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  1. #1
    Attention, gros spoilers sur la campagne de Shadow of Tchernobyl, avec le mod Oblivion Lost 1.3.3 !!

    Récit d'une partie de Stalker en mode Hardcore : la mort du personnage est définitive, impossible de reprendre une sauvegarde pour faire mieux ou pour ne pas mourir, bref c'est la vraie survie dans la Zone.

    Avertissement :


    A l'origine, je voulais juste raconter la manière dont ce défi se déroulait, histoire de décompresser un peu après chaque période de jeu. Puis c'est finalement partit en fan fiction, avec invention d'un passé pour le Stalker. De même, j'ai ignoré pas mal d'événements lié au scénario du jeu pour me concentrer sur le mien, et j'ai fait de l'exauceur et du Monolithe un seul et même objet de quête.
    Voilà pourquoi les premiers épisodes sont écrits davantage comme des rapports, et que le récit se fait plus en plus romancé. J'ai toutefois laissé dans la plupart des cas un petit récapitulatif des sessions de jeu, afin de montrer quels passages sont réellement difficiles - et ce ne sont pas toujours ceux auxquels on pense en premier.
    S'il reste quelques fautes, j'en suis navré, mais la plupart de ces textes ont été écrits à chaud après une session de jeu, tard dans la nuit... Si vraiment quelque chose vous écorche l'œil, n'hésitez pas à me le signaler que je fasse la correction.

    Désormais, ça se lit sur mon Blog, ici :

    Bonne lecture !




    Première partie : Le Cordon.


    Me voici devant ce porc de Sidorovitch, celui-ci me demande s'il faut tout m'expliquer ou si je me peux me débrouiller comme un grand.
    Ahahah, s'il savait les règles que je me suis fixées ce coup-ci...

    1/ Difficulté Maître
    2/ Pas de viseur
    3/ Oblivion Lost 1.3.3, sans avoir été loin la dernière fois, ce qui me laissera la surprise des nouveaux "boss"
    4/ La mort est définitive. La partie s'arrête là.
    5/ Pas de sauvegardes, pas de reload. Sauf bien sûr lorsque je quitte la partie j'écrase mon unique sauvegarde pour reprendre là où j'en suis. Le seul reload que je m'autorise c'est en cas de crash du jeu ou autre problème technique.

    Quand la Zone prendra ma vie, elle la gardera.

    J'accepte donc directement la première mission spéciale qui consiste à nettoyer la ferme des bandits avec l'aide de quelques stalkers.
    Pas de chance, ayant d'abord ratissé le village du début pour m'équiper au maximum, lorsque j'arrive vers les stalkers sensés m'aider, ils finissent de se faire tuer par une meute de mutants : chiens + sangliers. Un seul survivant, le mec à qui je dois parler.

    Je me sers sur les cadavres et lance l'assaut... à deux contre les bandits, je laisse partir le stalker devant, il tue un ou deux bandits et s'effondre dans la rosée du matin. C'est à moi de jouer.
    Après quelques gouttes de sueur j'ai récupéré la clef USB du prisonnier et je me fais cette réflexion : va falloir doser correctement le fait de se planquer et de laisser faire le boulot par les alliés, et le fait de les aider pour qu'ils survivent un minimum et me protègent.

    Avant d'aller affronter le molosse coriace du tunnel un peu plus loin, histoire de récupérer la veste de bandit améliorée qui s'y trouve, je remplis quelques missions pour Sido, continue de bien fouiller la zone et repars avec le fusil à pompe amélioré.

    J'arrive à tuer le chien psychotronique, ses apparitions spectrales à coup de shotgun, mais arrivé sur le côté juste après le combat, ce gros matou a bien failli avoir ma peau.


    Il est maintenant 17h55 dans la zone et un blowout s'annonce, je fonce chez le marchand pour attendre la fin de la tempête et passer ma première nuit. Le gros Sidorovitch ronfle comme un Porc, je passe une mauvaise nuit.



    Le lendemain matin, je déjeune, affamé, d'une boîte de conserve au contenu douteux dont même un chien mutant ne voudrait pas, et me mets en chemin.
    Arrivé près de l'avant poste du pont, les militaires me détectent de plus loin que je n'aurai cru et je me réfugie dans la soupente de la ferme à côté. Mes cheveux se hérissent lorsque je réalise que 2 militaires se dirigent vers moi et me somment de sortir de ma cachette. J'attends 2 minutes et ces deux là finissent par se lasser et retourner à leur poste.

    Bon sang, il me faut une meilleure mitraillette pour envisager d'aller facilement de l'autre côté du pont ! En attendant, je passe sous ce dernier en évitant les anomalies électriques. Je me dit que là, le moindre faux pas et c'est la fin, mais je suis sain et sauf de l'autre côté. Des Stalkers se trouvent dans les bâtiments juste en face, et c'est rassuré que je cours aider mon informateur.

    Retour devant l'avant-poste militaire, je jalouse leurs kalash. Il me reste deux grenades de mes aventures et je lance la première afin d'attirer la bleusaille vers les trois stalkers. Après une longue fusillade, trois militaires sont sur le carreau, mais il doit rester les deux autres, du côté "village" du pont, les gradés, ceux qui avaient tenté de me déloger tout à l'heure... le coeur battant, je ramasse les armes convoitées, l'une d'elle est en parfait état de marche, et je m'avance pour tenter de surprendre les deux restants...

    Ils sont déjà morts et j'ignore comment, je ne m'attarde pas dans ce coin et je retourne acheter toutes les grenades des stalkers qui m'ont aidé... et qui m'aideront encore une dernière fois contre une meute de chien que je leur ramène.

    Bien, je viens de tuer quelques bandits qui se trouvaient à la jonction avec la décharge, et je m'apprête à passer ma deuxième nuit dans la Zone. Si je me réveille ici avec un blowout, je suis en grave danger de mort, il me reste 2 anti-rads et 3 bouteilles de vodka pour tenir.

    Ce fumier de Sidorovitch m'a demandé un ou deux artefacts que j'ai trouvés pas loin et en très peu de temps, les récompenses (principalement du fric et des munitions) me permettent de rester assez large en blé, de faire mes réparations et d'être tranquille pour ce qui est de l'approvisionnement de mon shotgun.

    Par contre, je lui ai acheté tout son stock de bouffe et de pansements, je suis donc poussé vers le nord par manque de ces denrées. Bordel, j'avais déjà croisé un de ces chiens psychotroniques lors d'une première et courte incursion dans la Zone, mais savoir que j'allai devoir en affronter un autre me hérissait les quelques courts cheveux sur mon crâne amnésique... au passage, j'ai tranché la queue d'un chien accompagnant le dogue hallucinogène, Sido m'en a donné quelques cartouches de 12.

    Les morceaux d'autres animaux sont très appréciés des stalkers du coin, j'imagine que les plus fiers les arborent comme des trophées. Je leur donne ces petits plaisirs en échange de leurs grenades. Les pauvres fous, ils feraient mieux d'assurer leur existence dans la Zone plutôt que leur côte de popularité auprès de leurs camarades... mais tout cela est peut-être bien lié.

    J'ai accepté deux missions de chasseur de tête, mais une fois la première menée à bien, je n'ai pas eu le cœur d'accomplir un deuxième meurtre : J'ai vu sur la carte de mon PDA le brave gars traverser la décharge et la moitié du cordon sans mourir et m'accueillir tout simplement en me demandant de baisser mon arme.

    J'ai besoin de fric pour assurer ma survie et m'équiper une fois au bar... mais pas à ce prix. Bon sang, je viens juste d'arriver et déjà tous ces jeunes hommes qui périssent pour un simple rêve, une chimère issue d'un conte pour enfant. Je les entends le soir au coin du feu, parler de l'exauceur, avec des yeux de gamins et des gestes qui trahissent davantage leur naïveté que leur cupidité.
    Moi, je sais que quelque chose d'autre m'appelle toujours vers le Nord, mais est-ce réellement plus important, ou plus réel ?

    J'ai peur de mourir à la décharge, je suis mal équipé et je veux pas mourir au milieu des ordures. Pas question.

    Bilan :

    Equipement

    - De la bouffe en assez bonne quantité
    - Une arme de poing améliorée
    - Un fusil à pompe amélioré, avec pas mal de cartouches (salaire d'un boulot pour le gros)
    - Une petite mitraillette (la viper) avec hélas peu de munitions
    - Une kalash de base avec plein de munitions (récupérées dans le coffre du village)
    - une veste de bandit améliorée avec une meilleure résistance aux impacts de balles.
    - Mon duvet
    - Quelques medkits, trop peu de bandages.
    - 4 grenades

    Moments de stress

    - Aller affronter le chien psychotronique
    - Attaquer les bandits seul
    - Les deux militaires qui m'avaient coincé avec mon arsenal pitoyable



    Moments chauds


    - Le chat qui est sortit de nulle part et qui a failli m'achever alors que je me rechargeai après mon combat contre le chien psychotronique.
    - Un balle qui m'a fait très mal (tête ? torse ?) lors de l'affrontement contre l'avant poste militaire du pont. Avec un gros saignement rouge foncé.
    Dernière modification par Pluton ; 15/12/2008 à 03h22.

  2. #2
    Tu veux dire... Stalker en mod hardcore ?
    Si tu meurs tu recommences depuis le début ?
    Je donne pas cher de ta peau. Bon encore çava, c'est pas Redux

    (D'ailleurs, c'est dommage que Stalker ne limite pas le nombre de sauvegarde, genre une save par zone, ou 2 si tu joues en vétéran... etc.)

  3. #3
    Citation Envoyé par Parasol Voir le message
    Tu veux dire... Stalker en mod hardcore ?
    Si tu meurs tu recommences depuis le début ?
    Je donne pas cher de ta peau. Bon encore çava, c'est pas Redux

    (D'ailleurs, c'est dommage que Stalker ne limite pas le nombre de sauvegarde, genre une save par zone, ou 2 si tu joues en vétéran... etc.)
    Exactement, en hardcore. Par contre oui, sur Redux c'est même pas la peine...

  4. #4
    Ce topic déchire, j'attends les prochaines updates avec impatience
    GG pour avoir flingué les militaires du pont, perso j'attends tout le temps d'avoir le BM16 pour les sniper peinard, bien planqué dans le toit de l'usine en ruine :lopette:

    Par contre, je serai pas contre un peu plus de détails dans le récit, et une narration plus romancée, un peu comme un journal intime de stalker: les missions de Sidorovitch, en quoi consistaient-elles? Ce sale radin t'a encore payé des clopinettes, le cul vissé sur son siège pendant que tu risques ta vie comme un malade? Ca fait quoi, de se retrouver pour la première fois devant un foutu clébard psychotronique (je sais que pour ma part, j'me suis fait dessus, et que ça s'est fini par un quick load; mention spéciale à la fois où une sorte d'homme-gorille aux bras qui traînent par terre s'est invité à la fête en gueulant "MANGER!", là j'ai VRAIMENT flippé)?


    Après, ce ne sont que mes humbles suggestions, si tu continues comme ça ça sera déjà un plaisir de te lire

  5. #5
    Ce fumier de Sidorovitch m'a demandé un ou deux artefacts que j'ai trouvés pas loin et en très peu de temps, les récompenses (principalement du fric et des munitions) me permettent de rester assez large en blé, de faire mes réparations et d'être tranquille pour ce qui est de l'approvisionnement de mon shotgun.

    Par contre, je lui ai acheté tout son stock de bouffe et de pansements, je suis donc poussé vers le nord par manque de ces denrées. Bordel, j'avais déjà croisé un de ces chiens psychotroniques lors d'une première et courte incursion dans la Zone, mais savoir que j'allai devoir en affronter un autre me hérissait les quelques courts cheveux sur mon crâne amnésique... au passage, j'ai tranché la queue d'un chien accompagnant le dogue hallucinogène, Sido m'en a donné quelques cartouches de 12.

    Les morceaux d'autres animaux sont très appréciés des stalkers du coin, j'imagine que les plus fiers les arborent comme des trophées. Je leur donne ces petits plaisirs en échange de leurs grenades. Les pauvres fous, ils feraient mieux d'assurer leur existence dans la Zone plutôt que leur côte de popularité auprès de leurs camarades... mais tout cela est peut-être bien lié.

    J'ai accepté deux missions de chasseur de tête, mais une fois la première menée à bien, je n'ai pas eu le cœur d'accomplir un deuxième meurtre : J'ai vu sur la carte de mon PDA le brave gars traverser la décharge et la moitié du cordon sans mourir et m'accueillir tout simplement en me demandant de baisser mon arme.

    J'ai besoin de fric pour assurer ma survie et m'équiper une fois au bar... mais pas à ce prix. Bon sang, je viens juste d'arriver et déjà tous ces jeunes hommes qui périssent pour un simple rêve, une chimère issue d'un conte pour enfant. Je les entends le soir au coin du feu, parler de l'exauceur, avec des yeux de gamins et des gestes qui trahissent davantage leur naïveté que leur cupidité.
    Moi, je sais que quelque chose d'autre m'appelle toujours vers le Nord, mais est-ce réellement plus important, ou plus réel ?

    J'ai peur de mourir à la décharge, je suis mal équipé et je veux pas mourir au milieu des ordures. Pas question.
    Dernière modification par Pluton ; 03/04/2008 à 11h10.

  6. #6
    Ecris un bouquin : "Stalker, ma vie..."

    On veut la suite !

  7. #7
    Deuxième partie : la Décharge.

    Bien, nous y voilà. C'est le crépuscule mais finalement j'ai trop peur de dormir ici et tout seul. Il y a encore un peu de soleil, je vais progresser. Je passe une carcasse de voiture et tombe nez à nez avec des bandits qui font chier un pauvre type. Mon russe est bourré de lacunes et j'ai du mal à comprendre ce qui se joue, mais le gars me semble mal barré.
    Pendant leur palabre qui commence à tourner au vinaigre, je repère l'armement des protagonistes, un des bandits possède un pistolet mitrailleur sur le dos, je vais m'en débarrasser en premier.

    Sans sommation, je sors mon AK et lui pulvérise la tête en 2 balles, puis recule immédiatement derrière ce qui a été une voiture. Déconfit, derrière l'aile gauche du véhicule, j'observe le stalker s'effondrer sous les balles. Le pauvre gars a à peine eu le temps de dégainer qu'il mord la poussière.
    Bon sang, je ne sais pas pour quelle raison il est mort, peut-être un bout de sauciflard, je regrette d'avoir tiré le premier.

    Trêve de remords, c'est désormais moi la cible, mais après un court échange de coups de feu, je ramasse ce qui traîne et prends le large.

    Un appel à l'aide. Des stalkers en difficulté dans ce qui semble être une casse, où personne n'ira jamais plus chercher de pièces détachées. Les seules morceaux qui ont échappé à la rouille sont faites de viande, humaine pour la plupart.

    Un type qui ressemble furieusement à Freddy Mercury élabore une stratégie plutôt sommaire, lorsque le guet nous annonce l'arrivée de nouveaux bandits. Je m'abstiens de toute remarque concernant la sexualité apparente du chef et son sens de la tactique. Au lieu de cela, je me mets en embuscade avec mes nouveaux compagnons décidément peu nombreux : trois hommes. A nous quatre, on pourrait s'appeler Queen.

    A peine ai-je le temps de vider un chargeur et d'esquiver une grenade que le leader du groupe se fait truffer de plomb.
    Un rapide regard circulaire m'apprend que les bandits surgissent de partout, qu'on a dû en abattre deux au plus, que notre groupe a splitté et que je suis en train d'entamer une carrière solo, face à une petite dizaine de groupies à cagoules.

    Je recule derrière chaque véhicule et j'ai la faiblesse de croire qu'à moi seul j'ai une chance de les repousser. Ce n'est qu'une fois acculé dans le petit guichet de l'entrée, avec le menton et l'avant-bras posés sur le rebord, que les impacts de balle dans le métal de la cahute me convainquent de la vanité de ma résistance et de la précarité de mon existence.

    Bref, je prends mes jambes à mon cou et décide de fuir la célébrité.

    Encore agressé, cette fois-ci par le côté droit de la route d'où surgissent de nouveaux bandits, je fonce directement vers ce qui me paraît être une gare de campagne et tombe dans un véritable enfer :
    Un homme gît à terre et implore mon aide, mon PDA s'affole et reçoit des SOS, des tirs fusent de part et d'autre de ce grand hangar.
    J'esquive une anomalie de justesse au milieu de ce vacarme et entre dans le bâtiment déchiqueté. Guerre de territoire.

    2012, l'humanité en est toujours là.

    la nuit est maintenant tombée, tout est d'un noir d'encre et j'ai peur. Si repousser les bandits semble simple, tout se complique au fur et à mesure que les stalkers tombent. Je devais parler à un type ici, je n'ai même pas eu le temps d'apprendre son nom que sa mâchoire - tout ce qu'il restait de sa tête - s'écrase avec un bruit ignoble sur le béton. Je passe la pire nuit de toute ma vie.

    Mon dieu, qui irradie aux cieux, mais qu'est-ce que je fous ici ? qu'est-ce que je fous dans ce bordel pourquoipourquoipourquoi je me bats contre des ombres dans le noir quelquechoseabougéjentendquelquechoseabougé !!

    Mais alors que je suis seul, sur la rambarde à l'étage, je réalise que les bandits semblent remettre l'assaut au lendemain. Quitte à rejoindre les déchets, je préfère m'endormir et je descends une bouteille de vodka, pelotonné dans mon sac de couchage. Tant pis si les bandits reviennent, tant pis si un blowout se déclenche, de toute manière je n'aurais pas le temps de trouver un abri.
    Il n'y a rien ici qu'obscurité et rouille. Le désespoir et la vodka me réservent un sommeil atroce, peuplé d'hélicoptères menaçants sur un ciel ensanglanté. Je me souviens de la scène d'ouverture du film Apocalypse Now.

    Mais au réveil une bonne surprise m'attend, des Stalkers déjeunent dans le grand hall et m'offrent un morceau de pain. Ces gaillards-là ne partagent pas ma fatigue de la veille, ils exterminent purement et simplement les bandits revenants à la charge. Je descends le dernier et me dirige vers l'institut Agroprom avec une énorme dose d'appréhension. Le sang frais qui m'a aidé ce matin reste derrière moi, et je sens que devant, une difficile épreuve m'attend.
    Je me sentirais tellement mieux si j'avais une lunette sur mon fusil...

    Sidorovitch, j'espère sincèrement que tes tuyaux c'est pas du bidon.




    Bilan :

    Equipement

    - De la bouffe que je commence à rationner.
    - Une arme de poing améliorée
    - Un fusil à pompe amélioré, avec pas mal de cartouches (salaire d'un boulot pour le gros)
    - Une petite mitraillette (la viper) avec maintenant deux chargeurs.
    - Une kalash de base avec près de 250 balles
    - une veste de bandit améliorée avec une meilleure résistance aux impacts de balles.
    - Mon duvet
    - Quelques medkits, trop peu de bandages.
    - 3 grenades : deux offensives, une à fragmentation.

    Moments de stress

    - Réaliser que tout le groupe de la casse est mort dès le début de l'assaut des bandits, alors que je suis avancé exprès pour les prendre à revers.
    - L'anomalie près du grand bâtiment.
    - Les deux militaires qui m'avaient coincé avec mon arsenal pitoyable



    Moments chauds


    - Ma résistance débile et de courte durée à la casse. J'entends encore les balles s'incruster dans le métal à côté de ma tête.
    - La défense du gros bâtiment avec des hommes qui me tirent presque dans le dos et d'autres qui balancent des grenades à l'aveuglette, dans le noir absolu du bâtiment.
    Dernière modification par Pluton ; 03/04/2008 à 11h24.

  8. #8
    Ceci n'est pas un Pseudo. C'est un avertissement. Avatar de --Lourd--
    Ville
    Culasse
    Ptain énorme tes récits (cmb proof).

    Devrait y avoir moyen de faire le même genre de chose avec une campagne armed assault.

  9. #9
    Bon ou est ce qu'on la trouve cette edition collector a 15€?!


  10. #10

  11. #11
    pluton, ton topic de "vis ma life de stalker", il roxx sa moman!

    si tu le tiens à jour regulierement, je vote pour le titre de "topic of ze month"!

    (un peu comme le regretté topic de "comment désouday sa belle-mère? ")

    (dis moi tu ne te serais pas inspiré du raton laveur?)
    Dernière modification par Angelina ; 01/04/2008 à 08h28.

  12. #12
    Citation Envoyé par Angelina Voir le message

    (dis moi tu ne te serais pas inspiré du raton laveur?)
    Lapincompris...

    TEASING : "l'assaut d'Agroprom" ou "l'Aventure de la Sainte-Grenade", bientôt sur vos écrans.

  13. #13
    Sans sauver, chapeau parce que meme avec les derniers patchs, il y a quand meme pas mal de bugs dans Stalker.... Good luck, I have a sneaky feeling you'll need it before long!!!

  14. #14
    Sympa le recit. Je te souhaite de pas mourir trop tot, ce serait dommage

  15. #15
    Surtout, surtout, ne t'arrête pas là ! J'adore ce genre de récit "live" sur les jeux.

    Un gros bravo à toi en tout cas.
    Toxic : On peut s'amuser à inventer un background surpuissant pour Chapi Chapo si on veut (ce sont les derniers survivants de l'holocauste nucléaire de la dictature du futur où tout le monde est mort), mais ça restera Chapi Chapo.

  16. #16
    Rahh, quand je lis ca je regrette de n'avoir que des BSOD (saloperie de 8800 GTS) quand je lance S.T.A.L.K.E.R., j'ai trop envie de faire pareil (mais rassure moi, tu sauvegardes quand même histoire de pouvoir reprendre quand tu as arrété. Tu fais pas tout d'une traite sans dormir ni manger... ).

    Par contre tu vas en chier sur l'assaut de la centrale de tchernobyl, la ou ca te tire dessus d'à peu près partout à la fois.

  17. #17
    Troisième partie : l'institut Agroprom

    A mon arrivée, au bord de la route et près du tunnel de la voie ferrée que j'ai suivie depuis la décharge, le bruit assourdissant de deux hélicoptères de combat me comprime les tympans.

    Apocalypse Now, scène d'ouverture. Concerto pour pales d'hélicoptère en mort mineure.

    Je crois que mon cerveau va éclater, mais j'arrive encore à entendre les beuglements des communications radio que mon PDA a captées et qu'il me retransmet dans un charivari de voix et de parasites des ondes.

    Faudrait sérieusement que je me remette au russe, mais j'ai pu saisir quelques mots : Agroprom, attaque, imminent, renforts, stalkers.

    L'urgence de la situation ne m'échappe pas et je me débarrasse des dernières vapeurs de sommeil qui voilaient mon esprit. Les rayons du soleil levant, qui commencent à darder à l'horizon, finissent d'ouvrir mes yeux et mon esprit. Alors que je commence à trotter sur la route tout en dégageant l'AK de mon épaule, ma tension nerveuse s'emballe et mon cœur accélère son pompage.

    Zone, prend ma vie, je ne suis plus dans la décharge, je peux mourir comme un homme.

    Mon esprit est maintenant aussi vif et glacé que l'azur naissant. Alors que les premiers bruits de la bataille qui fait rage parviennent à mes oreilles, ma perception atteint alors un stade que j'ignorais jusque là. Il me semble pouvoir voler au dessus de l'institut, mon instinct me hurle de toute ses forces que les stalkers font reculer les quelques militaires déjà en faction dans la cour, mais que des renforts de l'armée arrivent sur le côté gauche. Derrière le mur d'enceinte et sous la couverture de blocs de béton, ils comptent prendre les assaillants à revers.

    60 mètres

    Le flash n'a duré qu'une fraction de seconde mais je me retrouve dans un état second : un homme court à quelques pas devant moi, vers les bâtiments, en hurlant quelque chose que je ne saisis pas. J'ai trouvé mon second souffle, je sprinte maintenant comme si je volais au dessus de l'asphalte. Mes doigts, serrés sur mon AK, sont brûlants malgré la température du petit matin. J'ai un goût cuivré dans la bouche, un goût de sang.

    50 mètres

    Pour les silhouettes que j'aperçois un peu plus loin, les secondes sont comptées, je sais que de l'autre côté du mur d'enceinte, cinq, peut-être six militaires lourdement armés vont surgir de derrière les blocs de béton et enfoncer leur flanc.

    40 mètres, 30 mètres

    Un tintement de métal à ma ceinture, une grenade, une idée

    20 mètres

    Je lâche mon AK dont la sangle, avec la vitesse de ma course, s'enroule autour de mon épaule et l'arme viens ballotter dans mon dos. Je décroche à tâtons le fruit de mort qui pend au dessus de mon aine, au dessus de l'autre fruit, celui qui a donné vie à ma fille, ma pauvre fille, créature née de l'union de la Zone, d'une femme et d'un homme.
    De la main gauche j'attrape la crosse de mon AK pour le stabiliser, de la main droite je tiens la grenade, j'arrache la goupille avec mes dents.

    10 mètres

    Je ferme les yeux et, en bout de course, lance la grenade par dessus l'enceinte de l'institut, là où je crois que sont les militaires.
    Je sais qu'ils sont là.
    je sais.
    Les yeux fermés, je les vois à travers le mur.

    L'explosion secoue les airs. Une deuxième secousse, celle d'un bidon de carburant probablement, fait trembler le mur qui tient bon, et des fragments de béton et de métal lacèrent l'espace.
    Dans le silence absolu qui s'est fait dans mon crâne, mes tympans encore sous le choc, je perçois deux choses avec une lucidité effrayante :
    - Les battements de mon propre cœur,
    - Les cinq points gris qui viennent d'apparaître sur mon radar, de l'autre côté du mur.

    Cinq points gris, cinq PDA hors-service, cinq âmes pour la Zone.

    Un hélicoptère passe et hurle sa rage, d'autres renforts vont arriver, il est temps de récupérer la Taupe et de déguerpir. Je me baisse et ramasse cinq fusils automatiques que j'entasse à la hâte et enroule dans le turban d'une bidasse. Je verrai bien lequel est en meilleur état, mais plus tard : pour l'instant il faut filer. Mon fagot de bâtons cracheurs de feu sous le bras, je laisse les stalkers au moral gonflé à bloc venir en aide à la Taupe et, enjambant les cadavres éparts, je fonce vers le fond de l'institut.

    La Taupe me rejoint et m'indique que les réponses aux questions que je me pose se trouvent là, sous terre, dans un obscur souterrain qui commence par une descente d'échelle. Derrière moi, d'autres soldats descendent en rappel d'un hélicoptère, sur les toits de l'institut. J'ai eu ma dose de sang pour ce matin. Je jette mon encombrant fagot au fond du trou et agrippe le premier barreau...



    Bilan :

    Equipement

    - De la bouffe en bonne quantité, les soldats sont bien nourris, et ceux qui les tuent de même.
    - Une arme de poing améliorée
    - Un fusil à pompe amélioré, avec pas mal de cartouches (salaire d'un boulot pour le gros)
    - Une petite mitraillette (la viper) avec deux chargeurs.
    - Une kalash de base avec près de 250 balles
    - 5 AKm plus lourds mais plus précis, je ferais le tri à l'abri dans le souterrain... en sécurité ?
    - une veste de bandit améliorée avec une meilleure résistance aux impacts de balles.
    - Mon duvet
    - Quelques medkits, quelques bandages, les militaires sont vraiment chouchoutés... avant d'arriver dans la Zone bien sûr.
    - 2 grenades offensives

    Moments de stress

    - Aucun


    Moments chauds


    - La Sainte Grenade d'Antioch (à fragmentation, ma dernière) qui fit voler toute résistance militaire et mit fin à leur contre-offensive sur le flanc.
    Dernière modification par Pluton ; 03/04/2008 à 11h34.

  18. #18
    C'est excellent, bien raconté, monsieur a des talents de conteur.

    Une sacrée pub pour le jeu, si tu continues je craque !

    Mince, mais je connaîtrai l'histoire alors ?

  19. #19
    Citation Envoyé par Pluton Voir le message
    [...]
    de la main droite je tiens la grenade, j'arrache la goupille avec mes dents.

    10 mètres

    Je ferme les yeux, et, en bout de course, lance la grenade par dessus l'enceinte de l'institut,[...]
    Tu as oublié de compter jusqu'à trois. Trois est le chiffre jusqu'où tu compteras. Tu ne compteras pas jusqu'à deux, si ce n'est pour parvenir à trois. Quatre est proscrit.

  20. #20
    Citation Envoyé par SiGarret Voir le message
    Une sacrée pub pour le jeu, si tu continues je craque !

    Mince, mais je connaîtrai l'histoire alors ?
    Euh ouais, tu vas tout savoir de la trame du jeu... jusqu'à ce que je crève

    Citation Envoyé par lincruste Voir le message
    Tu as oublié de compter jusqu'à trois. Trois est le chiffre jusqu'où tu compteras. Tu ne compteras pas jusqu'à deux, si ce n'est pour parvenir à trois. Quatre est proscrit.
    Effectivement...
    le pire c'est que je les ai tous owned avec une grenade, énorme coup de pot, alors que j'appréhendais vraiment ce combat.
    Dernière modification par Pluton ; 01/04/2008 à 14h43. Motif: Fusion automatique

  21. #21
    Merde, ça m'a donné envie de le réinstaller mine de rien. Moi qui comptait me faire une petite aprem sur Crysis je crois que je vais plutôt aller traîner dans la Zone.

    Merci Pluton et bonne chance .

  22. #22
    Le pire c'est si tu meurs a cause d'un pauvre chien pourri en rangeant ton inventaire... Mais tu m'as l'air de bien assurer. Heureusement que tu connais deja le terrain
    C'est un plaisir de te lire, ca me rappelle de bons moments dans le jeu (que je n'aurais jamais atteints sans moulte reloads)

  23. #23
    J'avais rapidement laissé tomber le jeu pour des raisons extérieures et je n'avais jamais trouvé le courage ni l'envie de m'y remettre. C'est chose faite grâce à toi. Je ne lirais bien entendu plus ce topic, mais sois en mille fois remercié si çà me permet de décrocher un peu de TF2.

  24. #24
    Citation Envoyé par Mr.Pipboy Voir le message
    Merde, ça m'a donné envie de le réinstaller mine de rien. Moi qui comptait me faire une petite aprem sur Crysis je crois que je vais plutôt aller traîner dans la Zone.

    Merci Pluton et bonne chance .
    Voui, idem, ça m'a bien donné envie de m'y remettre. L'idée de tout faire avec une seule vie est géniale. Ça doit rendre le tout bien plus angoissant.

  25. #25
    Citation Envoyé par lincruste Voir le message
    Ça doit rendre le tout bien plus angoissant.
    Bha perso je compte tenté de le faire mais sur Oblivion Lost... Rien qu'Oblivion Lost avec sauvegardes c'était limite à me pisser dessus mais là. "zai peur"

  26. #26
    Citation Envoyé par Mr.Pipboy Voir le message
    Bha perso je compte tenté de le faire mais sur Oblivion Lost... Rien qu'Oblivion Lost avec sauvegardes c'était limite à me pisser dessus mais là. "zai peur"
    Ha ch'connais pas Oblivion Lost. C'est un mod, ça? Je vais aller voir sur eul'topic de STALKER.

  27. #27
    GG pour la grenade par-dessus le mur d'enceinte, fallait y penser

    Par contre, un p'tit spoil qui dit "watch out" pour le souterrain, à toi de voir si tu veux le lire ou non:
    Spoiler Alert!
    dans le tout dernier patch, le controler a été MEGA boosté aux stéroïdes, maintenant rien que s'en approcher te grille le cerveau à petite dose, c'est limite abusé à ce niveau; j'te conseille de lui foutre un piège-artéfact dans le chemin, ça lui fera les pieds à ce con d'elephant man

  28. #28
    Citation Envoyé par lincruste Voir le message
    Ha ch'connais pas Oblivion Lost. C'est un mod, ça? Je vais aller voir sur eul'topic de STALKER.
    C'est même un gros mod, rajoute des ennemie, tempête psy à moment irrégulier, système de sommeil et bouffe, conduite de véhicules, difficulté augmentée et plein de joyeuseté.

  29. #29
    Citation Envoyé par Angelina Voir le message
    pluton, ton topic de "vis ma life de stalker", il roxx sa moman!

    si tu le tiens à jour regulierement, je vote pour le titre de "topic of ze month"!

    (un peu comme le regretté topic de "comment désouday sa belle-mère? ")

    (dis moi tu ne te serais pas inspiré du raton laveur?)
    C'est vrai que ça roxxe comme thread, et Dieu sait que Stalker et moi c'est "je t'aime moi non plus, casse toi tu pue".
    Tu t'en souviens de mon topic!! Ça fait plaisir.

    Citation Envoyé par Mr.Pipboy Voir le message
    C'est même un gros mod, rajoute des ennemie, tempête psy à moment irrégulier, système de sommeil et bouffe, conduite de véhicules, difficulté augmentée et plein de joyeuseté.
    Compatible avec quel patch?? Faut finir le jeu??
    Dernière modification par sissi ; 01/04/2008 à 18h49. Motif: Fusion automatique

  30. #30
    Quatrième partie : les souterrains de l'institut Agroprom

    Mes mains tremblent alors que j'écris ces lignes... au bas de l'échelle je pensais trouver un peu de répit. J'en profitais pour faire le tris dans les armes que j'avais jetées à bas.
    Pendant que j'examinais celles-ci, pourtant, il me sembla entendre un léger bruit venant d'un peu plus loin.

    Immobile, la tête dressée et les oreilles à l'affut du moindre mouvement de l'air, je regardai vers le petit escalier descendant vers la droite.

    Crouiii crouiiii crouiii, la petite lumière de sécurité tournait inlassablement sur elle-même au plafond, baignant le couloir par des vagues de lumière sanglante, seul bruit désormais audible.

    croui croui croui

    Plus rien, je gardai l'arme en meilleur état à la main et empaquetai l'AK que j'avais ramassé auparavant. A peine eus-je le temps d'emboîter un chargeur dans l'AKm qu'un bandit surgit en haut de l'escalier, accroupi, sa lampe frontale violant l'obscurité intermittente jusque devant moi.

    Tétanisé, je vis le faisceau de sa lampe éclairer à quelques centimètres seulement de mes pieds. Levant le canon de mon nouveau fusil, j'alignai lentement sa tête avec mon viseur, comme à l'exercice. Après une seconde interminable ou je le sentis hésiter à poursuivre son investigation, je décidai que le temps de sortir mon pistolet à silencieux de son étui correspondait exactement au temps que j'allais mettre à passer de vie à trépas. J'appuyai donc sur la gâchette, priant les Hauts Irradiés que l'arme soit parfaitement fonctionnelle.

    Le bruit assourdissant des trois balles qui partirent se répercuta de manière presque obscène sur les murs du tunnel. La lampe torche du bandit sembla flotter dans les airs, comme s'il son propriétaire avait voulu entrevoir le ciel à travers les quelques mètres de béton et de terre qui nous séparaient de la surface, avant de se briser en retombant.

    Celui-ci avait eu son compte, mais déjà j'entendais ses copains s'affoler dans leur trou. Bon sang ! mais que venaient-ils faire ici, terrés comme des rats ? Avaient-ils déjà mis la main sur les documents de Strelok ?

    Trois autres tombèrent en se jetant en haut des marches, alors que je reculai pour me fondre dans l'ombre. Lorsque tout se fût apaisé, je m'enfonçai encore un peu dans l'obscurité. Je brisai les ampoules faiblardes avec mon silencieux afin de ne laisser visible que l'ouverture de la pièce suivante, baignée d'une lumière jaune-orange totalement irréelle.
    Je remis le pistolet dans son étui et repris mon AK en main.

    J'étais dans le noir complet, ceux qui voudraient ma peau passeraient dans l'ouverture illuminée. Comme à la fête foraine, pigeons d'argile.

    Quelques longues secondes s'écoulèrent, je sentais pourtant une présence dans cette seconde pièce et je pris la décision d'avancer centimètre par centimètre. Un pilier imposant se trouvait au cœur de ce lieu nimbé d'une lumière dont je n'arrivai pas à déterminer la provenance et je le contournais par la droite quand soudain le rond très clair d'une autre torche apparut sur le mur opposé. Je compris que ce que j'avais pris pour un pilier était en réalité une sorte d'ascenseur, il était donc creux et la source de lumière blanche venait de l'intérieur.

    Contournant à pas de loup l'obstacle, retenant ma respiration, je vis se dessiner le canon d'une arme dépassant de la cage d'ascenseur. Hélas, voulant prendre une grenade que j'avais ramassée sur le corps de l'un des bandits, je vis la boucle de la goupille venir frapper doucement mon ceinturon.

    ting

    Le bandit surgit en face de moi, une rafale cribla le mur autour de ma tête, et je pris une balle dans l'épaule. Sous l'effet de la douleur et de la surprise je sprintai vers l'endroit d'où j'étais venu et me retournai en dégainant mon AK. Je logeai un chargeur entier dans le corps de l'importun. La douleur me fit m'effondrer, mais pendant les quelques secondes de conscience qu'il me restèrent, je parvins à ouvrir un kit médical et à me faire un bandage sommaire.

    Il est maintenant 15h25, mais il pourrait tout aussi bien être 3 heures du matin dans ce lieu sinistre. Je viens de m'arracher à la contemplation malsaine d'une anomalie verte, me demandant quels en étaient les effets. Des visages familiers et grimaçants semblaient danser au milieu des remugles verdâtres et il a fallu un effort colossal pour m'éloigner de ces phénomènes hypnotiques.

    Je ne veux pas aller plus loin, j'ai peur. A l'instant j'ai passé l'encadrement d'une porte et dans la grande salle bouillonnant des anomalies vertes j'ai vu quelque chose que je me refuse à nommer.
    Scrutant les lieux avec mes jumelles, je cru en effet distinguer une silhouette penchée sur un homme malade, comme une vieille dame au chevet d'un mourant. Mais lorsque j'avançais pour dissiper le mystère de la scène, la vieille dame se retourna et m'offrit le spectacle d'une gueule aplatie et dont la bouche s'ouvrait sur un gouffre immonde.
    Autour de ce trou béant, des tentacules se balançaient comme une barbe absurde, tout en dardant vers moi leurs extrémités menaçantes.

    Et ce fut tout, l'apparition s'évanouit instantanément... avant qu'un hurlement rauque et lugubre se fasse entendre. Mes yeux exorbités virent deux points minuscules flotter dans l'air, deux piécettes d'argent brillant deux mètres au dessus du sol et fonçant droit sur moi.

    Voilà maintenant cinq bonnes minutes que le monstre tourne dans la pièce, il a déjà massacré deux militaires attirés par les coups de feu qui m'ont échappés. Il est temps d'agir. Je sors délicatement de mon sac à dos un artefact ramassé sur la route et commence à l'activer par des gestes que seuls les stalkers connaissent. Au moment où la sphère lumineuse commence à me brûler les doigts je la jette dans un recoin que semble affectionner le monstre hideux.

    Anomalyshot

    Meurs ! Incohérence de la nature ! Fils dégénéré de la Zone ! Meurs MEURS ! meursmeursmeursmeursmeurs

    Je suis couvert du sang de... l'animal ? Est-ce réellement un animal ? Bon sang, je dois sortir de là avant de perdre ce qu'il me reste de raison. Je fonce droit vers la planque de Strelok, allumant tout sur mon passage, deux militaires tombent. Je suis dans un brouillard de sueur, de sang et de larmes de terreur.

    Je suis dans la planque, au moins il n'y a personne, mais des fantômes semblent hanter ces murs. Avec des frissons, sursautant à chaque bruit que je fais en fouillant les lieux, je déniche les infos de ma proie, sur une clef USB. J'échange au passage mon AK contre un modèle amélioré. Un ressort judicieusement tendu en augmente la cadence de tir.

    La suite n'est qu'une courte succession de couloirs dans lesquels je sème encore quelques cadavres. Peu importe, je ne pense plus qu'à une chose : trouver la sortie et rejoindre l'air libre, la lumière du soleil ou de la lune. Une grenade éclate à quelques mètres de moi et ma vue se brouille davantage, je vois rouge et je charge avec rage.

    Un escalier en spirale, deux âmes de plus pour la Zone, nourris-toi et grandis, étends-toi !

    Ce couloir ne me dit rien qui vaille. Une des poches latérales de mon sac contient encore deux artefacts que je n'ai pas activés pour ma protection, je les manipule et forme deux anomalies pour garantir mes arrières, je dois dormir dans ce souterrain pour reprendre des forces, mentales comme physiques.
    Mon intuition était la bonne, car lorsque j'avance dans le tunnel un grondement terrifiant se fait entendre dans mon dos avant que mes pièges ne se déclenchent et fassent exploser l'auteur du bruit.
    Je ne sais ce que c'était. Assurément, rien d'humain. De loin, j'observe les débris avec mes jumelles, j'ai trop peur de m'approcher.


    Bruits des os, cages thoraciques mises à nues, xylophones et percussions discordantes de la Zone

    Je vais passer quelques heures à panser ma blessure et à dormir pour récupérer... de plus, quelque chose me dit que je ferais mieux de sortir de nuit de ce trou à rat, le bâtiment administratif dont m'a parlé le gros Sido est certainement bien gardé. Je règle mon réveil sur 00h30.

    Bilan :

    Equipement

    - De la bouffe qui diminue. Avec le temps que j'ai passé ici et mon sommeil, j'ai dû taper dans mes reserves.
    - Une arme de poing améliorée
    - Mon fusil à pompe amélioré à deux coups.
    - Une petite mitraillette (la viper) avec deux chargeurs.
    - Un AKM personnalisé avec 10 chargeurs balles
    - une veste de bandit améliorée avec une meilleure résistance aux impacts de balles.
    - Mon duvet
    - 8 medkits, (j'en ai trouvé pas mal dans la planque), quelques bandages.
    - 4 grenades offensives.

    Moments de stress

    - Le bandit planqué
    - Le monstre tentaculaire
    - La pose des pièges, espérant que ça suffirait


    Moments chauds


    - Le bandit planqué qui m'a capté au bruit de mon changement d'arme.
    - La course sanglante à travers les souterrains vers la sortie.
    - la grenade qu'un militaire m'a fait rouler presque dans les pieds. Je l'ai pas entendu crier à cause de mes rafales. Là, sérieusement, j'ai failli y passer.
    Dernière modification par Pluton ; 03/04/2008 à 11h51.

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