire des grosses conneries (fumer des clopes de la weed, tagger des murs, abimer des bien publics, faire chier le monde, picoler à en faire un quasi come éthylique). J'ai même réussi à failli finir en GAV pour possession de weeds. Heureusement, j'arrive à cacher tout ça à ma famille et aujourd'hui je ne sais toujours pas comment j'ai pu faire et tant meiux car à l'époque mon père m'aurait clairement mis à la porte.

    Mais niveau fille, c'est toujours le néant (au point que mon père me pense gay), quelques relations de quelques semaines, une sex-friend autant paumé que moi sur le sujet mais qui est devenu une vraie amie que j'ai encore maintenant et que j'ai même invité à mon mariage avec l'accord de femme (oui, elle connaissat l'historique).

    Après le lycée, j'ai fait un BTS forcé par ma mère car elle rêvait d'avoir un de ses fils obtenir des diplômes supérieurs. Au final elle a eu raison, j'ai enchainé facilement le BTS, la license, et le master en informatique industriel, sans jamais me fouler ni trop bosser. Durant ce BTS j'ai rencontré ma femme actuelle, elle m'a permis de me poser, de faire moins de conneries, d'arrêter la clope et d'aller à la fac. Mes parents étaient assez riches pour que je n'ai pas les bourses mais assez pauvres pour que je ne puisse pas aller à la fac tous les jours en voiture et il n'y avait pas de bus non plus. Donc, au bout de 8mois de couple, j'emménage dans son appartement CROUS de 18m² et c'est partie! D'ailleurs, je ne la remercierais jamais assez de m'avoir permis de faire ces études. La fac a vraiment été la meilleure partie de ma vie étudiante, on s'est fait un groupes d'amis de 6 personnes de la License au Master, pleins de soirée, pleins de funs, une entraide de fous qui nous a permis de décrocher le diplôme sans trop de stress. Si je devais décrire mes études ce serait en disant : A des facilités mais n'en glande pas une.

    Ensuite arrive la vie professionnelle, je vous avais dit que je vivais dans une région pourrie et qu'en 2009, y avait pas de taf? bah voilà c'est dit. Je me suis retrouvé au bout de 9 mois de "chômage" à répondre à une offre d'emploi pour une SSII parisienne et à déménager du jour au lendemain, ça a été un peu surréaliste d'ailleurs :
    - allo, mr Clydo? oui, alors vous pouvez venir signer votre contrat demain? (on est lundi) et vous commencez lundi prochains dans nos locaux parisiens?
    - ha euh ok, mais j'habite en lorraine, j'ai pas d'appart, rien.
    - Ok, mais vous êtes là demain à 10h pour signer hein? notre client a besoin de vous.
    - Mais pour le logement?
    - Vous allez y arriver, ne vous inquiétez-pas, à demain!
    *Bip* *Bip* *Bip* *Bip* *Bip*

    Ok, j'ai réussi, un foyer de jeunes travailleurs à Menilmontant, j'ai eu mes clefs le vendredi pour commencer à bosser le lundi, plus jamais j'accepte un truc pareil. Ce foyer était une prison avec des coupons pour manger un jour sur deux. Les toilettes et les douches étaient sur le palier (3 toilettes et 3 douches pour 20 chambres). Et tout ça pour la modique somme de 480€ mensuel. Heureusement, j'y ai rencontré deux filles formidables qui m'ont bien aidé à m'acclimater à la vie parisienne.
    J'y suis resté 5 mois puis j'ai fait de la collocation dans une caserne de gendarmerie avec mon meilleur ami pendant presque un an, avant que ma femme me rejoigne et qu'on prenne un appartement ensemble. Ces 13 mois ont été épuisants à base d'aller/retours toutes les semaines en Lorraine, très peu de weekend de repos, toujours sur la route ou dans le train.
    Mes missions se sont enchainés, j'ai changé deux fois de boite et maintenant, je suis devant un dilemme. J'ai un salaire plus qu'honnête mais un boulot chiant à mourir ou je n'ai que 2h de taf effectifs par jours (quand y a du boulot)et ça me pèse. Je ne peux pas en parler autour de moi (sauf à ma femme qui me soutient) car les gens ne comprennent pas que je puisse me plaindre d'être payé à rien foutre, à ne rien produire et à trainer sur le net. Mais bordel c'est long les journées comme ça, l'estime de soi est au plus bas et des fois j'ai l'impression de déprimer, moral dans les chaussettes, larmes aux yeux, envie d'hurler, pas envie de sortir du lit, je me suis même remis à fumer des joints certains jours pour tuer le temps...
    Mais le pire, c'est que mon client est content de ma prestation et me garde depuis bientôt 4ans. Bref c'est pas la joie, mais ce taf a des avantages, horaires tranquille (7h 15h40 quand je vais sur site ou 8h 16h40 en télétravail, il paye bien, et ça me permets de voir mon fils et de m'en occuper tous les jours). Faut que je tienne jusqu'à notre déménagement en Juillet/Aout loin de cette région maudite qu'est l'ile de France. Je pense que ça me rassurera aussi pour le projet d'un second enfant, car là actuellement, je le sens pas vraiment.


    Ca fait du bien à écrire, mais ça fait mal aussi, je suis tout autant perdu qu'avant mais j'ai pu mettre des mots sur certains problèmes.
    Attend tu veux dire que ta victoire au KLJV ne signifie rien pour toi ? Sinon force à toi et aux autres !
    Citation Envoyé par Noël Lagoia
    Tahia, je t'aime car tu es magique !

  23. #203
    Citation Envoyé par Clydopathe Voir le message
    Je vais faire aussi un post sur mon passé, ça sera moins épique que la plupart d'entre vous mais l'exercice semble intéressant pour faire le point.

    Spoiler Alert!

    Je suis né en 1986 dans une petite ville de Lorraine d'à peine 5000 habitants. J'ai eu une enfance assez cool avec un petit frère qui m'a rendu chèvre et vice versa.
    Pour ce qui est de la vie de famille, j'ai connu un double divorce de la part de mes parents. Ils ont divorcé une première fois quand j'avais 10ans, se sont remis ensemble à mes 11ans et se sont de nouveau séparés vers mes 23 ans. Donc niveau stabilité ça a été un peu compliqué à gérer. Surtout que mon père a eu la bonne idée de se mettre avec ma tante (la femme du frère de ma mère), je vous laisse imaginer le bordel familial avec tous les dramas associés. Je ne connais pas la moitié de mes cousins/cousines à cause de drame familiales liés à l'alcool, pas une soirée de fête avec eux ne s'est bien fini (engueulades, coup, murs cassés, j'ai même vu des membres de cette famille se menacer à coup de couteau, on s'est déjà fait viré le jour même de notre arrivée en vacances chez une de nos tantes à 800 bornes de chez nous), donc niveau famille j'ai un peu de mal à gérer. Une de mes plus grosses frayeurs est de répéter ce schéma, et je fais tout ce qui est possible pour ne pas le faire, mais des fois on se rends compte trop tard des séquelles laissés par notre passé. Ca en est à un point ou je m'interdis de boire en soirée en famille plus d'un verre d'alcool ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose.

    Je suis proche de mon père, de ma mère, de mon frère et de ma belle famille, les autres s'ils n'existaient pas, ça ne changerait rien pour moi.

    Mes années au primaire se sont très bien passé avec des profs super cool, on a gagné pleins de concours nationaux (poésie, europe, la péniche de l'environnement, le noël de l'Elysée). Mais arrivé au collège c'est la douche froide, petite ville, trois collèges différents et mes copains venant d'autres villages se sont tous retrouvés attachés à d'autres collèges. Je me fais quelques copains, mais on est plutôt les têtes de turc, on se fait pas trop emmerdé car je me sais me battre mais on est pas forcément bien vu, on est plutôt mis à l'écart pendant ses quatres années. J'ai des parents un peu strict mais tant que je donne le change, je peux jouer au JV comme je veux et regarder la tv pareil, mais c'est plutôt les lectures jusque pas d'heures qui me mange énormément mes heures de sommeil. J'essaye de faire du sport "extreme" (skate/roller/vélo) mais les finances et le côté strict de mes parents ne me permettent pas d'avoir du matériel correct donc je ne progresse pas (et mes parents qui ne comprennent pas qu'un skate Cora à 20€ c'est normal qu'il pete en 5min). Bref, c'est la période ou la ps1 et la N64 ont le plus tourné dans ma vie.

    Ensuite, arrive le lycée, ça se passe un peu mieux, même si je perds encore les copains fait au collège (apprentissage et autres voies pour eux). Je m'y fais quelques potes avec qui je découvre les joies des Lan party, des concerts de punk/métal, la picole. En parallèle, je me fais un autre groupe d'amis avec qui je commence à faire des grosses conneries (fumer des clopes de la weed, tagger des murs, abimer des bien publics, faire chier le monde, picoler à en faire un quasi come éthylique). J'ai même réussi à failli finir en GAV pour possession de weeds. Heureusement, j'arrive à cacher tout ça à ma famille et aujourd'hui je ne sais toujours pas comment j'ai pu faire et tant meiux car à l'époque mon père m'aurait clairement mis à la porte.

    Mais niveau fille, c'est toujours le néant (au point que mon père me pense gay), quelques relations de quelques semaines, une sex-friend autant paumé que moi sur le sujet mais qui est devenu une vraie amie que j'ai encore maintenant et que j'ai même invité à mon mariage avec l'accord de femme (oui, elle connaissat l'historique).

    Après le lycée, j'ai fait un BTS forcé par ma mère car elle rêvait d'avoir un de ses fils obtenir des diplômes supérieurs. Au final elle a eu raison, j'ai enchainé facilement le BTS, la license, et le master en informatique industriel, sans jamais me fouler ni trop bosser. Durant ce BTS j'ai rencontré ma femme actuelle, elle m'a permis de me poser, de faire moins de conneries, d'arrêter la clope et d'aller à la fac. Mes parents étaient assez riches pour que je n'ai pas les bourses mais assez pauvres pour que je ne puisse pas aller à la fac tous les jours en voiture et il n'y avait pas de bus non plus. Donc, au bout de 8mois de couple, j'emménage dans son appartement CROUS de 18m² et c'est partie! D'ailleurs, je ne la remercierais jamais assez de m'avoir permis de faire ces études. La fac a vraiment été la meilleure partie de ma vie étudiante, on s'est fait un groupes d'amis de 6 personnes de la License au Master, pleins de soirée, pleins de funs, une entraide de fous qui nous a permis de décrocher le diplôme sans trop de stress. Si je devais décrire mes études ce serait en disant : A des facilités mais n'en glande pas une.

    Ensuite arrive la vie professionnelle, je vous avais dit que je vivais dans une région pourrie et qu'en 2009, y avait pas de taf? bah voilà c'est dit. Je me suis retrouvé au bout de 9 mois de "chômage" à répondre à une offre d'emploi pour une SSII parisienne et à déménager du jour au lendemain, ça a été un peu surréaliste d'ailleurs :
    - allo, mr Clydo? oui, alors vous pouvez venir signer votre contrat demain? (on est lundi) et vous commencez lundi prochains dans nos locaux parisiens?
    - ha euh ok, mais j'habite en lorraine, j'ai pas d'appart, rien.
    - Ok, mais vous êtes là demain à 10h pour signer hein? notre client a besoin de vous.
    - Mais pour le logement?
    - Vous allez y arriver, ne vous inquiétez-pas, à demain!
    *Bip* *Bip* *Bip* *Bip* *Bip*

    Ok, j'ai réussi, un foyer de jeunes travailleurs à Menilmontant, j'ai eu mes clefs le vendredi pour commencer à bosser le lundi, plus jamais j'accepte un truc pareil. Ce foyer était une prison avec des coupons pour manger un jour sur deux. Les toilettes et les douches étaient sur le palier (3 toilettes et 3 douches pour 20 chambres). Et tout ça pour la modique somme de 480€ mensuel. Heureusement, j'y ai rencontré deux filles formidables qui m'ont bien aidé à m'acclimater à la vie parisienne.
    J'y suis resté 5 mois puis j'ai fait de la collocation dans une caserne de gendarmerie avec mon meilleur ami pendant presque un an, avant que ma femme me rejoigne et qu'on prenne un appartement ensemble. Ces 13 mois ont été épuisants à base d'aller/retours toutes les semaines en Lorraine, très peu de weekend de repos, toujours sur la route ou dans le train.
    Mes missions se sont enchainés, j'ai changé deux fois de boite et maintenant, je suis devant un dilemme. J'ai un salaire plus qu'honnête mais un boulot chiant à mourir ou je n'ai que 2h de taf effectifs par jours (quand y a du boulot)et ça me pèse. Je ne peux pas en parler autour de moi (sauf à ma femme qui me soutient) car les gens ne comprennent pas que je puisse me plaindre d'être payé à rien foutre, à ne rien produire et à trainer sur le net. Mais bordel c'est long les journées comme ça, l'estime de soi est au plus bas et des fois j'ai l'impression de déprimer, moral dans les chaussettes, larmes aux yeux, envie d'hurler, pas envie de sortir du lit, je me suis même remis à fumer des joints certains jours pour tuer le temps...
    Mais le pire, c'est que mon client est content de ma prestation et me garde depuis bientôt 4ans. Bref c'est pas la joie, mais ce taf a des avantages, horaires tranquille (7h 15h40 quand je vais sur site ou 8h 16h40 en télétravail, il paye bien, et ça me permets de voir mon fils et de m'en occuper tous les jours). Faut que je tienne jusqu'à notre déménagement en Juillet/Aout loin de cette région maudite qu'est l'ile de France. Je pense que ça me rassurera aussi pour le projet d'un second enfant, car là actuellement, je le sens pas vraiment.


    Ca fait du bien à écrire, mais ça fait mal aussi, je suis tout autant perdu qu'avant mais j'ai pu mettre des mots sur certains problèmes.
    Je suis un peu dans la même situation que toi sur mon boulot actuel. Et passer de la gestion de crise industrielle dans plusieurs pays, à un boulot plus que plan-plan où je ne travaille que 2h par jour c'est pas facile.

    Mais pour garder le moral je me suis lancé sur divers projets pendant mes heures de boulot. J'ai commencé à vachement me renseigner sur le monde de l'épargne et de la bourse (objectif faire du fric et devenir indépendant financièrement), je prend aussi pas mal d'ebook pour me former à des sujets qui m'intéressent. Tu as déjà creuser la piste de faire autre chose pendant tes horaires de bureau ?

    Avec la crise sanitaire actuelle tu n'as pas la possibilité de télétravailler ?
    Signature merde !

  24. #204
    Citation Envoyé par Tahia Voir le message
    Attend tu veux dire que ta victoire au KLJV ne signifie rien pour toi ? Sinon force à toi et aux autres !
    Si ça m'a même aidé à tenir pendant une année de boulot très complexe.

    Si je suis en télétravail, mais pour le coup, c'est Steam qui a l'ascendant sur ma motivation. J'ai essayé de développer un peu, je rêverais de faire un jeu par exemple. Et là je suis un des orgas du KLJV et je m'y mets à fond.

  25. #205
    Citation Envoyé par Clydopathe Voir le message

    Spoiler Alert!

    Mes missions se sont enchainés, j'ai changé deux fois de boite et maintenant, je suis devant un dilemme. J'ai un salaire plus qu'honnête mais un boulot chiant à mourir ou je n'ai que 2h de taf effectifs par jours (quand y a du boulot)et ça me pèse. Je ne peux pas en parler autour de moi (sauf à ma femme qui me soutient) car les gens ne comprennent pas que je puisse me plaindre d'être payé à rien foutre, à ne rien produire et à trainer sur le net. Mais bordel c'est long les journées comme ça, l'estime de soi est au plus bas et des fois j'ai l'impression de déprimer, moral dans les chaussettes, larmes aux yeux, envie d'hurler, pas envie de sortir du lit, je me suis même remis à fumer des joints certains jours pour tuer le temps...
    Mais le pire, c'est que mon client est content de ma prestation et me garde depuis bientôt 4ans. Bref c'est pas la joie, mais ce taf a des avantages, horaires tranquille (7h 15h40 quand je vais sur site ou 8h 16h40 en télétravail, il paye bien, et ça me permets de voir mon fils et de m'en occuper tous les jours).
    Je lis ce topic, je n'ai pas raconte mon passe, pas sur du tout de le faire.
    Mais une partie de ma vie pourrait avoir été la tienne, au mot près (sauf weed).
    Boulot a rien faire, personne qui ne comprend que tu rales a glander. C'était juste un peu plus extreme pour moi, les 2h de boulot effectif, c'était par semaine, le télétravail, c'était 100% du temps, et ca a dure plus de 10 ans.

    Je dirais que ca s'est bien fini pour moi.
    Je dirais aussi que ca tient du miracle.
    Alors fuis, change, fais quelque chose.

    A ta dispo pour en causer en privé, je connais tellement bien ce genre de situation (si ca peut t'aider).

  26. #206
    Citation Envoyé par ursule15 Voir le message

    Je dirais que ca s'est bien fini pour moi.
    Je dirais aussi que ca tient du miracle.
    Alors fuis, change, fais quelque chose.
    Pourquoi parles tu de miracle ? Une nouvelle opportunité t'es tombé toute seule dans le bec ?
    Signature merde !

  27. #207
    J'ai pas encore lu Clydo, je le ferai en rentrant. Je voulais profiter que ce topic remonte pour signaler que j'édite mon post de la première page. En effet, je souhaitais raconter plus en détails ma relation avec l'alcool et comment j'en suis arrivé là, vu que certains peuvent se poser des questions. J'avais demandé à la modération si je pouvais ouvrir un topic sur les addictions mais à la réflexion c'est peut-être pas judicieux sur ce forum, sachez juste que je peux en parler volontiers en mp. Je profite d'être en stage en EPN, y a les gosses qui jouent à Fortnite et Overwatch là, jsuis tranquille J'ai donc (ré)écris vite fait sur mon histoire avec le prod et rajouté au premier post. C'est long donc en spoil


    Spoiler Alert!

    J'ai commencé à fumer du cannabis à 16 ans de temps en temps. A 17 je fumais quotidiennement au lycée, j'échangeais mes repas de cantine contre du shit...et j'avais toujours des mecs avec qui je trainais pour me payer de quoi fumer à chaque pause. C'est à cet âge que mon histoire avec l'alcool a débuté.

    D'abord quelques alcoolisations les WE, quelques bières et j'étais malade, mais je buvais chaque fois pour être ivre. Ca me détendait, me rendait plus sûr de moi, j'étais extrêmement introverti et timide. A 18 ans j'ai commencé ce qui aurait dû être des études supérieures, loin de ma ville natale. J'idéalisais déjà la vie des rock stars mortes à 27 ans et je trouvais que Gainsbourg avait la classe. J'ai vécu une histoire de coeur qui m'a ravagé en terminale et plus rien ne m'importait. Mon univers n'était que musique rock et défonce. J'habitais loin de chez mes parents qui avaient été très étouffants durant toute mon adolescence et j'ai donc fait tout ce qu'on n'attendait pas de moi: du rock (un peu), la fête (beaucoup). Tout sauf des études. C'était alors 3 ou 4 cuites par semaine, cannabis toute la journée et quelques fois des alcoolisations en journée (pour me donner du courage lorsque je devais aller malgré tout à la fac...) Ca a duré 4 ans à ce rythme. Mes relations avec mes parents, qui n'étaient déjà pas très bonnes, étaient carrément arrivées à un point où toute discussion était devenue impossible.

    A 22 ans j'ai quitté le domicile parental et je suis parti bosser et vivre avec des amis. J'ai stoppé le cannabis (plus les moyens mais surtout ça me rendait complètement parano, peureux et feignant, ce que je ne voulais pas être.) Mais j'ai bu de plus belle. Pour me donner du courage, toujours, car ça m'aidait aussi à croire que je prenais les bonnes décisions. Je travaillais en usine et en restauration avec comme objectif la musique. A 28 ans j'ai pu réaliser ce rêve en travaillant d'abord dans un studio d'enregistrement que j'avais cofondé pendant 3 ans ,puis comme musicien dans une compagnie de danse pendant 6 ans. Toutes ces années je m'alcoolisais toujours plus, cela me posait toujours plus de problèmes mais je continuais. Je prenais aussi différentes drogues: cocaïne, héroïne, extasy, champignons. C'était plus de l'ordre de l'extra, sauf l'héroïne que j'ai prise durant 3 ans mais que j'ai stoppée suite à un ultimatum de mon meilleur ami: j'arrêtais ou il ne m'adressait plus la parole.

    De l'âge de 23 ans à 38 ans j'ai eu deux relations de couple longues. Une de 9 ans et une de 6. Ma première petite copine me canalisait pas mal, mais nous ne vivions pas ensemble durant toutes les premières années. Elle faisait des études dans une autre ville. Sur la fin nous habitions ensemble depuis deux ans pour la première fois depuis le début de notre histoire mais très souvent je ne rentrais pas, prétextant du boulot au studio (souvent vrai) mais surtout parce que j'étais ivre et pas en état de rentrer le soir. Nous avons mis un terme à notre relation d'un presque commun accord (...). De là, plus rien ne pouvait m'arrêter. Les 6 mois qui suivirent je fus livré à moi-même, sans copine, sans patron, je ne faisais que boire et un peu de musique, pas suffisamment. J'ai, je ne sais pas comment, rencontré une nouvelle personne. (bon que je connaissais déjà mais on s'en fout) C'était peut-être pas la bonne pioche car l'adage qui se ressemble s'assemble n'est pas complètement galvaudé. Parce que même si elle consommait moins que moi, elle en profitait bien de son côté et ne me mettait aucune barrière. Je bossais alors comme musicien pour la compagnie de danse, ce qui me permettait de tenir, donnait un peu de sens à tout ce merdier. En 2015 ma petite amie m'a quitté. J'étais alors sous traitement ambulatoire depuis plusieurs mois suite à une première hospitalisation due à une alcoolisation sur le travail. Car oui j'avais un nouveau travail à partir de 2014 date à laquelle l'activité de la compagnie a diminué puis s'est arrêtée. Je travaillais comme cuisinier dans un centre d'arts du spectacle. J'ai mis fin à mon contrat en 2017, je n'étais plus apte à travailler.. J 'ai fait 5 cures en 3 ans (2015-2017) . Naturellement je buvais toujours malgré la médication que je prenais en abondance, rebuvais les jours même où je sortais de cure. A partir de 2017 ,je vivais reclu chez moi, ne faisais qu'être bourré du matin au soir et je prenais des médocs. Mon quotidien n'était rythmé que par les courses que j'allais faire à la supérette à côté de chez moi pour acheter de l'alcool. J'avais depuis 2016 perdu tous contacts avec mes amis qui avaient abandonné l'idée de me venir en aide (ça n'avait pas été faute d'essayer pourtant mais je ne voulais rien entendre.) De 2017 à 2018 je buvais une douzaine de 8,6/jour ou deux bouteilles de sky ou de vodka les débuts de mois et je prenais jusqu'à 3 antidépresseurs, 10 valium et plusieurs autres trucs en automédication (antipsychotiques...) Pas merci aux médecins qui m'ont prescrit tout ça durant des années sans plus de forme de contrôle. En même temps ils étaient un peu désarmés J'avais pris 30 kilos, j'étais arrivé à plus de 100.

    Il y a un peu moins de deux ans j'ai appelé à l'aide ma mère et je suis retourné vivre chez elle. Ca a été un combat de tous les jours, je lui mentais, cachais les bouteilles, je suis même allé à la voler une fois (10 euros en CB que je suis allé boire au bar en vitesse...)

    J'ai eu je ne sais pas trop pourquoi un déclic au mois de janvier. Enfin, une alcoolisation de plus sur mon boulot, je bossais comme cuistot en EHPAD et j'ai bu 3 litres de vin à 7h du mat'. Je me suis fait virer et j'ai beaucoup réfléchi même si ce n'était pas la première fois que je merdais au boulot, un vrai ras le bol était là. Je n'ai pas bu pendant 3 mois, une première depuis 25 ans, puis j'ai décidé d'arrêter les médicaments que je prenais en masse depuis 2014. Petit à petit j'ai commencé à y voir clair pour la première fois de ma vie. J'ai fait un gros bilan et un gros travail sur moi et je voyais enfin des choses positives dans ce merdier, cette bouillie, ce gâchis qu'était ma vie: J'avais malgré tout réalisé de belles choses artistiquement avec mes amis tout en étant indépendant financièrement, j'avais pu faire globalement ce que je voulais même si j'avais fait beaucoup de jobs alimentaires.. Je pouvais en être fier et reprendre ma vie en main en profitant de mon expérience. J'avais aussi quelques amis qui même si ils avaient jeté l'éponge sur les dernières années et fait leurs vies, étaient des supers mecs et des super meufs avec qui j'avais réalisé plein de choses (des assos, grosse part de ma vie également en dehors du boulot) Je les ai recontacté en prenant mon courage à deux mains et plusieurs m'ont dit qu'ils en pleuraient de joie, m'ont témoigné un profond respect, alors que tout ce temps je pensais qu'ils me haïssaient ou qu'ils me prenaient pour un con. J'ai repris la musique depuis juin( à l'heure actuelle j'ai 3 formations!) alors que je n'avais pas touché un instrument depuis 6 ans. J'ai plein de projets et d'envies artistiques et professionnels. J'ai perdu 30 kilos, je ne m'aime pas mais je m'accepte. J'ai envie de me marrer à nouveau. Mon projet professionnel qui est de mettre à profit mes expériences dans la musique , le culturel et l'informatique prennent forme dans l'animation et la médiation culturelle, je partirai bientôt en formation. Je suis rentré chez moi (j'avais gardé mon appart) . Je dois rester vigilant je le sais, pas qu'au niveau de l'alcool car je suis confiant, je n'ai plus envie de revivre ça, mais plutôt au niveau de mon humeur et mon moral. Pour l'instant je croise les doigts et j'ai envie d'en parler et d'aider ceux qui ont perdu espoir.

    J'ai survolé plein de trucs, j'allais pas rentrer dans les détails sordides, tout le monde sait ce que c'est qu'une cuite ou un coma éthylique. J'en ai vécu de nombreux. Quand j'y pense moi-même je me demande comment j'ai fait pour tenir tout ce temps, réussir à bosser, avoir une vie sociale, des amis...Pour le dernier point je crois que c'est parce que je n'ai jamais été un connard, j'ai toujours été un gentil, généreux, jamais violent, juste trop souvent abruti. J'étais un mélancolique mal dans ses pompes, éternel ado rêveur en rébellion. Le boulot, je gérais en en bavant, en tout cas jusqu'en 2015 où j'ai commencé à boire sur mon temps de travail en cuisine, puis de plus en plus.

    Voilà, c'était les grandes lignes de ma vie avec les prods, y a pas vraiment de conclusions autre à en tirer que c'est bien de la merde tout ça quand on est pas bien dans sa peau. Ca prend vite le dessus, insidieusement. Et à ceux qui se le demandent, oui l'abstinence lorsqu'on en est arrivé à ne plus pouvoir gérer est la seule issue. Et enfin qu'il n'y a pas vraiment de stade défini pour savoir si vous êtes addict ou non, la question à se poser est de savoir si ça a des conséquences sur sa vie. Lorsque ça commence, il est temps d'en parler, et d'écouter les autres pour mon cas, si seulement je l'avais fait plus tôt et avais été moins borné. Mais c'est un peu l'histoire de ma vie l'obstination, pour le meilleur et pour le pire, je n'en fais qu'à ma tête.


    J'ai essayé de résumer au max, Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas à poser des questions ou à me parler en mp si vous en avez envie
    Dernière modification par SilverPig ; 24/10/2020 à 00h02.
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  28. #208
    Citation Envoyé par SilverPig Voir le message
    (...)
    On retrouve dans la fin du récit des évènements que tu commençais déjà à raconter ici. Encore une fois bravo d'avoir réussi à changer le cap après tant d'années. Ça force le respect.

  29. #209
    Citation Envoyé par Félire Voir le message
    Pourquoi parles tu de miracle ? Une nouvelle opportunité t'es tombé toute seule dans le bec ?
    Un truc totalement inattendu oui.
    Apres, tombe tout seul dans le bec, benh c'est toujours pareil, faut être au bon endroit au bon moment. Faut aussi aider un peu la chance, genre tenter de rester up-to-date, laisser de bonnes impressions la ou on passe, se bouger.
    Mais dans mon cas, c'est vraiment inattendu oui.

  30. #210
    Arf Clydo, j'ai connu ça aussi les querelles familiales qui prenaient des proportions impensables...genre mon père qui a été jusqu'à cracher au visage de sa soeur, un oncle et une tante (cathos) qu'on n'a pas vu durant 10 ans parce que mon père avait prêté Les passagers du vent à ma cousine de 16 ans (sur les recommandations de son prof de français) et il passait pour le pervers limite pédophile de la famille... Ca m'a dégoûté très tôt de la structure familiale tout ça...

    Merci Rick, ça fait plaiz' mais y a pas de respect particulier à avoir, j'ai surtout beaucoup de chance (notamment d'avoir eu ma mère pour me soutenir). C'est juste le cours normal des choses. Perso aujourd'hui j'admire davantage les gens qui se lèvent à 5h pendant 40 ans pour aller bosser et faire vivre leur famille, élever leurs gosses plutôt que pour les mecs qui se défoncent en grattant 3 accords...je respecte et je comprends mais j'en suis revenu, ce courage est très relatif hein...
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

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