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  1. #121
    Street Fighter, c'est bien le jeu où y'a zéro "politique", plus parfait comme exemple tu peux pas trouver. T'as un cliché gros comme une montagne pour chaque pays en guise de combattant (parfois folkloriques comme l'espagnol ou l'indien, parfois inspirés de films à succès. Genre si le thaïlandais c'est un méchant, c'est parceque c'est celui du film avec VanDamme là, qui casse le dos de son frère ou chais pas quoi. Enfin voilà, ça n'a aucun rapport avec les relations Thaïlande/Japon ou quoi que ce soit), et ça roule. Y'a aucun sous-texte, je dirais même que le seul sous-texte à trouver c'est celui-là : "Bonjour, notre jeu n'a aucun sous entendu mal interprétable et se débrouille sciemment pour ne pas remuer la moindre vague, on est juste là pour les gnons et la rigolade, merci et au revoir."

  2. #122
    Citation Envoyé par Super Discount Voir le message
    Tu pourrais quand même faire un petit effort et argumenter sur l'éloge du libéralisme dans Sonic, parce qu'il est bleu comme l'UMP et que Tails est un renard, donc sournois et voleur comme un patron, et qu'ils finissent par battre un docteur Robotnik représentant les travailleurs, les machines-outils et le peuple. Sonic c'est la lutte des classes et la victoire de la classe dominante.

    Fais quand même tourner le nom de ton fournisseur, step'lait.

    Et le caca c'est de l'ârt. Faut réviser vos classiques.
    En fait tu t'en foutais de l'aspect politique de Street Fighter, c'était surtout Sonic qui t'intéressais.

    L'aspect politique de Sonic: il éveille le sens de l'écologie dés le plus jeune âge, la lutte contre l'industrialisation, et inculque la culture du marketing aux plus jeunes par le biais des shitty friends.

    Citation Envoyé par Momock Voir le message
    Street Fighter, c'est bien le jeu où y'a zéro "politique", plus parfait comme exemple tu peux pas trouver. T'as un cliché gros comme une montagne pour chaque pays en guise de combattant (parfois folkloriques comme l'espagnol ou l'indien, parfois inspirés de films à succès. Genre si le thaïlandais c'est un méchant, c'est parceque c'est celui du film avec VanDamme là, qui casse le dos de son frère ou chais pas quoi. Enfin voilà, ça n'a aucun rapport avec les relations Thaïlande/Japon ou quoi que ce soit), et ça roule. Y'a aucun sous-texte, je dirais même que le seul sous-texte à trouver c'est celui-là : "Bonjour, notre jeu n'a aucun sous entendu mal interprétable et se débrouille sciemment pour ne pas remuer la moindre vague, on est juste là pour les gnons et la rigolade, merci et au revoir."
    C'est l'inverse, c'est le film qui est inspiré du jeu. Et si cliché pour chaque pays, ça veut dire un commencement de message politique. Guile = l'armée 'Merica blond. Les gnons et la rigolade ? C'est pas le message du film Fight Club ? Que certains adulent comme une idole politique ?

    ça n'a aucun rapport avec les relations Thaïlande/Japon ou quoi que ce soit
    C'est une piste intéressante que tu soulignes là.

  3. #123
    Citation Envoyé par tompalmer Voir le message
    Sinon t'as la vision de Paul Ricoeur, lecture formelle et lecture interprétative.
    Dans l'idéal tu dois faire les deux.
    T'as pas peur, toi, d'étaler ta culture !
    Après avoir "Reader's Digester", quelques pages sur le net sur le sieur (), on pourrait imaginer un joueur savant (journaliste ?) qui ferait une lecture formelle des mécanismes du jeu en même temps qu'une analyse de la réaction, de l'émotivité d'un panel de joueurs lamdbas pour avoir une lecture interprétative la plus scientifique possible ?

  4. #124
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    T'as pas peur, toi, d'étaler ta culture !
    Après avoir "Reader's Digester", quelques pages sur le net sur le sieur (), on pourrait imaginer un joueur savant (journaliste ?) qui ferait une lecture formelle des mécanismes du jeu en même temps qu'une analyse de la réaction, de l'émotivité d'un panel de joueurs lamdbas pour avoir une lecture interprétative la plus scientifique possible ?
    si ya une démarche et une méthode sérieuse ou le journaliste n'est pas en meme temps partie je suis avec vous, quelque soient les résultats.

  5. #125
    Paul Ricoeur parle d'une démarche d'analyse sur ses propres influences, presque psychanalytique, comme une démarche de rigueur intellectuelle.

    PS : Je viens de jouir.

  6. #126
    Moi je la vois déja cette vision des choses, on trouve des youtubeurs qui décortiquent le level design, les influences ... Et en même temps ils jouent donc l'oeuvre les touche.
    Grand maître du lien affilié

  7. #127
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Le jeu n'est pas une création pure sans influence ni message. Le message peut être débile, mais il existe.
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Après chacun sa grille de lecture, moi j'aime que le background d'un jeu soit fouillé, cohérent, le gameplay est secondaire.
    Non. Définitivement, non.

    L'influence et le soi-disant message sont des choses très différentes.

    L'influence existe, c'est tout le bagage intellectuelle, culturelle, artistique etc. des créatifs. Elle n'est pas toujours palpable, ni même consciente, elle peut même ne jamais transparaître dans l'œuvre en question, mais elle est là, bornée au cadre de l'œuvre.

    Le « message », quel qu'il soit, c'est autre chose. C'est ce que le créatif a la prétention de te faire retenir au-delà même de l'œuvre, au-delà même des spécificités de l'œuvre. C'est outrepasser le rôle premier du game designer - qui est de divertir, je le rappelle - pour doucement glisser vers le bourrage de crâne insidieux. C'est trahir l'essence même du jeu, en érigeant des barrières idéologiques là où elles n'ont pas lieu d'être.

    Et entre nous, t'en connais beaucoup, toi, des jeuxv avec un « message » ? Des références, tout au plus (et là je te rejoins, les univers recherchés, c'est chouette, mais pas le moindre rapport avec un quelconque message) pas toujours très subtiles, d'ailleurs, mais tu pourrais me citer un seul vrai « jeu vidéo pamphlet » ? Indice : y en a pas.

    Au mieux, on a des non-jeux péteux qu'une poignée d'hipsters allumés vont s'empresser de porter aux nues (lancez Big Bear sur Gone Home, pour voir, on en a pour 10 pages), au pire, on a... ah ben oui, la même chose. Parce qu'il est là, le vrai problème, tout cet enfumage se fait au détriment du gameplay. Tu peux avoir trouze milles niveaux de lecture si ça te chante, si t'as pas un gameplay béton, et ben ton jeu, quoiqu'on en dise, c'est de la merde en barres.

    Quand je lis « le gameplay c'est secondaire », j'ai envie de te demander : pourquoi tu joues à un jeu vidéo alors* ? Au cinéma, l'image est secondaire ? Tu zieutes un film pour ses musiques et dialogues, en fait. Et les films muets, t'en penses quoi ?

    Et sérieusement, tompalmer, t'es une vraie baltringue. Tu ponds gentiment ta crotte (qui a été recalée en tant que niouze, c'est déjà moyen) pour te faire mousser, avant de détaler comme un voleur. Tu ne définis pas les termes du sujet, tu ne traces pas de fil conducteur, tu ne précises ni le thème ni ta pensée, « démerdez-vous les gars, #yolo ». En relisant le topic, j'ai l'impression de lire une discussion d'ivrognes :
    - « Truite. Hips. »
    - « Meuh non, gros nul, jus d'orange. »

    OK


    *Je me rends compte d'ailleurs qu'il y a un vrai créneau pour les « œuvres interactives ». Avec les tablettes et toutes ces conneries de multi-écrans, y a vraiment la place pour des bouquins-jeux : la richesse de l'écriture et la puissance des images. Tu lis, et à côté tu as les décors et/ou les personnages qui prennent vie, ça peut être chouettos. Si j'avais du pognon, je me lancerais là-dedans.

    EDIT : vas-y sa race, là, j'ai une page de retard.

  8. #128
    Paul Ricoeur, toujours, parle d'un biais de subjectivité, quand je parlais de ses influences, ce n'est pas celle de l’œuvre étudiée mais de celle de l'observateur. On peut aimer ou détester un jeu pour de mauvaises raisons qui ne sont pas liées au jeu lui-même. D'où l'intérêt d'observer le ressenti d'autres joueurs.
    Après et pour finir sur une note légère (quoiqu'un peu grasse ) : ce n'est pas parce que des milliards de mouches mangent de la merde, que c'est forcément bon.

  9. #129
    Citation Envoyé par Ivano Voir le message
    Des trous du cul qui se branlent la nouille, il y en a dans tous les domaines. En sciences dites dures aussi, crois-moi. C'est juste que ça se voit moins facilement quand on y connaît rien. Par exemple entre un mec qui écrit des formules sans pertinence juste pour se faire mousser et un mec qui écrit des formules pertinentes, un profane comme moi n'y verra que du feu.

    Sinon : les critiques d'art ne se contentent pas d'analyser des ressentis. Ils analysent les méthodes et moyens de leur création (ils ne font pas que ça d'ailleurs, mais c'est ce dont tu parles en tous cas). Ce n'est pas du tout pareil. Par ailleurs avoir pour objet des ressentis ne serait pas non plus invalidant. Ce qui fait la science ce n'est pas l'objet, c'est la méthode (cf. Descartes, tout ça). Si on déploie une méthodologie, on agit en scientifique.

    Après faut pas nier qu'il existe de la grosse merde en critique d'art, mais ce n'est ni nouveau, ni inédit dans le jeu vidéo, ni spécifique à l'art. Mais la réduire à ça, c'est tout aussi raccourci que de la réduire à ses meilleurs avatars.
    ouais, je vois ce que tu veux dire.

    mais la ou c'est tres différent (quand meme) c'est qu'un mec qui publie un article pourri en physique ou en médecine, il va se faire défoncer par ses pairs, il passera pour un bouffon.

    Alors qu'en critique d'art, bah, une opinion vaut autant qu'une autre.

  10. #130
    Quelques messages, vieilles ficelles du jeux vidéo et de nombreux films :
    - Hérité de la religion : "le messie". Le héros démarre au bas de l'échelle mais est détenteur d'un pouvoir, d'un héritage dont il n'a pas conscience. A force de travail, de lutte, il va poursuivre une prophétie qui lui fera gravir un à un l'échelle social ou une autre connerie du genre. Car il croit, ou ses proches croient qu'il est l'élu.
    - "La vieille gloire, le héros trahi". Alors qu'il n'était qu'un simple exécutant qui pensait œuvrer du bon côté, le héros est trahi, devient gênant, ... Il décide alors de passer dans le camp d'en face.
    - La corruption du pouvoir.
    - "Science sans conscience ....". La science débridée engendre des grosses catastrophes.
    - Le "vigilante", la bonne vieille loi du talion.
    Un petit florilège de trames scénaristiques bien usées qui délivre chacune leur petite morale.

  11. #131
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Quelques messages, vieilles ficelles du jeux vidéo et de nombreux films :
    - Hérité de la religion : "le messie". Le héros démarre au bas de l'échelle mais est détenteur d'un pouvoir, d'un héritage dont il n'a pas conscience. A force de travail, de lutte, il va poursuivre une prophétie qui lui fera gravir un à un l'échelle social

    C'est le speech de Hatred.

  12. #132
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Quelques messages, vieilles ficelles du jeux vidéo et de nombreux films :
    - Hérité de la religion : "le messie". Le héros démarre au bas de l'échelle mais est détenteur d'un pouvoir, d'un héritage dont il n'a pas conscience. A force de travail, de lutte, il va poursuivre une prophétie qui lui fera gravir un à un l'échelle social ou une autre connerie du genre. Car il croit, ou ses proches croient qu'il est l'élu.
    - "La vieille gloire, le héros trahi". Alors qu'il n'était qu'un simple exécutant qui pensait œuvrer du bon côté, le héros est trahi, devient gênant, ... Il décide alors de passer dans le camp d'en face.
    - La corruption du pouvoir.
    - "Science sans conscience ....". La science débridée engendre des grosses catastrophes.
    - Le "vigilante", la bonne vieille loi du talion.
    Un petit florilège de trames scénaristiques bien usées qui délivre chacune leur petite morale.
    tu remarqueras que le messie est toujours le "blanc" qui arrive dans une peuplade étrange et qui est le seul a pouvoir les sauver (aidé par quelques indigenes haut en couleurs). Ethnocentrisme / racisme édulcoré. Mythe du bon sauvage tout ça.

    far cry 3 par exemple.

  13. #133
    Comme exemple, relativement récent de jeu au gameplay pénible mais que je n'ai pas pu lâcher : Transistor
    Je ne sais pas, l'ambiance, la DA, l'univers, je n'avais qu'une envie, avancer dans l'histoire et ce malgré un gameplay assez répétitif sur la longueur.
    Par secondaire, j'entends qui vient en second, pas inexistant, le type de jeu est moins important que ce qu'il raconte pour moi.

  14. #134
    transistor c'est fantastique. c'est plus fin que ça n'en a l'air au niveau de l'histoire, et la DA est juste a tomber.

    j'avais pas joué a bastion, et l'ambiance de transistor m'a vraiment retourné.

  15. #135
    Citation Envoyé par Peysh Voir le message
    tu remarqueras que le messie est toujours le "blanc" qui arrive dans une peuplade étrange et qui est le seul a pouvoir les sauver (aidé par quelques indigenes haut en couleurs). Ethnocentrisme / racisme édulcoré. Mythe du bon sauvage tout ça.

    far cry 3 par exemple.
    - Le colonialisme, où comment imposer sa bonne culture aux peuplades indigènes à grand coups de rangers.

  16. #136
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Quelques messages, vieilles ficelles du jeux vidéo et de nombreux films :
    - Hérité de la religion : "le messie". Le héros démarre au bas de l'échelle mais est détenteur d'un pouvoir, d'un héritage dont il n'a pas conscience. A force de travail, de lutte, il va poursuivre une prophétie qui lui fera gravir un à un l'échelle social ou une autre connerie du genre. Car il croit, ou ses proches croient qu'il est l'élu.
    - "La vieille gloire, le héros trahi". Alors qu'il n'était qu'un simple exécutant qui pensait œuvrer du bon côté, le héros est trahi, devient gênant, ... Il décide alors de passer dans le camp d'en face.
    - La corruption du pouvoir.
    - "Science sans conscience ....". La science débridée engendre des grosses catastrophes.
    - Le "vigilante", la bonne vieille loi du talion.
    Un petit florilège de trames scénaristiques bien usées qui délivre chacune leur petite morale.
    C'est le cas aussi dans pas mal d'autres médias culturels, livres, films, etc... Y compris des chefs d'oeuvre. De toute façon, ce qui est raconté est souvent moins important que la façon dont c'est raconté. Sinon lire la critique suffirait.

    Au sujet des contes de fée par exemple, un structuraliste russe a montré dans les années 20 que tous les contes de fée suivaient la même structure de récit. Ca ne les rend pas inutiles pour autant. Chaque conte dit plus de choses que la structure qu'il partage pourtant avec tous les autres.

    De même, il y a un million de façon de traiter le sujet "science sans conscience" par exemple. Certaines seront inintéressantes, d'autres peuvent mener à des trucs géniaux, et pourtant les idées de base seront les mêmes.

  17. #137
    Citation Envoyé par Oduesp Voir le message
    *Je me rends compte d'ailleurs qu'il y a un vrai créneau pour les « œuvres interactives ». Avec les tablettes et toutes ces conneries de multi-écrans, y a vraiment la place pour des bouquins-jeux : la richesse de l'écriture et la puissance des images. Tu lis, et à côté tu as les décors et/ou les personnages qui prennent vie, ça peut être chouettos. Si j'avais du pognon, je me lancerais là-dedans.

    EDIT : vas-y sa race, là, j'ai une page de retard.
    je "joue" a vlad the impaler qui est ce qui se rapproche le plus d'une histoire dont vous etes le héro, et c'est bien fendard.
    ya clairement un crénau

    mais oui, sans gameplay, tu n'as pas de jeu.
    et vu qu'on a montré que le gameplay était un truc réac faisant appel à tes bas instincts de singe savant, ils sont bien emmerdés maintenant.
    le thread était fini au post 33.

  18. #138
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    - Le colonialisme, où comment imposer sa bonne culture aux peuplades indigènes à grand coups de rangers.
    L'histoire de la peuplade pacifique qui se fait écraser par le colonialisme européen c'est un peu le retour bien pensant du mythe du bon sauvage. Mais les peuplades indigènes ont rarement attendu le colonisateur pour se f... sur la gueule. Ce qui n'excuse pas les coups de rangers.

  19. #139
    Dans un jeu, quand tu extermines des barbares ton opinion / approbation / bonheur ne bouge pas. Par contre quand tu les assimiles, il baisse, en contrepartie tu as de nouvelles troupes quelques bonus, mais pas d'apport culturelle.

    ---------- Post added at 08h07 ---------- Previous post was at 07h12 ----------

    Il y a également les jeux post-ap qui tournent souvent autour de 4 thèmes :
    - l'homme est un loup pour l'homme. Débarrassé de toute figure d'autorité, l'homme redevient une bête.
    - la solidarité devient un luxe.
    - l'existence d'un paradis inaccessible peuplé d'élus / privilégiés.
    - l'homme est réduit à sa fonction, son métier. Curieusement les intellectuels, religieux sont des espèces inadaptées à la survie et inutiles, sauf à se regrouper dans une tour d'ivoire.

  20. #140
    Citation Envoyé par Peysh Voir le message
    tu remarqueras que le messie est toujours le "blanc" qui arrive dans une peuplade étrange et qui est le seul a pouvoir les sauver (aidé par quelques indigenes haut en couleurs). Ethnocentrisme / racisme édulcoré. Mythe du bon sauvage tout ça.

    far cry 3 par exemple.
    Ouais, sauf que dans Far Cry 3 tu te fais entuber de long en large par des indigènes beaucoup plus malins que toi en te faisant mousser n'importe quelle connerie comme un exploit "Oh là là, tu as récupéré trois lettres dans des carcasses d'avion de la seconde guerre mondiale, je vais avoir du boulot pour 50 ans avec ça !"

  21. #141
    C'est d'ailleurs un peu la mode ces temps-ci de jouer le con de service. Bioshock, Dishonored etc etc....
    Moi sur Steam Je suis salement suisse-romand.

  22. #142
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Quelques messages, vieilles ficelles du jeux vidéo et de nombreux films :
    - Hérité de la religion : "le messie". Le héros démarre au bas de l'échelle mais est détenteur d'un pouvoir, d'un héritage dont il n'a pas conscience. A force de travail, de lutte, il va poursuivre une prophétie qui lui fera gravir un à un l'échelle social ou une autre connerie du genre. Car il croit, ou ses proches croient qu'il est l'élu.
    - "La vieille gloire, le héros trahi". Alors qu'il n'était qu'un simple exécutant qui pensait œuvrer du bon côté, le héros est trahi, devient gênant, ... Il décide alors de passer dans le camp d'en face.
    - La corruption du pouvoir.
    - "Science sans conscience ....". La science débridée engendre des grosses catastrophes.
    - Le "vigilante", la bonne vieille loi du talion.
    Un petit florilège de trames scénaristiques bien usées qui délivre chacune leur petite morale.
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Dans un jeu, quand tu extermines des barbares ton opinion / approbation / bonheur ne bouge pas. Par contre quand tu les assimiles, il baisse, en contrepartie tu as de nouvelles troupes quelques bonus, mais pas d'apport culturelle.

    ---------- Post added at 08h07 ---------- Previous post was at 07h12 ----------

    Il y a également les jeux post-ap qui tournent souvent autour de 4 thèmes :
    - l'homme est un loup pour l'homme. Débarrassé de toute figure d'autorité, l'homme redevient une bête.
    - la solidarité devient un luxe.
    - l'existence d'un paradis inaccessible peuplé d'élus / privilégiés.
    - l'homme est réduit à sa fonction, son métier. Curieusement les intellectuels, religieux sont des espèces inadaptées à la survie et inutiles, sauf à se regrouper dans une tour d'ivoire.
    Ça, ce sont les influences, le flux entrant si tu préfères. C'est le fruit de tout ce qu'a lu/vu/entendu le scénariste, il est imprégné de tous ces pitches qui, à l'origine, véhiculaient effectivement un message.

    L'intention du pignouf qui les reprend tels quels, sans même chercher à les questionner, n'est pas de véhiculer le message. Il le véhicule de fait, certes, mais inconsciemment je pense, parce qu'il a toujours été bercé par ces structures de pensées hypocrites et cyniques. Et parce que c'est une grosse feignasse et/ou qu'il n'a pas un brin d'originalité pour pondre une intrigue valable. Donc autant ne pas en mettre.

    Et de là à dire qu'absolument tous les jeux ont un message, même avec ton acception large de ce qu'est un message, je maintiens que non. Ou alors donne-nous le message de Super Meat Boy (manifeste vidéoludique en faveur de l'avortement ?), Mario Kart (main mise des lobbies pétroliers ?), Dota (réminiscence de la Guerre Froide ? maltraitance animale ?), etc.

  23. #143
    Comme pour l'art, le créateur n'a pas forcement conscience du message qu'il fait passer. Je ne prétends pas comprendre tous les messages. Pour Super Meat Boy, on a le fameux Damsel in distress qui fait tant polémique. Dota, je n'y ai jamais joué, peut-être un truc pensé autour de son modèle économique ? Les produits Nintendo sont souvent de purs produits pensés marketing, j'avais fait tout un laius sur Super Smash Bros mais mon smartphone la bouffé : en gros répondre à la question que se pose tous les enfants, mon héros préféré est-il plus fort que le tien ? (comme Injustice : gods among us pour les plus grands). Pour Super Smash Bros c'est aussi une porte d'entrée vers d'autres jeux.

  24. #144
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Comme pour l'art, le créateur n'a pas forcement conscience du message qu'il fait passer. Je ne prétends pas comprendre tous les messages. Pour Super Meat Boy, on a le fameux Damsel in distress qui fait tant polémique. Dota, je n'y ai jamais joué, peut-être un truc pensé autour de son modèle économique ? Les produits Nintendo sont souvent de purs produits pensés marketing, j'avais fait tout un laius sur Super Smash Bros mais mon smartphone la bouffé : en gros répondre à la question que se pose tous les enfants, mon héros préféré est-il plus fort que le tien ? (comme Injustice : gods among us pour les plus grands). Pour Super Smash Bros c'est aussi une porte d'entrée vers d'autres jeux.
    Dota c'est l'ultra liberalisme. Tu obtiens des thunes par la violence en tuant des travailleurs qui n'ont pour seul horizon que d'aller d'un point A a un point B toute leur vie (les creeps) et cette thune doit ensuite etre utilisée pour adapter ton business model à ton marché et mettre en échec tes concurrents (les items).

    De plus, toi et tes amis êtes hiérarchisés par ordre de priorité dans l'allocation des ressources, certains grâce à leur parts dans la société ont droit d'en avoir plus. Et même si en tant que position 5 tu travaille autant que les autres, tu te feras niquer. (1. carry, 2. mid, 3. offlane, 4. support 1/ jungler, 5. support 2)

    Mais ça peut aussi se penser en tant que lutte de libération du prolétariat par la violence afin d'arriver au stade final du communisme (le nexus ennemi saute, tout le monde vit ensuite d'amour et d'eau fraiche), les creeps sont le prolétariat, l'ennemi est la bourgeoisie qu'il faut combatre par tous les moyens, quitte à utiliser ses outils, l'allocation du farm est le Plan Quinquennal, et dans le combat tout est possible, certains heros du peuple dépassant leur condition misérable de support pour décrocher un streak godlike. (stakhanov)
    Dernière modification par Peysh ; 27/11/2014 à 14h08.

  25. #145
    Je comprend pas trop cette hargne à priori envers les jeux à message.

    Si on prend The Walking Dead de TellTale, on a un exemple de jeu avec un gameplay extremement pourri (QTE + point&clic mal fait), mais ou tout l'interet se concentre sur la narration. De l'autre, on a Football Manager, la meilleure simu de gestion de club de football ever, mais où la narration est assez limitée je le concède. A quoi ça sert de comparer ces deux types de jeu? Si j'aime TWD, j'ai pas le droit d'aimer FM et réciproquement? Les deux jeux ne concourent pas du tout dans la meme catégorie, leurs sources de fun n'ont rien à voir entre elles, et si appliquer une critique sociale ou culturelle peut avoir un sens sur TWD, le faire sur FM c'est juste être à coté de la plaque.

    Pour revenir sur AC, dès qu'un jeu comporte des éléments narratifs un tant soit peu polémiques (la révolution française en est un), il est normal et plutôt sain qu'on les critique. Ce n'est pas parce que Mario Kart ou Street Fighter n'en possedent aucun que c'est le cas pour AC. Si Arno devait se contenter d'aller sauver Peach en sautant sur des dos de tortue, personne n'y aurait trouvé à redire, mais ce n'est pas le cas. Après, c'est sûr que le critique se doit d'avoir au minimum jouer au jeu pour qu'on l'écoute, pas juste vu une bande annonce random et en profiter pour raconter de la merde. Mais en attendant, si AC avait été un film, avec le meme budget, avec le même battage médiatique, qui raconte la révolution française du point de vue des anglo-saxons, on peut parier que la shitstorm aurait été 10 fois pire...

  26. #146
    Quant on dit que les jeux ne véhiculent pas de message, j'en cite quelques uns. Après ça tourne à l'examen : on propose un jeu et une réponse est proposée. Faut juste avoir conscience du / des messages, la narration finale peut être réussie.
    Je reviens à Super Meat Boy, c'est aussi une déclaration d'amour au jeu vidéo, un jeu hommage. Ca joue sur la corde sensible du joueur et forcément ça plait. Je ne réduit pas le jeu à ça, ni même à un intention volontaire. Les messages qui parlent aux sentiments, à l'émotion, ce sont les plus efficaces et parfois les plus difficiles à voir.

  27. #147
    Ce que je veux dire, c'est que le message d'un jeu est secondaire par rapport à son potentiel polémique.

    Super Mario ou Super Meat Boy n'ont que tres peu d'éléments susceptibles de choquer (bon ok, controler un sac de viande qui explose dans des gerbes de sang est un poil plus polémique qu'un plombier moustachu qui ceuille des fleurs et ramasse des champis, mais ça reste ultra-light). Alors que dans GTA, tout le jeu est polémique. La force de Rockstar, c'est aussi d'aller chercher la shitsorm, et de s'en tirer avec les honneurs. Et tu retires tout l'aspect polémique d'un GTA (genre tu joues un gentil flic avec une famille merveilleuse dans une ville youpi banane attaquée par des méchants très méchants), le jeu perd la majeure partie de son interet même si le GP reste à l'identique.

  28. #148
    Citation Envoyé par Rextherunt Voir le message
    Comme pour l'art, le créateur n'a pas forcement conscience du message qu'il fait passer. Je ne prétends pas comprendre tous les messages. Pour Super Meat Boy, on a le fameux Damsel in distress qui fait tant polémique. Dota, je n'y ai jamais joué, peut-être un truc pensé autour de son modèle économique ? Les produits Nintendo sont souvent de purs produits pensés marketing, j'avais fait tout un laius sur Super Smash Bros mais mon smartphone la bouffé : en gros répondre à la question que se pose tous les enfants, mon héros préféré est-il plus fort que le tien ? (comme Injustice : gods among us pour les plus grands). Pour Super Smash Bros c'est aussi une porte d'entrée vers d'autres jeux.


    Je n'ai rien contre les jeux qui possèdent un thème, beaucoup de joueurs aiment la narration. Mais il ne faut pas non plus trop prendre le jeu au sérieux et de chercher le moindre "message" là dedans ou d'y trouver un sens.
    Dernière modification par Louck ; 27/11/2014 à 17h08.

  29. #149
    Effectivement, mais dans ce cas tu acceptes que d'autres pensent à ta place. Et d'après ce que j'ai cru comprendre ce n'est pas le cas. Si tu ne met pas les mains dans le cambouis, tu te retrouves dépourvu quand tu veux réfuter des arguments qui te déplaisent sur le terrain des idées (des idées, hein, pas de la caricature, ni de l'attaque personnelle). Ma petite masturbation pseudo intellectuelle qui m'a beaucoup amusé n'aurait pas soutenu une analyse un peu poussée. Malheureusement, personne n'a été foutu de m'en opposé une.

    https://www.youtube.com/watch?v=9Cu1T3GToC4
    Dernière modification par Rextherunt ; 27/11/2014 à 23h22.

  30. #150
    Coucou tu veux voir mon message politique ?

    Citation Envoyé par Sabrovitch
    Trump c'est la déchéance du capitalisme et de la superpuissance américaine en une personne, c'est un peu le Gorbachev orange du bloc de l'Ouest.

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