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  1. #1231
    Citation Envoyé par Helix Voir le message
    Peut-être que tes anecdotes n'étaient pas marrantes en fait ?
    C'est le dur vécu des profs : penser que ses blagues sont amusantes. En fait non, on sais qu'elles ne sont pas drôles mais on profite du pouvoir qui nous est donné pour les raconter aux étudiants.

    Sinon oui, la commutation cours/recherche est compliqué au début. Après un peu de temps on s'habitue. Quoique non, j'ai des collègues qui n'y arrivent pas et qui filent sitôt leurs cours terminés.
    Y'a un élève du style "premier de la classe" qui pouffait à chacune de mes blagues
    Bon blog de critique littéraire : https://gnossiennes.wordpress.com/

  2. #1232
    Ca ne compte pas, il voulait donner une bonne impression.
    Rien ne me choque moi, je suis un scientifique ! - I. Jones

  3. #1233
    Citation Envoyé par Møgluglu Voir le message
    Non, ça dépend des disciplines.
    En informatique les revues ne comptent (presque) pas, d'ailleurs les IF des plus prestigieuses plafonnent autour de 1,5. On a surtout des conférences, et leur taux d'acceptation est une bonne première approximation de la "qualité" : 15% pour le haut du panier, 30% pour les confs honorables de second rang, 50% pour les confs write-only.
    En général quand tu as des résultats, tu commences par viser les confs 15%, puis après t'être fait bouler 2 ou 3 fois tu revois tes ambitions vers les confs 30%, et si ça veut vraiment pas tu te résignes à soumettre à une revue pour t'en débarrasser. De toute façon, le délai de traitement des journaux garantit qu'au moment de la publication, les résultats seront totalement obsolètes.
    Je découvre le sujet, alors je vais rebondir sur ce message pas si récent que ca, pour nuancer - même au sein de l'informatique, c'est variable (il me semble que l'informatique, section CNU 27, c'est largement la plus grosse section CNU, on y trouve des sous-communautes extrêmement diverses).

    Il y a clairement des parties de l'informatique ou les publications en revues sont au moins autant, voire nettement plus, valorisées qu'en conférences. Les gens qui font de la théorie des graphes publient énormément en revues et très peu en conférences; dans d'autres domaines de l'informatique dite théorique, les bonnes revues font jeu égal avec les bonnes conférences. En gros, s'il y a des théorèmes, c'est censé être valide a long terme, les revues sont importantes... (et c'est heureux: de temps en temps on tombe sur un papier d'une des conférences du top du top, mais manque de bol, le papier ne contient pas les preuves, ou les bouts de preuves sont faux - et il n'y a jamais eu de version journal; et comment je fais moi maintenant pour publier quasiment le même résultat, mais avec une preuve correcte?)

    (Pour comprendre la différence, il faut comprendre le processus d'arbitrage des articles: en conférence, on a un temps très limite pour l'arbitrage, donc c'est hyper fréquent que le papier ne soit vérifié que très rapidement - alors que pour une revue, on a normalement le temps et donc, pour peu que les reviewers soient un peu sérieux, y'a moins de conneries qui passent. En théorie, du moins)

    En tout cas, les conseils pour les candidatures, je pense que c'est très difficile a faire d'une communauté a une autre - les pratiques sont vraiment différentes. Pour les recrutements sur des postes d'enseignant-chercheur, typiquement le CNU va avoir des consignes pour les dossiers de qualification, et ces consignes sont souvent bonnes aussi pour la candidature MCF/PR - a ceci près qu'on attendra plus d'un candidat a un poste que d'un candidat a la qualif. Mais j'ai participe a des commissions aussi bien en maths qu'en info, et déjà ce qu'on attend d'un dossier de candidature est très différent.

    Je confirme que la lettre de motivation, sur un poste d'EC, dans mon expérience, on s'en fout. Ce qui sera scrute avec attention, c'est ce que dit le candidat de ses recherches passées et futures (le "projet"); et, la candidature étant faite sur un poste précis, on s'attend désormais a ce que le candidat explique ce qu'il compte faire dans la structure (labo) qui recrute: intégration dans une équipe pour un poste de MCF, projets de plus d'ampleur (création d'une thématique par exemple) pour un PR. De ce que j'ai vu, l’expérience d'enseignement ne compte a peu près pas en maths, alors qu'elle est très importante en info (pour dire ça sous la forme de boutade: les matheux enseignent les mêmes maths qu'il y a 30 ans, les informaticiens moins).

  4. #1234
    Voilà, je suis à bout.
    Ma Dr vient de se rendre compte que ma thèse n'était pas ce qu'elle croyait qu'elle était, parce qu'elle ne s'y connait pas en économie. Je lui ai pourtant dit sur tous les tons possibles et imaginables, mais il a fallu 1 an et demi, pour qu'un ponte lui dise. C'est pas la première fois qu'on ne m'écoute pas, après tout je ne suis qu'un pharmacien et qu'un thésard. J'ai une collègue, ça fait 6 mois que je leur dis qu'ils font fausse routes, que dans son étude, par construction, il y a des biais... Elle a écrit un article qui a été retoqué pour cette même raison. Paf, un retard de deux mois dans les dents. Je suis fatigué de me battre pour des évidences. Là j'en suis à 1 an et demi, j'ai toujours pas d'article alors qu'en soi, 6 mois pour faire l'étude c'était déjà de trop.
    Tous les deux jours il y a des requêtes pour des conneries. "C'est pour vérifier"... Un an et demi pour accoucher d'un article bidon descriptif qui sera publié dans un journal de merde... Scientifiquement ça n'a aucun intérêt. Strictement aucun. Il me restera Un an et demi pour écrire 2 articles et ma thèse. Youhou.
    Et mon deuxième DR ? Abonné absent. Et s'il est là, il dit oui-oui, jamais il prend ma défense, jamais il explique quelques aspects de sa discipline, rien. En cumulé, depuis 1 ans et demi, j'ai dû lui parler une heure pour conclure que je pouvais faire ce que je veux. Sauf que si je fais ce que je veux ah ben... Ma DR me tombe dessus, me dit que je fais n'importe quoi pour changer d'avis 3 mois après, parce qu'un ponte lui a dit que c'était comme ça qu'il fallait faire. Je pète un câble. Complètement.
    Ca fait un an et demi que je suis en thèse, et je n'ai absolument rien appris. On marche sur la tête. Je sais que c'est ça la recherche, faut imaginer Sisyphe heureux, mais bordel, là, je suis dans un film de Terry Gilliam, on nage dans le délire le plus complet. Plus j'avance et plus l'idée d'abandonner devient prégnant. Mais, ça serait me griller dans toute la profession et il me restera plus qu'à vendre des boites chez leclercs. Changer de DR ? C'est elle qui a les financements, les financements pour ce projet-ci. Et bien sûr j'ai pas le droit de prendre de vacances "parce que sinon tu ne seras plus dans l'étude". Le pire, le pire c'est qu'elle est jamais contente. Jamais bordel. Pour des résultats entre nous, faut que les tableaux soit nickel chrome. Putain qu'est ce que ça prend du temps de faire un putain de tableau bien foutu. Quand j'écris pour expliquer mon problème que voilà, on doit faire fausse route... paf elle me renvoie pour me dire que c'est trop long. Quand je présente, on m'interrompt tous les deux secondes pour me faire part de leur splendides idées. Alors au bout d'un moment, on devient malin, on essaye de prévoir les questions à la con et les idées à la con. Du coup on présente, au bout de la deuxième ligne on t'interrompt, tu passes à la diapo 12 pour montrer que tu l'as fait et que tu essayes de réexpliquer, tu reviens à la diapo 2, et rebelotte à la diapo 3, jusqu'à ce que tu perdes le file de ta présentation. Le pire, le pire du pire, c'est qu'elle ose me dire que mon plus grand défaut c'est que je vais trop vite. Voilà, putain, ça y'est je suis énervé. Putain, je rentre chez moi je suis en pleure. Je sais plus quoi faire. Si je les laisse avoir leur illumination à leur rythme en juin, on y sera encore. Tout ça pourquoi ? Pour avoir une carrière académique, c'est mort vu le niveau qu'on vise. De toute manière j'ai même pas le bon background. Pour le privé ? Crois pas que ça les intéresse et je serais trop diplômé. J'ai je ne sais combien de diplôme, et je ne sais toujours rien faire ni de compétence à revendre. J'ai perdu 1 an et demi d'un coup de fumée. Ca ou le chômage ça aurait été la même chose. Je comprends toujours pas ce qui s'est passé.
    Bon blog de critique littéraire : https://gnossiennes.wordpress.com/

  5. #1235
    Je l'ai déjà dit, ici ou ailleurs: le blues de milieu/fin de thèse, je pense que c'est quasi universel. Arriver au milieu de la durée prévue et se dire qu'on n'a rien fait de valable, que forcément à la fin la thèse sera merdique, c'est hyper commun, y compris chez des gens qui font une carrière très honorable par la suite (moi y compris), ou dont objectivement la thèse contient au final des choses de grande qualité (et là je ne prétendrai pas en faire partie - c'est pas le contenu de ma thèse dont j'ai le plus de quoi être fier).

    Après, je ne suis pas dans le même milieu que toi, les relations avec les directeurs/trices de thèse c'est hyper variable. J'ai des collègues qui vouvoient systématiquement leurs doctorants jusqu'à la soutenance; pour moi (qui vouvoie les étudiants), je suis incapable de vouvoyer un collègue, et un doctorant c'est un collègue avec qui je travaille au quotidien donc paf, on passe au tutoiement obligatoire (et encore une fois, faites ce que je dis pas ce que je fais, j'ai passé 3 ans à chercher des circonlocutions pour éviter de tutoyer ma directrice de thèse). Évidemment c'est assez anecdotique, mais c'est aussi symptomatique des différents modes de relation qu'il peut y avoir entre doctorant et encadrant.

    Normalement, avec les réformes des écoles doctorales, il devrait y avoir des comités de suivi de thèse, dont le rôle est entre autre de servir de médiateurs entre doctorant et encadrant, de vérifier que la thèse se déroule correctement, et de gérer les éventuel conflits avant qu'ils ne dégénèrent. Chez nous c'est assez récent, il est possible que ça n'ai pas été mis en place pour ta thèse; mais même si c'est le cas, il devrait y avoir quelqu'un dans ton ED qui soit un interlocuteur désigné.

  6. #1236
    Ben merde Molina... Comme le dit Shosuro Phil, ce (gros) blues de thèse est effectivement quelques chose d'assez commun mais ça n'empêche pas qu'il fasse mal quand on le tient...

    La relation que tu as avec ta DR est carrément destructive, il faut que tu fasses clairement une pause déjà, peut-être en profitant des fêtes pour t'aérer l'esprit. Et surtout, il faut que tu te tournes vers d'autres chercheurs, vraiment. Des gens qui te feront reprendre goût à ton travail et qui te guideront. C'est un effort à faire qui n'est pas forcément facile mais c'est toujours possible. Et comme le dit Shosuro Phil, se tourner vers ton ED peut être une solution car c'est leur putain de rôle d'accompagner les doctorants, dans la réussite mais aussi dans les difficultés. Tu as effectivement ton comité de thèse mais tu as aussi normalement un médiateur à ton ED qui est là pour s'occuper de ça. Tu t'es renseigné là-dessus ?

    Et lors de tes présentations orales dont tu parles, tu dis "on m’interrompt", c'est qui "on" ? Ta DR et ton autre DR ? Ou tu as aussi d'autres chercheurs présents ? Si d'autres chercheurs sont présents et qu'ils connaissent ton travail, ils sont peut-être pas si bien au courant de tes difficultés... C'est peut-être vers eux que tu pourrais te tourner en premier si tu t'entends bien avec.

    Et finalement, ne sous-estimes pas tes acquis et tes compétences. Tu penses n'avoir rien fait en un an et demi. J'ai également beaucoup pensé n'avoir absolument rien fait pendant mes 3 ans de thèse, en particulier dans les dernières semaines de celle-ci où je ne faisais que me dévaloriser et dévaloriser mon travail. C'est pas facile de se remobiliser mais tu verras, on y arrive ! Courage et n'hésites pas à en parler par MP, on a (presque) tous eu nos expériences difficiles en thèse et confronter la sienne peut faire du bien...

  7. #1237
    Citation Envoyé par Molina Voir le message
    Et bien sûr j'ai pas le droit de prendre de vacances "parce que sinon tu ne seras plus dans l'étude".
    Euh pardon ?
    Je crois, au contraire, que tu as besoin de bonnes vacances, d'une bonne coupure, ça te fera du bien.
    Et non, t'inquiète, c'est pas toi, c'est elle.

  8. #1238
    Tout comme les voisins du dessus... Essayes d'en parler autour de toi à des personnes "neutres" autant que possible.

    (J'ai attendu d'être en post-doc pour me retrouver dans une situation merdique, et là j'avais la chance d'avoir des contacts avec des gens bien pour faire de la vraie recherche sur mon temps libre, puis pour trouver un point de chute et me barrer du jour au lendemain. Mais je vois bien en quoi ça peut être frustrant, surtout quand tu ne vois pas de porte de sortie.)

  9. #1239
    Pour avoir vu des ingénieurs courir comme des poulets décapités autour d'un projet estampillé R&D, je peux affirmer que les doctorants ont des compétences affirmables en entreprise. Le tout, c'est encore de les en convaincre...

  10. #1240
    Merci pour vos petits mots.

    J'vais attendre lundi, où on a RDV avec mon co encadrant et ma DR pour faire le point (par téléphone bien sûr alors qu'il est à 4 stations de métro). S'il est toujours aussi pertinent, j'vais demander de changer de co-encadrant, en prétextant que sinon, elle aura toujours l'impression d'être DR à temps plein avec moi. Dans un sens, je lui donne plus de boulot que quiconque.
    Sinon j'ai contacté un autre doctorant pour avoir accès à sa DR. Je doute qu'elle accepte de valider un an de thèse et de valider tout mon projet, mais qui ne tente rien n'a rien. Et puis, les offres d'emplois sont atones en décembre.
    Bon blog de critique littéraire : https://gnossiennes.wordpress.com/

  11. #1241
    Citation Envoyé par vectra Voir le message
    Pour avoir vu des ingénieurs courir comme des poulets décapités autour d'un projet estampillé R&D, je peux affirmer que les doctorants ont des compétences affirmables en entreprise. Le tout, c'est encore de les en convaincre...
    Oui, faut que ce soit reconnu !
    Une nana qu'a fait 5 ans de thèse (CIFRE il est vrai) est devenu chef de projet moins de 6 mois après son embauche chez un industriel.
    Citation Envoyé par Julizn
    Sinon, moi j'en ai jamais utilisé. Le gingembre frais ça s'achète en petite quantité. Y'a des glucides partout, dans les systèmes communistes.

  12. #1242
    Citation Envoyé par Molina Voir le message
    Et puis, les offres d'emplois sont atones en décembre.
    T'as surtout pas intérêt à lâcher la thèse sans le diplôme.
    Je sais que tout le monde en France estime que le diplôme vaut de la merde et qu'il ne sert à rien en dehors du monde académique, sauf que c'est faux et archi-faux. Ton diplôme sera une reconnaissance et une protection. Relative certes, mais tout de même.

    A minima, ce sera un passeport pour l'étranger, ce qui n'est pas forcément une mauvaise idée.

  13. #1243
    Je plussoie.

    Et il y a vraiment des domaines dans l'industrie où le diplôme et la formation est reconnue. Il y a une belle évolution par rapport à l'époque où j'ai soutenu. Presque vingt ans maintenant (snif).
    Rien ne me choque moi, je suis un scientifique ! - I. Jones

  14. #1244
    Mon directeur de thèse (d'exercice, rappelons-le ) qui me rappelle que j'aurais dû envoyer ma thèse à mon rapporteur il y a 2 semaines.
    There can be only one.

  15. #1245
    T'as l'air parti pour soutenir l'année prochaine ! :/
    Bon blog de critique littéraire : https://gnossiennes.wordpress.com/

  16. #1246
    Bah là, normalement il est encore dans les temps pour une soutenance en 2018...

  17. #1247
    Bon, du coup, la sanction est tombée : la date officieuse qui avait été fixée a été annulée.
    Si ça n'était pas pathétique, j'en rigolerais.
    Mais 2018 reste l'objectif, enfin, normalement...
    There can be only one.

  18. #1248
    Citation Envoyé par Aghora Voir le message
    Oui, faut que ce soit reconnu !
    Une nana qu'a fait 5 ans de thèse (CIFRE il est vrai) est devenu chef de projet moins de 6 mois après son embauche chez un industriel.
    Est-ce que ça veut dire que 5 ans de thèse l'ont bien formée pour ça ou que la recherche c'était pas son truc?

  19. #1249
    Citation Envoyé par darkpoulp Voir le message
    Est-ce que ça veut dire que 5 ans de thèse l'ont bien formée pour ça ou que la recherche c'était pas son truc?
    A mon avis elle voulait bosser en industrie sinon elle aurait pas fait une thèse CIFRE.
    Ensuite je pense qu'elle a été très bien formée à faire de la recherche oui, j'ai travaillé que 2 mois avec elle mais elle est très compétente, très douée pour trouver de nouvelles idées.
    Même si c'est que dans des conférences très spécialisées, elle continue de publier.
    Citation Envoyé par Julizn
    Sinon, moi j'en ai jamais utilisé. Le gingembre frais ça s'achète en petite quantité. Y'a des glucides partout, dans les systèmes communistes.

  20. #1250
    Y'a des gens à l'INSERM ici?
    Je voudrais savoir comment on convertit le brut en net chez eux pour un CDD. C'est à 15%, ou bien c'est le même taux que dans le privé (23%)?

  21. #1251
    Citation Envoyé par Highlander Voir le message
    Mon directeur de thèse (d'exercice, rappelons-le ) qui me rappelle que j'aurais dû envoyer ma thèse à mon rapporteur il y a 2 semaines.
    Tu t'es endormi ou quoi ?

  22. #1252
    Pour les salaires, je ne sais pas pour l'INSERM mais chez nous ça tourne à 23%, je serais étonné que ce soit très différent dans un autre institut.
    Au passage, ma RDJ: un doctorant canadien coûte 3 fois moins à l'année qu'un doctorant français. Je n'ai pas les chiffres pour les US mais je soupçonne que c'est le même ordre de grandeur. Et après ici ils se plaignent qu'ils sont mal payés.

    Sinon, c'est l'époque des renouvellement de contrats d'abonnement avec Springer et des négos. Dans un contexte où les éditeurs continuent à perdre du terrain dans le rapport de force. Après les Pays-Bas, l'Allemagne adopte un modèle forfaitaire basé sur le nombre d'article publiés, et non plus sur le nombre d'articles accessibles ou lus :
    https://www.projekt-deal.de/about-deal/
    Comme d'habitude, tous les éditeurs sauf Elsevier acceptent de jouer le jeu.

    Alors à première vue ça semble une bonne chose par rapport à la situation actuelle, mais ça me semble avoir un certain nombre d'effets pervers. Ça va dans le sens de ce que les éditeurs appellent "Open Access" qui est un retour en arrière de plusieurs siècles, et qui achève d'éliminer la valeur ajoutée de l'éditeur. Dans le modèle où le lecteur paye, l'éditeur prend le risque financier de la publication des revues et le pousse à maintenir leur qualité (ou au moins leur popularité). Si c'est l'auteur qui paye, d'une part ça censure les labos qui ont des idées et pas d'argent au profit de ceux qui ont de l'argent et pas d'idées, et d'autre part l'éditeur n'a aucune incitation à maintenir la qualité, et a plutôt intérêt à faire dans la quantité en multipliant les journaux write-only.

  23. #1253
    Citation Envoyé par Lee Tchii Voir le message
    Tu t'es endormi ou quoi ?
    C'est surtout que je n'ai pas fini la rédaction et que je ne pouvais pas l'envoyer en l'état au rapporteur.
    Pour l'excuse, je bossais en CDD à côté et faire 250h/mois ça prend du temps.
    There can be only one.

  24. #1254
    Citation Envoyé par Møgluglu Voir le message
    Sinon, c'est l'époque des renouvellement de contrats d'abonnement avec Springer et des négos. Dans un contexte où les éditeurs continuent à perdre du terrain dans le rapport de force. Après les Pays-Bas, l'Allemagne adopte un modèle forfaitaire basé sur le nombre d'article publiés, et non plus sur le nombre d'articles accessibles ou lus :
    https://www.projekt-deal.de/about-deal/
    Comme d'habitude, tous les éditeurs sauf Elsevier acceptent de jouer le jeu.

    Alors à première vue ça semble une bonne chose par rapport à la situation actuelle, mais ça me semble avoir un certain nombre d'effets pervers. Ça va dans le sens de ce que les éditeurs appellent "Open Access" qui est un retour en arrière de plusieurs siècles, et qui achève d'éliminer la valeur ajoutée de l'éditeur. Dans le modèle où le lecteur paye, l'éditeur prend le risque financier de la publication des revues et le pousse à maintenir leur qualité (ou au moins leur popularité). Si c'est l'auteur qui paye, d'une part ça censure les labos qui ont des idées et pas d'argent au profit de ceux qui ont de l'argent et pas d'idées, et d'autre part l'éditeur n'a aucune incitation à maintenir la qualité, et a plutôt intérêt à faire dans la quantité en multipliant les journaux write-only.
    Du point de vue des maths, c'est une très mauvaise solution.
    Ca serait accepter définitivement que les éditeurs nous arnaquent, et se tirer une balle dans le pied par rapport à certaines solutions envisageables (notamment la création de nombreuses revues institutionnelles pas chères).

    Pour les intéressés :


    Le prochain colloquium de l'IMJ-PRG aura lieu le jeudi 11 janvier 2018.

    Il ne sera exceptionnellement pas consacré à un exposé sur un thème
    spécifique des mathématiques, mais à un exposé de Frédéric Hélein
    (Univ. Paris Diderot, IMJ-PRG) intitulé: "L'édition scientifique en pleine mutation".

    Afin de pouvoir débattre de manière significative à la fin de l'exposé
    avec l'orateur, l'horaire du colloquium sera inhabituel:

    Le pot aura lieu à 16.00 au 6ème étage du bâtiment Sophie Germain de l'Univ. Paris Diderot

    L'exposé aura lieu à 16.15 en salle 1016 du bâtiment Sophie Germain

    de l'Univ. Paris Diderot

    Le résumé de l'exposé est le suivant:

    L'édition scientifique a connu de nombreuses transformations
    depuis une vingtaine d'année, du papier à l'électronique, des revues
    sur abonnement aux articles en accès libre. Les craintes initiales des
    grandes sociétés d'édition de ne pas survivre à ces évolutions se sont
    révélées totalement infondées, puisque ces entreprises ont au
    contraire réussi à consolider leur position dominante. Mais ces
    mutations sont loin d'être arrivées à leur terme. Les orientations
    concernant le futur système de publication doivent être décidées
    aujourd'hui et il est primordial que la communauté scientifique,
    première intéressée, participe à ces choix en réfléchissant sur la
    transmission et la validation des connaissances scientifiques et sur
    leur évaluation.

  25. #1255
    Citation Envoyé par Vautour Voir le message
    Du point de vue des maths, c'est une très mauvaise solution.
    Ca serait accepter définitivement que les éditeurs nous arnaquent, et se tirer une balle dans le pied par rapport à certaines solutions envisageables (notamment la création de nombreuses revues institutionnelles pas chères).
    Les maths ont la particularité d'avoir un cout initial de la recherche qui est vraiment très faible, et donc les frais lies a la documentation/publication prennent une importance (en pourcentage) augmentée. Et j'ai l'impression que les histoires de revues "totalement libres" qui se montent (parfois par démission du board d'une revue classique qui part monter le journal "successeur" sur un modèle non commercial, parfois de toute part) sont particulièrement concentrées en maths, ou dans des domaines connexes - mais la-dessus je peux me tromper, je suis aussi plus expose aux infos en provenance des maths que de la biologie.

  26. #1256
    C'est mon impression aussi, mais j'ai le même biais. D'ailleurs je trouve que la différence est flagrante. Par exemple, là j'acheterais bien une édition papier du HoTT book, juste pour le fun : environ 10$ les 600 pages. Je pourrais en prendre une douzaine, il me resterait encore de l'argent par rapport à si j'achetais un seul exemplaire d'un bouquin équivalent chez un éditeur. OK, les auteurs ne reçoivent rien, mais ça m'étonnerait que les droits d'auteur soient de 140$ sur un bouquin vendu 150$, ou que le travail de mise en page et de correction coûte autant.

    Après, dans les sciences physiques, ils travaillent beaucoup avec des preprints arXiv. J'ai l'impression que là, la publication de revue est surtout une validation a posteriori pour mettre dans son CV, mais que les preprints suffisent pour faire de la science. Du coup, il y a moins de raisons de quitter le modèle de l'édition scientifique traditionnelle.

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