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  1. #1
    Coucou, voilà un petit topic pour parler si le coeur vous en dit de vos études et de votre parcours professionnel. Aucun jugement de valeur ne sera toléré, c'est pour échanger nos j'imagine très différentes expériences, poser des questions sur les différents moyens de reconversion pro etc...

    Je commence:

    Alors pour ma part c'est très chaotique, pendant longtemps j'en avais un peu honte mais aujourd'hui finalement j'en suis plutôt fier car c'est somme toute pas si incohérent même si je suis maintenant face à un choix de reconversion.

    J'ai donc un Bac Littéraire option Audiovisuel. J'ai ensuite fait 3 années de Fac (Histoire, Géo et Droit), trois premières années inachevées car j'étais alors totalement immature, avec qu'une idée en tête, faire de la musique. J'avais déjà de gros problèmes d'addiction. A l'issue de mon année de Droit j'ai passé le concours pour faire une école de Service Social, que j'ai obtenu et j'ai intégré une formation d'Assistant Social. Ca se passait plutôt bien théoriquement mais j'ai été traumatisé par mes expériences de stage sur le terrain, j'étais encore jeune pour faire ce boulot (20 ans, la moyenne d'âge de ma promo était 30 ans+).

    Je ne pensais qu'à faire du Rock et j'ai donc tout plaqué au bout d'un an et demi et je suis allé vivre avec des potes et travailler dans différentes usines agro-alimentaires comme manutentionnaire en interim durant un peu plus d'un an. J'étais enfin indépendant. Je suis alors rentré dans une chaîne de restauration rapide, d'abord Equipier (2 ans) puis Manager (2 ans également).

    Au bout de 4 ans j'étais en pleine dépression (Manager chez un franchisé, je bossais parfois jusqu'à 70h/semaine pour une paie qui ne comptabilisait quasiment pas les heures sup, même pas en récup. Un jour je me suis rendu compte que mon patron trafiquait mes horaires de pointage j'ai donc démissionné.

    Un de mes potes avait acheté une baraque et notre projet d'y construire un studio d'enregistrement était bien avancé. Les 3 années suivantes j'ai passé mon temps entre le studio et une asso d'orga de concerts. Payé au black dans un premier temps j'ai été salarié ensuite pendant 2 ans. A l'issue de mon contrat j'ai eu une opportunité extraordinaire, j'ai été engagé comme Musicien dans une compagnie de danse pour composer la musique des spectacles et la jouer en représentation. Ca a duré 6 ans, 2 spectacles qui ont tourné un peu partout en Europe et à Montréal.J'étais donc intermittent du spectacle. La compagnie s'est ensuite dissoute. Sur la dernière année étant intermittent j'avais pas mal de temps et j'avais commencé à placer mes billes dans une structure culturelle assez importante comme Cuisinier pour les artistes. Lorsque la compagnie a cessé d'être j'ai donc été embauché en CDI.

    Finalement j'avais réalisé un peu mes rêves les plus fous, vivre de la musique, travailler avec mes potes tout en restant indépendant financièrement. Le revers de la médaille c'est que j'avais pris des comportements addictifs dès mon âge de 17 ans et que ça m'avait accompagné tout du long. Au bout de 3 ans comme cuistot dans cette structure ( qui brassait beaucoup de monde et où donc j'avais des cadences infernales en cuisine) j'ai craqué. Mes alcoolisations étaient devenues insoutenables au point de faire plusieurs comas sur mon lieu de boulot. J'ai donc décidé de faire une rupture conventionnelle (j'ai eu un bol monstre de ne pas me faire virer).

    J'ai ensuite fait 5 cures en vain et une formation d'un an de cuisinier que j'ai terminé en novembre dernier. J'ai retravaillé jusqu'en janvier en interim mais là encore je me suis grillé en buvant sur mon lieu de travail. Depuis janvier je suis clean et j'ai pour la première fois depuis mon adolescence évacué cet état de dépression latent. J'en suis donc à une étape de réflexion sur ma reconversion pro, j'entre dans un dispositif pour se faire à la fin du mois. Mon idée est de trouver un job alliant culture et informatique, je me sens prêt à être formé dans le sens où je ne doute plus de moi.

    Voilà ma feuille de perso, 20 ans de vie dont 18 salariés. Reste plus qu'à reroll car je me suis un peu heurté au HL.





    Edition du 23/10/2020: les prods c'est de la merde


    Spoiler Alert!
    J'ai commencé à fumer du cannabis à 16 ans de temps en temps. A 17 je fumais quotidiennement au lycée, j'échangeais mes repas de cantine contre du shit...et j'avais toujours des mecs avec qui je trainais pour me payer de quoi fumer à chaque pause. C'est à cet âge que mon histoire avec l'alcool a débuté.

    D'abord quelques alcoolisations les WE, quelques bières et j'étais malade, mais je buvais chaque fois pour être ivre. Ca me détendait, me rendait plus sûr de moi, j'étais extrêmement introverti et timide. A 18 ans j'ai commencé ce qui aurait dû être des études supérieures, loin de ma ville natale. J'idéalisais déjà la vie des rock stars mortes à 27 ans et je trouvais que Gainsbourg avait la classe. J'ai vécu une histoire de coeur qui m'a ravagé en terminale et plus rien ne m'importait. Mon univers n'était que musique rock et défonce. J'habitais loin de chez mes parents qui avaient été très étouffants durant toute mon adolescence et j'ai donc fait tout ce qu'on n'attendait pas de moi: du rock (un peu), la fête (beaucoup). Tout sauf des études. C'était alors 3 ou 4 cuites par semaine, cannabis toute la journée et quelques fois des alcoolisations en journée (pour me donner du courage lorsque je devais aller malgré tout à la fac...) Ca a duré 4 ans à ce rythme. Mes relations avec mes parents, qui n'étaient déjà pas très bonnes, étaient carrément arrivées à un point où toute discussion était devenue impossible.

    A 22 ans j'ai quitté le domicile parental et je suis parti bosser et vivre avec des amis. J'ai stoppé le cannabis (plus les moyens mais surtout ça me rendait complètement parano, peureux et feignant, ce que je ne voulais pas être.) Mais j'ai bu de plus belle. Pour me donner du courage, toujours, car ça m'aidait aussi à croire que je prenais les bonnes décisions. Je travaillais en usine et en restauration avec comme objectif la musique. A 28 ans j'ai pu réaliser ce rêve en travaillant d'abord dans un studio d'enregistrement que j'avais cofondé pendant 3 ans ,puis comme musicien dans une compagnie de danse pendant 6 ans. Toutes ces années je m'alcoolisais toujours plus, cela me posait toujours plus de problèmes mais je continuais. Je prenais aussi différentes drogues: cocaïne, héroïne, extasy, champignons. C'était plus de l'ordre de l'extra, sauf l'héroïne que j'ai prise durant 3 ans mais que j'ai stoppée suite à un ultimatum de mon meilleur ami: j'arrêtais ou il ne m'adressait plus la parole.

    De l'âge de 23 ans à 38 ans j'ai eu deux relations de couple longues. Une de 9 ans et une de 6. Ma première petite copine me canalisait pas mal, mais nous ne vivions pas ensemble durant toutes les premières années. Elle faisait des études dans une autre ville. Sur la fin nous habitions ensemble depuis deux ans pour la première fois depuis le début de notre histoire mais très souvent je ne rentrais pas, prétextant du boulot au studio (souvent vrai) mais surtout parce que j'étais ivre et pas en état de rentrer le soir. Nous avons mis un terme à notre relation d'un presque commun accord (...). De là, plus rien ne pouvait m'arrêter. Les 6 mois qui suivirent je fus livré à moi-même, sans copine, sans patron, je ne faisais que boire et un peu de musique, pas suffisamment. J'ai, je ne sais pas comment, rencontré une nouvelle personne. (bon que je connaissais déjà mais on s'en fout) C'était peut-être pas la bonne pioche car l'adage qui se ressemble s'assemble n'est pas complètement galvaudé. Parce que même si elle consommait moins que moi, elle en profitait bien de son côté et ne me mettait aucune barrière. Je bossais alors comme musicien pour la compagnie de danse, ce qui me permettait de tenir, donnait un peu de sens à tout ce merdier. En 2015 ma petite amie m'a quitté. J'étais alors sous traitement ambulatoire depuis plusieurs mois suite à une première hospitalisation due à une alcoolisation sur le travail. Car oui j'avais un nouveau travail à partir de 2014 date à laquelle l'activité de la compagnie a diminué puis s'est arrêtée. Je travaillais comme cuisinier dans un centre d'arts du spectacle. J'ai mis fin à mon contrat en 2017, je n'étais plus apte à travailler.. J 'ai fait 5 cures en 3 ans (2015-2017) . Naturellement je buvais toujours malgré la médication que je prenais en abondance, rebuvais les jours même où je sortais de cure. A partir de 2017 ,je vivais reclu chez moi, ne faisais qu'être bourré du matin au soir et je prenais des médocs. Mon quotidien n'était rythmé que par les courses que j'allais faire à la supérette à côté de chez moi pour acheter de l'alcool. J'avais depuis 2016 perdu tous contacts avec mes amis qui avaient abandonné l'idée de me venir en aide (ça n'avait pas été faute d'essayer pourtant mais je ne voulais rien entendre.) De 2017 à 2018 je buvais une douzaine de 8,6/jour ou deux bouteilles de sky ou de vodka les débuts de mois et je prenais jusqu'à 3 antidépresseurs, 10 valium et plusieurs autres trucs en automédication (antipsychotiques...) Pas merci aux médecins qui m'ont prescrit tout ça durant des années sans plus de forme de contrôle. En même temps ils étaient un peu désarmés J'avais pris 30 kilos, j'étais arrivé à plus de 100.

    Il y a un peu moins de deux ans j'ai appelé à l'aide ma mère et je suis retourné vivre chez elle. Ca a été un combat de tous les jours, je lui mentais, cachais les bouteilles, je suis même allé à la voler une fois (10 euros en CB que je suis allé boire au bar en vitesse...)

    J'ai eu je ne sais pas trop pourquoi un déclic au mois de janvier. Enfin, une alcoolisation de plus sur mon boulot, je bossais comme cuistot en EHPAD et j'ai bu 3 litres de vin à 7h du mat'. Je me suis fait virer et j'ai beaucoup réfléchi même si ce n'était pas la première fois que je merdais au boulot, un vrai ras le bol était là. Je n'ai pas bu pendant 3 mois, une première depuis 25 ans, puis j'ai décidé d'arrêter les médicaments que je prenais en masse depuis 2014. Petit à petit j'ai commencé à y voir clair pour la première fois de ma vie. J'ai fait un gros bilan et un gros travail sur moi et je voyais enfin des choses positives dans ce merdier, cette bouillie, ce gâchis qu'était ma vie: J'avais malgré tout réalisé de belles choses artistiquement avec mes amis tout en étant indépendant financièrement, j'avais pu faire globalement ce que je voulais même si j'avais fait beaucoup de jobs alimentaires.. Je pouvais en être fier et reprendre ma vie en main en profitant de mon expérience. J'avais aussi quelques amis qui même si ils avaient jeté l'éponge sur les dernières années et fait leurs vies, étaient des supers mecs et des super meufs avec qui j'avais réalisé plein de choses (des assos, grosse part de ma vie également en dehors du boulot) Je les ai recontacté en prenant mon courage à deux mains et plusieurs m'ont dit qu'ils en pleuraient de joie, m'ont témoigné un profond respect, alors que tout ce temps je pensais qu'ils me haïssaient ou qu'ils me prenaient pour un con. J'ai repris la musique depuis juin( à l'heure actuelle j'ai 3 formations!) alors que je n'avais pas touché un instrument depuis 6 ans. J'ai plein de projets et d'envies artistiques et professionnels. J'ai perdu 30 kilos, je ne m'aime pas mais je m'accepte. J'ai envie de me marrer à nouveau. Mon projet professionnel qui est de mettre à profit mes expériences dans la musique , le culturel et l'informatique prennent forme dans l'animation et la médiation culturelle, je partirai bientôt en formation. . Je dois rester vigilant je le sais, pas qu'au niveau de l'alcool car je suis confiant, je n'ai plus envie de revivre ça, mais plutôt au niveau de mon humeur et mon moral. Pour l'instant je croise les doigts et j'ai envie d'en parler et d'aider ceux qui ont perdu espoir.

    J'ai survolé plein de trucs, j'allais pas rentrer dans les détails sordides, tout le monde sait ce que c'est qu'une cuite ou un coma éthylique. J'en ai vécu de nombreux. Quand j'y pense moi-même je me demande comment j'ai fait pour tenir tout ce temps, réussir à bosser, avoir une vie sociale, des amis...Pour le dernier point je crois que c'est parce que je n'ai jamais été un connard, j'ai toujours été un gentil, généreux, jamais violent, juste trop souvent abruti. J'étais un mélancolique mal dans ses pompes, éternel ado rêveur en rébellion. Le boulot, je gérais en en bavant, en tout cas jusqu'en 2015 où j'ai commencé à boire sur mon temps de travail en cuisine, puis de plus en plus.

    Voilà, c'était les grandes lignes de ma vie avec les prods, y a pas vraiment de conclusions autre à en tirer que c'est bien de la merde tout ça quand on est pas bien dans sa peau. Ca prend vite le dessus, insidieusement. Et à ceux qui se le demandent, oui l'abstinence lorsqu'on en est arrivé à ne plus pouvoir gérer est la seule issue. Et enfin qu'il n'y a pas vraiment de stade défini pour savoir si vous êtes addict ou non, la question à se poser est de savoir si ça a des conséquences sur sa vie. Lorsque ça commence, il est temps d'en parler, et d'écouter les autres pour mon cas, si seulement je l'avais fait plus tôt et avais été moins borné. Mais c'est un peu l'histoire de ma vie l'obstination, pour le meilleur et pour le pire, je n'en fais qu'à ma tête.


    J'ai essayé de résumer au max, Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas à poser des questions ou à me parler en mp si vous en avez envie

    Dernière modification par SilverPig ; 24/10/2020 à 00h03.
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  2. #2
    Jolie trajectoire, et qui finit bien en plus ("clean depuis janvier")

    J'ai l'impression que c'est autant un topic "partageons nos expériences de vie" que "viens, installes-toi et fais le point 2mn sur ta vie"

    De mon côté, j'ai bien peur d'ennuyer les gens avec mon parcours bien conventionnel avec un peu de.. comment on dit déjà ?.. "ascension de l'échelle sociale" ?

    En résumé :
    Spoiler Alert!
    Fils de petit paysan bio en plaine d'Alsace, parti en prépa après le lycée, puis parti faire des murges en école d'ing' à La Rochelle, puis parti en Suisse bosser en bureau d'étude (après une petite pause road-trip en Australie le temps de pondre mon premier mioche avec la dame fraîchement rencontré pour l'occasion, ça avait fait les choux gras du défunt topic du coeur y'a .. han putain, déjà 10 ans ).

    Après 2 ans en Suisse, j'ai repassé la frontière en 2014 et.. euh, je la repasse tous les matins en fait, car nous nous sommes établi en Alsace et je bosse en Suisse voisine comme un bon petit profiteur de frontalier.

    Bref, ils se pacsèrent, achetèrent une maison et eurent beaucoup d'enfants (3 en fait, et pas un de plus).


    Par contre, un petit ras-le bol latent a commencé à devenir de plus en plus prégnant ces derniers mois, tant pour moi que pour madame.

    En vrac, je bosse trop (contractuellement 42,5h hebdo, mais j'en fait trop souvent plus), le peu de temps libre et de sous de côtés partent dans les travaux de la baraque, en chantier depuis 4 ans, donc peu de loisirs et de sorties, ça tape sur le moral de tout le monde, spécialement madame.

    Du coup, nous sommes en train de préparer de quoi faire valdinguer tout ce joli tableau d'ici une petite année.. mais j'attendrais que ça se précise un peu avant de détailler.

  3. #3
    Citation Envoyé par znokiss Voir le message
    Du coup, nous sommes en train de préparer de quoi faire valdinguer tout ce joli tableau d'ici une petite année.. mais j'attendrais que ça se précise un peu avant de détailler.
    Tu parles allemand?
    Der Klügste gibt nach. Deshalb regieren die Dummen die Welt.

  4. #4
    Quel parcours... en tous cas, feloche d'en etre arrivé là ou tu en es. C'est quand meme trés perso a devoiler... mais j'imagine que d'en parler peut exorciser, soulager, voire même féderer.

    Bon allez je me lance, warning pavé incoming.


    Ma décheance scolaire a commencé apres une premiere année de L en lycée public. 3 mecs pour 24 filles. Je vais pas me jeter des fleurs mais j'excellais dans ce domaine. On prenait regulierement mes redacs pour lire a la classe, et meme a d'autres....

    J'y ai appris des tas de trucs osef, le latin, le grec ancien. Mais je ne detestais pas, je me contentais d'un petit "au dessus de la moyenne" sans trop me fatiguer.

    Et puis grosse crise d'adolescence. Sorties tous les soirs,accompagné de la sainte trinité de l'ado rebelle: filles, alcool et weed.

    Spoiler Alert!
    Dans cet environnement de relations ou tout le monde deteste l'ecole et avoir des bonnes notes est percu comme une offense, je me suis sabordé en ne foutant plus rien. Seule ma prof de francais a essayé de me sortir de ce cycle, sans succés.

    Au milieu des 90's, et peut etre meme encore aujourd'hui, l'orientation scolaire c'est bullshit.Au lieu d'essayer de comprendre pourquoi, de m'aider a faire des choix, le conseil scolaire m'a reclassé.

    1 nouvelle année de perdue, je me suis completement bloqué a tout effort: je n'aimais pas du tout le genie electronique, alors je continuais mes abus.

    Le conseil scolaire, encore lui, et malgré l'intervention de mon ex prof de francais, qui n'etait meme plus dans le lycée, me considere comme inapte, et on me classe dans un des trous les plus sordide du lycée, un CAP d'automatisme, rempli de gars qui savaient a peine lire, se bagarraient ou arrivaient defoncés en classe.

    2 ans de plus ont passé.Il y a eu quelques bonne rigolades, mais sans m'en rendre compte j'etais en complete depression, me detestant, detestant ce que je faisais et le monde entier pour me laisser pourrir dans ce repere de cassos. Inutile de dire que je n'ai jamais eu ce foutu diplome de voie de garage, seul quelques matieres comme l'anglais, le francais et l'histoire géo me motivaient.Mais le niveau exigé ne depassait pas celui de la 6eme.

    L'environnement familial ne souhaitait qu'une chose, que je debarasse le plancher au plus vite.

    Peu apres ce nouvel echec, j'ai commis un soir la plus grosse connerie de ma vie, voler une voiture avec ma bande d'abrutis, et la planter. Heureusement les dommages etaient leger.

    Les mois qui ont suivi ont été tres durs. Il n'y a pas eu de poursuites, ca s'est arrangé a l 'amiable, en remboursant le proprio en travaillant a sa ferme.Mes super copains m'ont laissé tomber.

    Aussi dur que ce fut, ca m'a mis du plomb dans la tete. J'ai coupé les ponts avec tous ces gens malsain, suis devenu un geek de PC et de console, a l'abri dans ma bulle de repentance.

    Mais il fallait faire quelquechose... j'ai choisi un apprentissage en tournage/fraisage, dans les locaux d'un celebre constructeur d'avion.

    Encore une fois, j'en avais rien a carrer. Mais il y avait un salaire d'apprenti, qui me permettait d'acheter des clopes, de l'essence pour ma caisse, et des jeux video. Là non plus c'etait pas reluisant la compagnie. L'essentiel de la classe etaient composée de branleurs, fouteurs de bordel, et meme un jeune néo nazi. Des années plus tard, j'apprendrais que l'un d'eux a ete mélé de loin a une tristement celebre et inimaginable affaire de meurtre, regulierement montrée dans les faites entrer l'accusé et consorts.

    Mais ils etaient bon en atelier,et rapportaient les subventions de la region, alors on laissait faire.

    4 ans plus tard, avec beaucoup de prise sur moi meme pour pas tout envoyer bouler, j'ai obtenu cap, et bac pro. On va pas se mentir, il m'a ete donné pour bonne conduite plutot que talents mecanique, meme encore aujourd'hui rien que de rentrer dans une usine fait remonter l'horreur que j'eprouve a en avoir un jour fait partie.

    Ce qui m'a fait tenir, c'est mon imagination. J'ai appris pendant les longues periodes d'usine a m'isoler totalement de l'environnement pour completement plonger dans mes pensées, et ecrire un roman d'heroic fantasy, qui ressemblait beaucoup au witcher quand j'y repense, 8 ans avant d'entendre parler pour la 1ere fois de geralt.

    Les gars croyaient que je prenais des notes perdu, j'etais juste en train de fuir cet endroit horrible. J'avais toujours une feuille technique par dessus pour masquer mes pages d'evasion, veritable bouffée d'oxygene.

    Ces diplomes maudits ont marqué ma vie professionelle au fer rouge. Je n'ai connu que des echecs. Presse bouton sur une machine 1 mois, tacheron d'usine 1 semaine, j'ai mis pres de 8 ans a me sortir de cet environnement . De longues periode de chomage, entrecoupée de depression que je noyais dans de l'alcool parfois, et de contrats precaire.

    Mon salut est venu de par mon ex compagne. Ses parents tenaient une charcuterie. A leur retraite, la fille reprend le commerce, et je decide de travailler avec elle, d'apprendre le metier, en etant a la boutique comme sur les marchés locaux.

    J'ai manqué de maturité au debut: j'ai commis quelques erreurs, ait perdu quelques clients, le temps de me faire la main. Heureusement, je me suis révélé a moi meme. Je me depensais sans compter pour satisfaire le client, etre le meilleur, proposer la meilleure came possible.

    C'etait physiquement éprouvant. Mais je me donnais sans compter, ne prenant parfois meme pas de jour de repos en pleine saison.

    Oui, j'adorais ca. Mais les mentalités ont changé en quelques années. La crise monetaire de 2008 a laissé des traces indelebiles. Les magasins discount sont devenu légion, la concurrence, l'augmentation exponentielle de tout, les charges du RSI....

    .... et les clients aussi. Les plus fideles meurent de vieillesse, les moins jeunes ne font pas confiance a un plus jeune "c'etait mieux avec les anciens"

    Je me depensais des heures, pour la compta, le nettoyage, l'entretien, la boutique, pour au final un salaire de 800€/mois.

    Inutile de dire que le ménage en a souffert. De plus notre petit etait arrivé, souvent balloté chez les grands parents pour cause de boulot. J'etais meme pas là pour le voir faire ses premiers pas, occupé a satisfaire une enieme cliente casse couille qui se prenait pour une reine.

    C'en etait trop, des problemes psychologiques et d'addiction sont apparu, non pas chez moi, mais dans l'autre partie parentale.

    Un cauchemar.

    Trop c'est trop: financierement, physiquement , moralement, j'etais au bout. Je laisse son affaire a madame, bizarrement soulagée de ne plus m'avoir comme salarié/ homme a tout faire (j'ai meme appris a reparer des groupes frigorifiques tout seul...)

    Dans la logique des choses, là ou il y a du boulot, c'est dans les grandes surface. Alors je tente ma chance, avec mon experience comme seul diplome.

    Et j'ai trouvé. Ce a quoi je ne m'attendais pas: un travail d'usine. Ceux qui ont bossé en GMS sauront de quoi je parle...A une celebre enseigne bleu et blanche, nous avions interdiction de parler au client, les hotesses sont la pour ca. Une deshumanisation totale du commerce, pour n'etre que de la viande rentable a chaque seconde passée, a la recherche du moindre profit avec des techniques parfois border line.

    J'ai ensuite atterri, pour un bout de temps, dans un magasin bio. J'y ai retrouvé une partie de ce que j'avais perdu: plus de contact clientele, de la mise en valeur de beaux produits, et meme des amis plus que des collegues.

    Mais... un terroriste du bio/local en responsable adjoint, en guerre ouverte avec la responsable, a fusillé ma carriere naissante au rayon FLEG. Manipulateur pervers narcissique, il a compris que pour avoir les bonnes graces du directeur et avoir la place du chef, il fallait que le rayon FLEG soit digne des plus grandes epiceries fine mondiales. Alors il me chargeait pour n'importe quel detail insignifiant. Allais jusqu'a refaire mes etals, et meme rajouter des trucs abimes /pourris pour montrer au tout puissant patron.

    Plus loin, certaines personnes ont utilisé la meme technique pour avoir les faveurs, en me designant comme coupable quand il y avait une connerie. Ca marchait: j'encaissais sans rien dire.

    Ecoeuré, j'ai demandé a partir des FLEG, et me suis retrouvé... a la caisse, et en mise en rayon. J'ai tellement encaissé que j'en ai attrapé a plusieurs reprise une tendinite.

    Quand a la mise en rayon, j'ai un jour passé 6h un samedi calme a balader un chariot de boites de thon, et en remettre une quand une partait. L'estime de soi est au plus bas.

    Un jour de vacance, un grave evenement perso m'a fait comprendre que je ne pouvais plus m'absenter aussi loin et longtemps de mon domicile, parce que je me tapais 120kms aller/retour pour aller m'humilier et gagner 1059€ net.

    C'est en devenant ami avec un electricien qui venait s'occuper du magasin que j'ai compris: j'aime ce metier.

    Il est vivant! on utilise ses mains pour creer quelque chose qui sera vraiment utile au client. Sa lumiere, sa prise, ca semble peu de chose pour beaucoup, mais c'est énorme de se dire que son travail manuel va avoir une vraie utilité a quelqu'un.

    On bouge sans arret de chantier en chantier, aucun jour ne ressemble a l'autre, le salaire est motivant et ce secteur ne semble pas connaitre de crise d'emploi.

    Je suis donc reparti de zero, avec des conditions dignes d'un film de pierre richard que j'ai evoqué dans le le topic de la loose.

    Le covid, un 1er formateur decédé, le deuxieme qui s'est barré, l'absence totale d'infrastructure et materiel adapté, la fermeture du centre d'hebergement, et un divorce en cours.

    Mais rien n'a entaché ma volonté de devenir electricien. Et j'y parviendrais, coute que coute, j'effacerais ces 20 ans de merde pour enfin m'epanouir.


    voila,j'ai pitié de vous, j'ai mis un spoil, je me suis un peu ecarté du sujet initial, mais c'est la 1ere fois que je peux en parler sans avoir honte de moi.desolé pour vos yeux.
    Sandale to the metal

  5. #5
    Citation Envoyé par amiral_slip Voir le message
    Quel parcours... en tous cas, feloche d'en etre arrivé là ou tu en es. C'est quand meme trés perso a devoiler... mais j'imagine que d'en parler peut exorciser, soulager, voire même féderer.

    Bon allez je me lance, warning pavé incoming.


    Ma décheance scolaire a commencé apres une premiere année de L en lycée public. 3 mecs pour 24 filles. Je vais pas me jeter des fleurs mais j'excellais dans ce domaine. On prenait regulierement mes redacs pour lire a la classe, et meme a d'autres....

    J'y ai appris des tas de trucs osef, le latin, le grec ancien. Mais je ne detestais pas, je me contentais d'un petit "au dessus de la moyenne" sans trop me fatiguer.

    Et puis grosse crise d'adolescence. Sorties tous les soirs,accompagné de la sainte trinité de l'ado rebelle: filles, alcool et weed.

    Spoiler Alert!
    Dans cet environnement de relations ou tout le monde deteste l'ecole et avoir des bonnes notes est percu comme une offense, je me suis sabordé en ne foutant plus rien. Seule ma prof de francais a essayé de me sortir de ce cycle, sans succés.

    Au milieu des 90's, et peut etre meme encore aujourd'hui, l'orientation scolaire c'est bullshit.Au lieu d'essayer de comprendre pourquoi, de m'aider a faire des choix, le conseil scolaire m'a reclassé.

    1 nouvelle année de perdue, je me suis completement bloqué a tout effort: je n'aimais pas du tout le genie electronique, alors je continuais mes abus.

    Le conseil scolaire, encore lui, et malgré l'intervention de mon ex prof de francais, qui n'etait meme plus dans le lycée, me considere comme inapte, et on me classe dans un des trous les plus sordide du lycée, un CAP d'automatisme, rempli de gars qui savaient a peine lire, se bagarraient ou arrivaient defoncés en classe.

    2 ans de plus ont passé.Il y a eu quelques bonne rigolades, mais sans m'en rendre compte j'etais en complete depression, me detestant, detestant ce que je faisais et le monde entier pour me laisser pourrir dans ce repere de cassos. Inutile de dire que je n'ai jamais eu ce foutu diplome de voie de garage, seul quelques matieres comme l'anglais, le francais et l'histoire géo me motivaient.Mais le niveau exigé ne depassait pas celui de la 6eme.

    L'environnement familial ne souhaitait qu'une chose, que je debarasse le plancher au plus vite.

    Peu apres ce nouvel echec, j'ai commis un soir la plus grosse connerie de ma vie, voler une voiture avec ma bande d'abrutis, et la planter. Heureusement les dommages etaient leger.

    Les mois qui ont suivi ont été tres durs. Il n'y a pas eu de poursuites, ca s'est arrangé a l 'amiable, en remboursant le proprio en travaillant a sa ferme.Mes super copains m'ont laissé tomber.

    Aussi dur que ce fut, ca m'a mis du plomb dans la tete. J'ai coupé les ponts avec tous ces gens malsain, suis devenu un geek de PC et de console, a l'abri dans ma bulle de repentance.

    Mais il fallait faire quelquechose... j'ai choisi un apprentissage en tournage/fraisage, dans les locaux d'un celebre constructeur d'avion.

    Encore une fois, j'en avais rien a carrer. Mais il y avait un salaire d'apprenti, qui me permettait d'acheter des clopes, de l'essence pour ma caisse, et des jeux video. Là non plus c'etait pas reluisant la compagnie. L'essentiel de la classe etaient composée de branleurs, fouteurs de bordel, et meme un jeune néo nazi. Des années plus tard, j'apprendrais que l'un d'eux a ete mélé de loin a une tristement celebre et inimaginable affaire de meurtre, regulierement montrée dans les faites entrer l'accusé et consorts.

    Mais ils etaient bon en atelier,et rapportaient les subventions de la region, alors on laissait faire.

    4 ans plus tard, avec beaucoup de prise sur moi meme pour pas tout envoyer bouler, j'ai obtenu cap, et bac pro. On va pas se mentir, il m'a ete donné pour bonne conduite plutot que talents mecanique, meme encore aujourd'hui rien que de rentrer dans une usine fait remonter l'horreur que j'eprouve a en avoir un jour fait partie.

    Ce qui m'a fait tenir, c'est mon imagination. J'ai appris pendant les longues periodes d'usine a m'isoler totalement de l'environnement pour completement plonger dans mes pensées, et ecrire un roman d'heroic fantasy, qui ressemblait beaucoup au witcher quand j'y repense, 8 ans avant d'entendre parler pour la 1ere fois de geralt.

    Les gars croyaient que je prenais des notes perdu, j'etais juste en train de fuir cet endroit horrible. J'avais toujours une feuille technique par dessus pour masquer mes pages d'evasion, veritable bouffée d'oxygene.

    Ces diplomes maudits ont marqué ma vie professionelle au fer rouge. Je n'ai connu que des echecs. Presse bouton sur une machine 1 mois, tacheron d'usine 1 semaine, j'ai mis pres de 8 ans a me sortir de cet environnement . De longues periode de chomage, entrecoupée de depression que je noyais dans de l'alcool parfois, et de contrats precaire.

    Mon salut est venu de par mon ex compagne. Ses parents tenaient une charcuterie. A leur retraite, la fille reprend le commerce, et je decide de travailler avec elle, d'apprendre le metier, en etant a la boutique comme sur les marchés locaux.

    J'ai manqué de maturité au debut: j'ai commis quelques erreurs, ait perdu quelques clients, le temps de me faire la main. Heureusement, je me suis révélé a moi meme. Je me depensais sans compter pour satisfaire le client, etre le meilleur, proposer la meilleure came possible.

    C'etait physiquement éprouvant. Mais je me donnais sans compter, ne prenant parfois meme pas de jour de repos en pleine saison.

    Oui, j'adorais ca. Mais les mentalités ont changé en quelques années. La crise monetaire de 2008 a laissé des traces indelebiles. Les magasins discount sont devenu légion, la concurrence, l'augmentation exponentielle de tout, les charges du RSI....

    .... et les clients aussi. Les plus fideles meurent de vieillesse, les moins jeunes ne font pas confiance a un plus jeune "c'etait mieux avec les anciens"

    Je me depensais des heures, pour la compta, le nettoyage, l'entretien, la boutique, pour au final un salaire de 800€/mois.

    Inutile de dire que le ménage en a souffert. De plus notre petit etait arrivé, souvent balloté chez les grands parents pour cause de boulot. J'etais meme pas là pour le voir faire ses premiers pas, occupé a satisfaire une enieme cliente casse couille qui se prenait pour une reine.

    C'en etait trop, des problemes psychologiques et d'addiction sont apparu, non pas chez moi, mais dans l'autre partie parentale.

    Un cauchemar.

    Trop c'est trop: financierement, physiquement , moralement, j'etais au bout. Je laisse son affaire a madame, bizarrement soulagée de ne plus m'avoir comme salarié/ homme a tout faire (j'ai meme appris a reparer des groupes frigorifiques tout seul...)

    Dans la logique des choses, là ou il y a du boulot, c'est dans les grandes surface. Alors je tente ma chance, avec mon experience comme seul diplome.

    Et j'ai trouvé. Ce a quoi je ne m'attendais pas: un travail d'usine. Ceux qui ont bossé en GMS sauront de quoi je parle...A une celebre enseigne bleu et blanche, nous avions interdiction de parler au client, les hotesses sont la pour ca. Une deshumanisation totale du commerce, pour n'etre que de la viande rentable a chaque seconde passée, a la recherche du moindre profit avec des techniques parfois border line.

    J'ai ensuite atterri, pour un bout de temps, dans un magasin bio. J'y ai retrouvé une partie de ce que j'avais perdu: plus de contact clientele, de la mise en valeur de beaux produits, et meme des amis plus que des collegues.

    Mais... un terroriste du bio/local en responsable adjoint, en guerre ouverte avec la responsable, a fusillé ma carriere naissante au rayon FLEG. Manipulateur pervers narcissique, il a compris que pour avoir les bonnes graces du directeur et avoir la place du chef, il fallait que le rayon FLEG soit digne des plus grandes epiceries fine mondiales. Alors il me chargeait pour n'importe quel detail insignifiant. Allais jusqu'a refaire mes etals, et meme rajouter des trucs abimes /pourris pour montrer au tout puissant patron.

    Plus loin, certaines personnes ont utilisé la meme technique pour avoir les faveurs, en me designant comme coupable quand il y avait une connerie. Ca marchait: j'encaissais sans rien dire.

    Ecoeuré, j'ai demandé a partir des FLEG, et me suis retrouvé... a la caisse, et en mise en rayon. J'ai tellement encaissé que j'en ai attrapé a plusieurs reprise une tendinite.

    Quand a la mise en rayon, j'ai un jour passé 6h un samedi calme a balader un chariot de boites de thon, et en remettre une quand une partait. L'estime de soi est au plus bas.

    Un jour de vacance, un grave evenement perso m'a fait comprendre que je ne pouvais plus m'absenter aussi loin et longtemps de mon domicile, parce que je me tapais 120kms aller/retour pour aller m'humilier et gagner 1059€ net.

    C'est en devenant ami avec un electricien qui venait s'occuper du magasin que j'ai compris: j'aime ce metier.

    Il est vivant! on utilise ses mains pour creer quelque chose qui sera vraiment utile au client. Sa lumiere, sa prise, ca semble peu de chose pour beaucoup, mais c'est énorme de se dire que son travail manuel va avoir une vraie utilité a quelqu'un.

    On bouge sans arret de chantier en chantier, aucun jour ne ressemble a l'autre, le salaire est motivant et ce secteur ne semble pas connaitre de crise d'emploi.

    Je suis donc reparti de zero, avec des conditions dignes d'un film de pierre richard que j'ai evoqué dans le le topic de la loose.

    Le covid, un 1er formateur decédé, le deuxieme qui s'est barré, l'absence totale d'infrastructure et materiel adapté, la fermeture du centre d'hebergement, et un divorce en cours.

    Mais rien n'a entaché ma volonté de devenir electricien. Et j'y parviendrais, coute que coute, j'effacerais ces 20 ans de merde pour enfin m'epanouir.


    voila,j'ai pitié de vous, j'ai mis un spoil, je me suis un peu ecarté du sujet initial, mais c'est la 1ere fois que je peux en parler sans avoir honte de moi.desolé pour vos yeux.
    Non c'est tout à fait dans le sujet, sacré background ton perso! Et dire que je pense que j'en ai bavé en usine ou dans la restauration, même si cela est vrai, je n'ai pas enduré aussi longtemps que toi, quel courage, chapal
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  6. #6
    Bordel les mecs, vos histoires mettent des choses en perspective... Chapeau à vous de vous en être sortis.
    Citation Envoyé par scie_sauteuse Voir le message
    snot, tu as été héroïque.

  7. #7
    Compliquées vos vies.

    Pour ma part j'ai fait bac S ou je pigeais que dalle, mais ma mère ne m'avait pas laissé le choix.
    Parti en médecine par conviction que je pourrais bosser

    Puis fac de droit peinarde: présent à environ la moitié des cours, ordi et warhammer l'autre moitié. J'ai même bossé pendant ma licence.
    La fac s'était facile, je lisais les cours pendant les vacances avant les examens et je decrochais 10 de moyenne.
    J'ai juste zappé que le diplôme n'apporte rien si on n'a pas de réseau. Pas pris en DESS, concours d'avocat raté. Wow qui sort.,.je connais personne à la fac..
    J'ai plus rien foutu pendant 2-3 ans, chez mes parents sans sortir.
    Donc la j'ai 26 ans, pas de présent ni d'avenir, 80kg,(mais ni drogue ni alcool) il m'arrive un truc particulier.
    Je reprends ma vie en main un peu, je commence le régime, je rencontre une fille, je prends un appart. La fille s'est barrée, je vis toujours du rsa mais je retrouve une vie sociale, le sport, l'envie.
    Pôle emploi m'attrape, puis on m'embauche pour 6 mois qui deviennent 18 mois.
    Je suis pas bon mais je prends goût au salariat, je bosse vraiment le concours et je rentre dans la fonction publique à 31 ans.

    J'aurais jamais de droit à retraite mais à roule
    Genre comme si le Mont St Michel c'était pas la Bretagne ou St Etienne c'était pas le Mordor

  8. #8
    Bravo à toi de t'être accroché SilverPig, ça n'a pas du être de la tarte...

    J'ai eu aussi un parcours assez atypique : bac ES en poche en 2004, alors que ma passion de toujours c'est l'histoire et l'archéologie et que ma famille s'attendait à ce que j'aille en fac d'histoire pour finir archéologue, je décide finalement de faire... du droit. Sans trop savoir quel boulot faire après (je visais commissaire de police, un moment).

    La première année fut assez simple. La seconde, beaucoup moins. Les cours "majeurs" me faisaient chier, je me plaisais plus dans les cours à coeff' faible (science po, histoire du droit, droit constitutionnel). Ma moyenne fut un naufrage, j'ai heureusement réussi à faire une validation des acquis pour me barrer en histoire. Cependant c'est lors de cette L2, en 2006, que j'ai découvert CPC
    La fac' d'histoire c'était cool, j'en garde d'excellent souvenirs mais je ne vais pas bien loin non plus. En fait les cours, la liberté de l'université, ce n'était pas fait pour moi. Et en réalité je ne savais pas trop ce que je voulais faire après comme métier*.

    * (au lycée, en seconde, j'avais voulu me diriger vers un bac pro optique parce que ça m'intéressait énormément, mais mon prof principal me trouvait trop intellectuel pour ça et a gentiment forcé mes parents à me coller en ES)

    Je décide donc de suivre les pas de mon père et d'entrer dans l'armée de l'air, en 2009 (ce qui m'a valu la rupture avec ma petite amie de l'époque). Projet de courte durée : je m'éclate la jambe lors d'un parcours du combattant à l'école de sous-off' (genou explosé + déchirure musculaire), on m'annonce un an avant de pouvoir reprendre la formation et mon ex qui me demande de revenir avec elle si je quitte l'armée. C'est donc ce que je fais. Vous vous doutez de l'enculade, elle n'est jamais revenue avec moi.

    On est donc en 2010, je n'ai pas de "vrai" diplôme, je suis retourné vivre chez mes parents. Mon ex m'a joué un sale coup, financièrement ce que j'avais de côté commence à diminuer, mon chat adoré claque, bref je me tape une belle dépression sévère (au point d'avoir songé au suicide). Finalement une de mes cousines me propose de postuler pour devenir pion dans le lycée où elle est pionne, en Gironde. J'ai le poste, je déménage là-bas, première fois que j'habitais seul dans mon appartement et que je dois vivre comme un adulte (ce fut la plus belle année de ma vie, avec un emploi du temps peinards et des sorties beuveries un week-end sur deux. Et sinon je jouais comme un gros porc ).
    Je ne ferais qu'un an, parce que les contrats d'AE sont d'un an renouvelables que 6 fois max (donc 6 ans, bravo vous avez suivi) et j'aimerais avoir un vrai boulot. A la télé, je vois la pub pour la pénitentiaire et je me dit "bah pourquoi pas, au moins j'aurais un boulot stable".

    On est en 2011, j'ai mon concours et je commence l'école que je finis en mars 2012. En même temps je me met en couple. On a passé 5 ans séparé, elle vivant en Gironde et moi au gré de mes affectations (on aura deux enfants, deux maisons). Ce fut un boulot particuliers, j'en garde pas que des mauvais souvenirs mais c'est clair qu'avec le recul, je n'y retournerais pas si on me laissait la possibilité de le faire.

    Finalement début 2017, je commence à aller assez mal : mes collègues ou supérieurs avec qui ça se passait bien, vraiment sérieux, sont tous partis ou presque. Ma mutation en Gironde n'avance pas (voire recule) et je décide me barrer pour trouver un boulot en Gironde et enfin vivre avec ma (ex) femme et mes filles. Je postule un peu partout et je finis donc par être pris dans mon boulot actuel, tech informatique pour le SDIS de la Gironde, en septembre 2017. Toujours fonctionnaire (c'est le principal ), mais territorial.
    La suite vous la connaissez si vous avez suivi le topic de la lose ces deux derniers mois, puisque je me suis séparé (mal) et que j'ai à peu près tout perdu (sauf mon boulot, heureusement).

    Voilà voilà
    Citation Envoyé par dcao Voir le message
    en faite vous etes vraiment pas simpa !
    ces bon je me casse, vous etes nul et imature

  9. #9
    Il est bien ce topic. Sacrées histoires les gars et bravo pour vos parcours.

    Moi, je suis sorti de terminale S y'a un peu plus d'une dizaine d'années. A l'époque, disputes avec les géniteurs fréquentes, hors de question de faire une école d'ingé son, trop cher etc.. Encore pire concernant le fait de faire le MAI. Bon. Soit.
    Le conseiller d'orientation me déconseille tout ce qui touche à l'informatique. C'est " un miroir aux alouettes" et y'a pas de boulot dedans. Quel con bordel. Et je l'ai cru.
    Hors de question de faire ingé comme le père, ça m'intéresse absolument pas. Je me dis donc sur la base de " J'aimerais bien tout savoir du fonctionnement du corps humain" que je vais aller faire médecine.
    J'ai eu la première année en bossant 12h par jour, sans prépa, à l'aide d'un ami du lycée en binôme, ce qui faisait qu'on se portait l'un l'autre.
    Mais j'ai très vite déchanté sur la médecine, dès la troisième année j'ai su que ça n'allait pas.
    Sur un redoublement ( à cause d'un 9.5 à une matière, car il fallait la moyenne à toutes les matières séparément), je passe une année en tant qu'aide soignant pour rentrer de l'argent. Je me suis éclaté. C'est un métier à la con sur bien des aspects, mais j'étais indépendant, je gagnais ma croûte et je pouvais faire plaisir à mes proches avec mes 1200 euros par mois.

    Finalement, j'ai tenu 6 ans en médecine. Passant de stage en stage espérant trouver la lumière qui me fera rester, mais en vain, j'appréciais pas être un robot, ce que je voyais de la pratique future me désenchantait au plus haut point. Je suis donc parti... en psycho. Car l'aspect maladie mentale me plaisait en médecine, et la vision psycho et psychanalytique des choses me bottait pas mal. J'avais bossé des consults avec des psy et le contact patient était déjà plus intéressant qu'en tant que psychiatre.
    Bon. Seulement, on m'a pris en tant que seconde année. Pas d'équivalence voyez. Donc j'étais avec des petits jeunes où on avait rien à partager, et de nouveau en full time sur les bancs de la fac, ça m'a gavé un peu, et surtout qu'ayant besoin d'argent j'ai cumulé avec un métier d'employé polyvalent en gare sncf, j'avais grosso modo 70h par semaine de prises. J'ai pété un cable et j'en pouvais plus des études.En sus la tentative de suicide d'une nana qui m'a foutu au centre de sa merde contre ma volonté m'a fait me dire que je voulais pas travailler avec des malades tous les jours, j'en avais plein le cul.

    Malgré l'appui parental, à 25-26 piges je voulais pouvoir faire des projets et m'avancer dans la vie.
    J'ai donc commencé une alternance BTS. Sur un miracle j'ai chopé une entreprise. Personne ne voulait de moi, à chaque fois j'avais le sourcil levé et la question fatidique " et donc... vous avez arrêté médecine ? " et le jugement. Pétage de plomb au bout de 500CV j'ai commencé à envoyer partout, même lorsque c'était pour des bac +5/+8 et c'est une de ces dernières entreprises qui m'a contacté sur base de mon profil atypique, le courant est passé direct, j'ai été pris.
    A la suite de mon bts en alternance j'ai été pris à plein temps en tant que cadre ingénieur malgré mon bac plus 2 seulement, car ils considèrent que je fais le taff d'un ingé, donc pas de lézard je suis ingé et point.

    Et voilà pour moi en somme. J'y suis toujours et je suis plus tranquille.

  10. #10
    Bordel j'avais zappé ton histoire amiral_slip, et bah mon gars je te tire mon chapeau vu ton histoire
    Citation Envoyé par dcao Voir le message
    en faite vous etes vraiment pas simpa !
    ces bon je me casse, vous etes nul et imature

  11. #11
    Pour ma part, un parcours scolaire un peu atypique, mais rien de foufou:
    Spoiler Alert!
    Je foire une première S dans les grandes lignes et me redirige vers un bac technique "Génie Energie" que j'obtiens avec une petite mention en 2009.

    Suite logique de ce bac, je pars en IUT Thermodynamique option climatique/énergétique que j'obtiens. Mais je ne sais pas quoi en faire ensuite. Je rentre chez les parents et m'inscris à la fac. Astrophysique option géologie. Je rencontre une fille formidable et m'installe vite dans son appart'. Vivre chez les parents c'était devenu infernal après les 2 années en studio pour l'IUT. On vit de pas grand chose, les apl et aides payant à peu près tout. Je dégote des petits jobs, surtout l'été où je pars bosser au Portugal. Je m'y fais un petit pactole que je met de côté.

    Vers la fin de la deuxième année je me suis rendu compte que si je voulais bosser dans ces domaines, fallait aller jusqu'au Doctorat. L'effort à fournir m'a donné la flemme et j'avais en tête de faire de l'informatique. Allez hop, double cursus sur la troisième année avec un début d'IUT info. Evidemment, je foire les deux, mais j'y découvre la passion du système et du réseau. je me renseigne chez une école de glands finis pour faire de l'alternance. On m'y prend, mais manque de bol (et de temps), je trouve pas d'entreprise. L'école garde mon dossier pour l'année suivante.

    Entre temps, mon ex a touché le gros lot: son père biologique (qu'elle n'a jamais connu) décède et elle hérite d'un joli lopin de terres en champagne, maison, voitures et véhicules agricoles en tout genres. Elle revend le tout et achète un appartement. J'y paie et effectue les travaux de rénovation avec mes économies. Bref tout va bien. Et puis vient sa dépression. Elle perd son boulot de surveillante. Plus ou moins poussée à démissionner. Je rentre un soir pour la trouver inconsciente sur le canapé, une pile de boites de médicaments sur la table. Elle passe la moitié de l'année qui suit entre weekend à l'appart' et semaine en maison de repos. Moi ça sera petits boulots jusqu'à trouver enfin une boite pour mon alternance.

    C'est un boulot de merde dans une boite bien merdique, J'avais le choix entre deux employeurs, j'ai pris le mauvais pour être plus proche de la maison et pouvoir arriver vite si mon ex me le demandait. ça n'a pas loupé, je me fatigue sur tous les fronts et me démène pour elle. Je voyais bien qu'elle allait mieux, mais j'avais la trouille qu'elle replonge. Jusqu'au jour où elle annonce qu'elle veut faire une sleeve. c'est une décision qui me préoccupe avec sa santé. Sa psy lui refuse. Et elle décide de trouver des médecins plus arrangeants. C'est trop pour moi, je m'en vais.

    Je galère à me trouver un appart' et finis chez mon père puis en coloc'. J'obtiens mon diplôme et trouve une boite pour continuer sur le niveau ingénieur. Je me remet avec mon ex quelques semaines. Elle est devenue d'une jalousie maladive et je découvre qu'elle fouille mon téléphone pour foutre en l'air mes relations avec des gens que j'aimais bien. Je m'en re-vais et finis mon diplôme d'ingé deux ans plus tard. quelques mois de WoW pour décompresser, un contrat qui se signe bien trop tard à cause du covid, me voilà à Marseille, avec 3 brouzoufs en poche (enfin je suppose, tant que je regarde pas mon compte y'a des sous dessus ) et pas grand chose dans la tête.
    Citation Envoyé par scie_sauteuse Voir le message
    snot, tu as été héroïque.

  12. #12
    Je vois qu'on est plusieurs à avoir connu des histoires de couple difficiles. Même si ce n'était pas le sujet original, on peut mettre ça dans le leveling. Pour ma part 2 relations, une de 10 ans et une de 6 ans, foirées à cause de vous vous en doutez bien...Aux canards en séparation, accrochez vous, ça fini par passer (même si moi ça a mis des années...)

    Citation Envoyé par Nelfe Voir le message
    Bravo à toi de t'être accroché SilverPig, ça n'a pas du être de la tarte...
    Ca va, j'ai pas vraiment à me plaindre, je me suis mis tout seul dans cette situation qui est devenue incontrôlable, et aujourd'hui tout va bien. Et puis malgré tout même si mon plus grand regret est d'avoir foiré mon histoire avec ma première copine, j'ai vécu des trucs extraordinaires et fais des rencontres géniales lorsque je travaillais au studio et avec la compagnie, je jouais en même temps dans plusieurs projets, je baignais dans le son en permanence, c'est ce dont j'avais toujours rêvé. Et aujourd'hui j'y aspire à nouveau maintenant que j'ai toute ma tête
    Dernière modification par SilverPig ; 17/08/2020 à 16h01.
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  13. #13
    Snot, wahoo aussi, pas facile du tout ton histoire.
    C'est fou à vous voir poster tous depuis des années, de plus ou moins loin, de découvrir vos parcours parfois diablement compliqués.

    Silverpig, aussi bravo. Je sais qu'on tombe un peu tout en s'en rendant compte mais sans pouvoir mettre fin à ce genre d'abus et que c'est super compliqué de s'en sortir après.
    Dernière modification par Zonderziel ; 13/09/2020 à 23h42.

  14. #14
    Mes appréciations au collège qui ne m'ont jamais lâché : "Peut mieux faire; Aucun effort, Manque de travail, Strict minimum" Soit une moyenne continue de 9, sans redoublement parce que "ça ne servirai à rien dans son cas"
    Bac ES.
    Fac d'histoire, validé (en chattant à mort) la licence, rien de préparé pour la suite, je refais une année pour réfléchir (géo) validé, finalement je me lance dans une maitrise d'histoire, réussis contre toute attente. Un peu d'espace vert à la mairie en été, j'aime bien . Commence un DEA que j'abandonne au bout de 3 mois sans même prévenir mon directeur de stage. Les concours c'est pas pour moi, j'ai en face des mecs qui bossent comme des dingues alors que je me suis contenté toute ma scolarité d'être présent en cours et d'écouter le prof. Très peu de vie sociale, de teuf, de sortie, de substances, tout ça c'est pas mon truc. Une histoire amoureuse interrompus qui m'a mis en veille sentimentale pour les années à venir.
    Je glande à la maison sur CS:GO. Intervention de mes parents "On ne t'a jamais rien dit vu que tout les ans tu as validé ta fac, que tu nous as coûté deux billets de bus et un sandwich par jour, on ne t'en voudra jamais de ne pas trouver de travail, mais on attends de toi que tu en cherches c'est le minimum sinon on te fout à la porte"
    Je regarde les annonces, je tombe sur trois trucs différents : concierge, pornographe et croupier. J'ai choisis le 3eme (bon j'ai quand même fais un entretien pour le deuxième). Après un test épique et un début chaotique dans un casino d'un bled paumé j'ai trouvé ma place, c'est ce que je fais depuis maintenant 14 ans, mon "projet" c'était de changer tout les 2 ans, pour découvrir la France, finalement je n'ai testé que 3 établissements, le dernier depuis 10 ans, fuyant toute forme de responsabilité, de promotion, je me sens bien, pourquoi changer ?
    La loi de la gravité est dure, mais c'est la loi.

  15. #15
    Citation Envoyé par Zonderziel Voir le message
    Ca met des années de mon côté en effet, malgré la rupture y'a 5ans, y'a eu reprise de contact y'a deux et j'suis toujours bloqué sans rien gagner ou presque.
    Au grand temps du topic du coeur l'on m'aurait traité de triste bite.

    Snot, wahoo aussi, pas facile du tout ton histoire.
    C'est fou à vous voir poster tous depuis des années, de plus ou moins loin, de découvrir vos parcours parfois diablement compliqués.
    Franchement, y'a eu une période pas joyeuse, mais à part ça c'était plutôt la belle vie insouciante ces quinze dernières années.

    Niveau relations, j'en ai vécu qu'une vraie de 6ans. Sinon beaucoup de trucs éphémères.
    Citation Envoyé par scie_sauteuse Voir le message
    snot, tu as été héroïque.

  16. #16
    Citation Envoyé par SilverPig Voir le message
    Je vois qu'on est plusieurs à avoir connu des histoires de couple difficiles. Même si ce n'était pas le sujet original, on peut mettre ça dans le leveling. Pour ma part 2 relations, une de 10 ans et une de 6 ans, foirées à cause de vous vous en doutez bien...Aux canards en séparation, accrochez vous, ça fini par passer (même si moi ça a mis des années...)
    Ma seule "vraie" relation c'est celle qui vient de se terminer, quasiment 8 ans et demi.
    Avant quand j'étais à la fac', j'ai eu une relation d'un peu plus de deux ans (avec la fille dont je parle dans mon histoire. Paradoxalement c'est devenu ma meilleure amie maintenant...), et après quelques histoires éphémères qui ont tenu 2-3 mois (dont une qui est passée dans feu le topac du coeur (pas celle avec le parchemin, petits coquins )).
    Citation Envoyé par dcao Voir le message
    en faite vous etes vraiment pas simpa !
    ces bon je me casse, vous etes nul et imature

  17. #17
    Citation Envoyé par Nelfe Voir le message
    Ma seule "vraie" relation c'est celle qui vient de se terminer, quasiment 8 ans et demi.
    Avant quand j'étais à la fac', j'ai eu une relation d'un peu plus de deux ans (avec la fille dont je parle dans mon histoire. Paradoxalement c'est devenu ma meilleure amie maintenant...), et après quelques histoires éphémères qui ont tenu 2-3 mois (dont une qui est passée dans feu le topac du coeur (pas celle avec le parchemin, petits coquins )).
    Ahahaha, pour avoir parcouru ce dit topic à l'époque, tu étais tellement un héros !

    J'ai eu que des histoires longues moi. Dont celle en court qu'il faut que je termine selon mes termes pour en sortir définitivement vu que ça m'empêche d'évoluer sur ce plan.
    J'en tire une conclusion en tout cas c'est qu'on ne peut sauver que soi.

  18. #18
    Certains parcours sont durs, bravo à vous pour vous en être sorti.

    J'ai un parcours banal et linéaire : bon en math, BAC S, prépa+école d'ingé, salarié en tant qu'ingé info depuis 9 ans. Je le mets en spoiler, il n'a rien d'extra-ordinaire par rapport aux autres.

    Spoiler Alert!
    Pas grand'chose ne prédestinait ce parcours. Mes parents sont artisans, et le reste de la famille (cousins, oncles, tantes) fait plutôt des métiers manuels. Réfléchir 8h par jour devant un PC, c'est dur à concevoir pour eux. Mais on a toujours soutenu mes passions, même si elles s'écartaient de la norme dans ma campagne.
    Gros lecteur depuis mes 10-12 ans, j'ai jamais manqué de livres. On m'a jamais engueulé alors que je bouquinais jusqu'à 2-3h du mat'.
    On a eu très vite une PS1, et on m'a jamais fait de remarques quand je passais 3-4h sur Formula One 97.
    Je suis devenu accro à la NBA vers 15 ans, donc on m'a vite donné CanalSat sur la TV (pas commun à l'époque). Jamais une remarque quand je veillais pour regarder un match à 2h du mat'.

    Forcément, je suis en décalage avec mes camarades, qui sont plus en mode "sortie-alcool-filles/garçons". J'entre à l'age adulte en étant introverti, avec peu d'amis. ça me gêne pas plus que ça, mais je sens que ça met les gens mal à l'aise.

    Le cursus en école d'ingé me convient bien. Réfléchir sur des problèmes sans intérêt de maths et de physique, c'est dur et abrutissant. Mais ça me plaît.
    Et dans l'histoire, sur ces 6 ans décole, je me décoince sans m'en rendre compte. Je me suis fait de vrais potes. J'ai osé faire 2 ans de bi-diplôme au québec (moi qui ne pensais jamais quitter ma cambrousse), et j'ai même rencontré ma future femme.
    à 26 ans, diplôme d'ingé info en poche, main dans la main avec ma compagne, mode bisounours ON.

    Commence la vie de presta en SSII. J'étais pas du tout préparé à faire le grouillot chez des clients, mais ça aussi c'est formateur. On apprend plein de trucs sur le métier, mais surtout sur le droit du travail, en SSII.
    Avec ma femme, on découvre Orléans (on connaissais pas, et on a pas aimé ), on déménage ensuite à Nantes (notre coin d'origine). Bref, la ptite vie tranquille d'un couple ordinaire. Il ne manque que les enfants, le Scénic et le chien.

    Mais côté boulot, ça commence à sentir le sapin en 2016. J'enchaîne 3 missions absolument ineptes, pas stimulantes, dont une à 50km de chez moi. Je galère à rester motivé, le commercial galère à me placer...
    Début 2017, c'est l'apothéose à l'envers. 2 décès familiaux en 4 mois, naissance de ma 1e fille, 1 mission à 75km de chez moi avec grosse pression sur les délais... Le cocktail de merde, secouez 3 mois au shaker...
    J'ai essayé de bien faire ma mission, avec heures supp' et compagnie. Mais j'avais une dépression qui pointait le bout de son nez, car trop de choses en tête (décès, naissance, pression du client...).
    ça a finit en burnout, propre et net. je me suis effondré chez le client, qui a stoppé la mission. La SSII a stoppé mon contrat par rupture conv' (propre et net aussi, alors que j'étais au fond du trou, merci bonsoir).

    J'ai profité du chômage pour me remettre en question, avec l'aide d'un psy pendant 6 mois. ça a bien porté ses fruits. je suis toujours introverti, mais j'arrive à dire "non" au taf' quand ça va pas .
    Fin 2017, une opportunité pro me tombe dessus. Changement radical d'environnement : grosse COGIP télécom scandinave (celle qui connecte les gens), dans une région splendide mais où il pleut tout le temps (Côté d'Armor), à 400km de tous nos repères (famille, amis).
    On a tenté le coup, on est installé depuis dans les côtes d'Armor. On regrette pas, malgré les contraintes : distance, climat, plan social en cours dans ma boîte...

    On a acheté notre maison l'année dernière. Ma 2e fille est née il y a 3 mois.
    Il y a 3 ans, quand j'étais pas bien, je pensais pas être aussi heureux un jour. Je suis un adulte qui fait son taf' correctement, et je redeviens un gosse à la maison devant mon PC, mes légo et mes filles.

  19. #19
    Citation Envoyé par cailloux Voir le message
    Je regarde les annonces, je tombe sur trois trucs différents : concierge, pornographe et croupier. J'ai choisis le 3eme (bon j'ai quand même fais un entretien pour le deuxième)
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  20. #20
    Citation Envoyé par Ventilo Voir le message
    Wow qui sort.,:
    Je sais pas de combien d'abandon d'étude / échec professionnel ce jeu est responsable mais ça doit faire peur
    Ca m'a couté un an : fin d'étude / début vie professionnelle avant que je me mette un gros seau d'eau froide sur la tête pour me reprendre en main.
    Dernière modification par Roupille ; 17/08/2020 à 17h57.
    ZzZzZzZzZz

  21. #21
    C'est vrai que WOW est réputé pour saccager la vie sociale. Moi au contraire le JV a été une aide: après deux semaines d'alcoolisation intense qui se sont terminées en apothéose au mois de janvier, et après 4 jours de sevrage physique abominable, j'ai passé un mois entier à ne faire que jouer et à finir RDR2, TW3 et GTAV, ça m'a permis de me vider la tête et d'évacuer toutes les pensées négatives que j'avais. Auparavant je ne jouais quasiment plus, trop de merdes dans la tête et trop de temps passé à me défoncer. Ca a fait mieux que toutes les cures que j'ai pu faire et à l'issu de ce mois de jeu j'ai jeté mes médocs et avec le temps c'est allé de mieux en mieux, j'ai pu pour la première fois depuis mon adolescence penser clairement. Les JVs, remboursay par la sécu!!!!
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  22. #22
    Citation Envoyé par SilverPig Voir le message
    C'est vrai que WOW est réputé pour saccager la vie sociale. Moi au contraire le JV a été une aide: après deux semaines d'alcoolisation intense qui se sont terminées en apothéose au mois de janvier, et après 4 jours de sevrage physique abominable, j'ai passé un mois entier à ne faire que jouer et à finir RDR2, TW3 et GTAV, ça m'a permis de me vider la tête et d'évacuer toutes les pensées négatives que j'avais. Auparavant je ne jouais quasiment plus, trop de merdes dans la tête et trop de temps passé à me défoncer. Ca a fait mieux que toutes les cures que j'ai pu faire et à l'issu de ce mois de jeu j'ai jeté mes médocs et avec le temps c'est allé de mieux en mieux, j'ai pu pour la première fois depuis mon adolescence penser clairement. Les JVs, remboursay par la sécu!!!!
    Oui surtout que dans la plupart des cas il s'agit d'un symptôme et non d'une cause. Dans mon cas, c'est la transition vie d'étudiant Bisounours / vie pro qui a été difficile ( pôle emploi,. ..). Et wow me tendait ses bras rassurants et confortables
    Du coup, pour gérer ma crise de vocation 4 ans après ( privé / public ), j'ai fait autrement je me suis remis au sport. Et c'est aussi addictif "Life is a bitch"

    Et maintenant, je suis bien dans le public ( j'espère que Lee Tchii ne me lit pas ).
    Dernière modification par Roupille ; 17/08/2020 à 20h11.
    ZzZzZzZzZz

  23. #23
    J'ai eu une bonne carrière de merde, mais quand je vous lis, je me dis qu'heureusement ma femme a toujours été là, et qu'elle m'a toujours fait confiance malgré des choix professionnels assez foireux.
    Pouet.

  24. #24
    merci pour le soutien, et je vous retourne tous le compliment, tout votre vécu est passionnant, on merite tous un coup de chapeau a affronter la vie
    Sandale to the metal

  25. #25
    Avec les parcours de cabossés de la vie qu'on lit ici, elle fait un peu pitié, mon histoire de premier de la classe..

  26. #26
    Bah non faut pas le but c'est d'échanger sur notre leveling. T'es quand même allé dans une zone PVP, t'as fait quelques donjons et au moins tu n'as pas eu à up la compétence self medic ni à affronter les boss copines cheatés. T'es HL, tu fais du housing et un joli RP famille et tu peux profiter de l'HV pour te stuffer. C'est le but du jeu non?
    Moi j'ai fait plein de donjons,j'ai fait partie d'une guilde de potes pendant longtemps et j'ai vécu de chouettes aventures mais j'ai même pas 1 po et j'suis encore bloqué bas level à cause des bugs et je vais être obligé de reroll.


    Dernière modification par SilverPig ; 17/08/2020 à 23h04.
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  27. #27
    Citation Envoyé par znokiss Voir le message
    Avec les parcours de cabossés de la vie qu'on lit ici, elle fait un peu pitié, mon histoire de premier de la classe..
    Arrête, t'es un cassos comparé à ma vie de CSP+ sur des rails ( ).

    J'ai rush le pex (Bac S => prépa => Grande École d'ingé 1 => Grande École d'ingé 2 => HEC), je suis passé direct aux raids en esquivant les donjons (1er job direct dans un grand groupe, je ne suis pas passé par la case SSII), j'ai rapidement eu accès au stuff épique (expat') et j'ai plein de PO.

    Après ma vie privée est un désert, pas grand chose à raconter (mariage -> divorce, on était trop différents). Malheureusement je suis bien plus doué avec les maths qu'avec les humains. Je sais que ça fait petit garçon privilégié qui se plaint, mais l'argent ne fait pas le bonheur (mais je le garde quand même, n'y pensez même pas ).
    Der Klügste gibt nach. Deshalb regieren die Dummen die Welt.

  28. #28
    Praetor PGM
    Citation Envoyé par Guilk Voir le message
    Je n'aime pas la section Hardware de CPC pas hardware.Les images sont moches.
    http://www.studiochaudelande.com/ J'ai joué entre autre dans: 2001-2002 2005 2006 2011 2012-2014

  29. #29
    Aha, le langage MMO, j'y arrive vraiment pas
    Citation Envoyé par SilverPig Voir le message
    ni à affronter les boss copines cheatés
    J'ai évité de m'étendre, mais avant de me poser un peu, y'en a eu des vertes et des pas mures (hem ).
    Par contre, je pense qu'il va falloir rester évasif sur ce sujet précis sous risque de voir les serveurs du topic se faire rapidement débrancher. Et ça ne sera pas pour cause de manque d'affluence..

  30. #30
    La vache, je viens de lire vos histoires et je me dis que en comparaison, ma vie a été un long fleuve tranquille.

    Spoiler Alert!
    C'est en avril 1973 que naît Julien "Djudjred", en proche banlieue parisienne. rien de particulier à dire niveau scolarité si ce n'est qu'à l'âge de 8 ans, ses parents décident de s'éloigner de Paris pour vivre une vie un peu plus rurale. Ils emménagent donc dans la Vallée de Chevreuse, coin pas tellement connu alors mais qui deviendra vite le point de RDV des cyclistes parisiens (merci Michel Drucker). Je finis donc mon primaire dans une petite école de campagne avec une douzaine d'élèves répartis sur les 4 classes CE1, CE2, CM1 et CM2.

    Ma mère s'aperçoit vite qu'un truc cloche avec cet enseignement : nous sommes en 1981 et dans mes bouquins d'histoire/géo qui datent de 1955, le bassin de Longwy est en pleine expansion (alors qu'en 1981, il est fermé ou sur le point de l'être). Bref, le maître d'école est resté bloqué 30 ans en arrière et il est temps de voir si une autre école ne serait pas plus adaptée. Après avoir passé un test de QI et autres pour estimer mon niveau, on me fait passer directement de CM2 en 6eme, après 2 mois de cours.
    Tout se passe bien jusqu'en seconde où, le prof de français ne m'estimant "pas assez mature" , met son véto à mon passage en 1ere. Sur le coup je le prends mal, mais avec le recul je dois dire qu'il avait plutôt raison.

    Au lycée je me fait une bande de copains qui s'agrandira vite (une 20 aines de potes voir plus) mais je ne lie aucune amitié avec les filles. Pas de relation amoureuse non plus, même si je suis en admiration devant plusieurs filles, je n'ose pas, je perds mes moyens. En y repensant, j'ai manqué plusieurs occasions évidentes, de filles qui m'intéressaient pourtant, mais à l'époque j'était totalement hermétique à ces signaux.
    J'obtiens finalement mon Bac C en 1991, dans la douleur et au rattrapage, grâce à la Bio et à l'Anglais (et pas aux Maths, la Physique ou la Chimie). Vu mon dossier, on oublie la prépa et la Fac s'impose.

    Ensuite ben c'est Fac, deug, licence et maîtrise EEA en 6 ans. J'ai foiré mon premier semestre à la Fac ce qui m'a valu 1 année de redoublement et j'ai foiré aussi un module de Licence, repassé l'année suivant avec un module de Maitrise. Les deux dernières années de Fac ont été les meilleures de ma scolarité. J'avais 20 à 25h de cours par semaine au maximum, ce qui me laissait le temps de m'occuper du BDE et de profiter des installations de la Fac. C'était un peu les vacances.
    Côté coeur, je rencontre 2 nanas à la fac, mais rien qui dure vraiment. La deuxième histoire s'est finie avec la distance et le temps, parce qu'on partait chacun étudier de son côté : moi à Rouen, elle à Nancy.
    Donc ensuite, 2 ans d'école d'ingé (hé oui avec la maîtrise) ou je survole un peu le programme, j'avais déjà tout vu en maîtrise. Du coup je passe plus de temps sur l'ordi. Les soirée étudiantes me fatiguent : les copains bourrés ou allumés, qui finissent systématiquement malades ou qui cassent des trucs. Comme en plus c'est une école orientée électronique et informatique, les filles se font rares et celles qui sont là, évitent les soirées.

    Je suis diplômé en 2000 et je trouve du boulot à peine 3 mois après avoir été diplômé. Je ne le sais pas encore mais je viens de mettre le doigt dans le piège des SSII. En 2000 c'est le pied, la bulle internet et il y du boulot partout et on a le choix des missions. 2 ans après, on rigole beaucoup moins. Ma boîte a été rachetée par ALTEN, l'ambiance est totalement merdique avec des gens qui font semblants d'être heureux et que "tout va bien" (sourires de façade) alors qu'on sait tous que c'est pas le cas.
    On m'envoie en mission à Tours. La ville est sympa mais je me demande ce que je fous là. La mission dure 1 an, les relations avec le client ne sont pas bonnes, la chef de projet est constamment stressée mais ils ont besoin de moi alors on me garde. Finalement la mission se termine et on me propose une mission à Marseille ... Je demande alors à négocier les conditions de mission. Aucune discussion possible, du coup de négocie un départ "amiable".

    30 ans : je me retrouve au chômage ... au début c'est la fête, je suis encore chez mes parents et je peux passer tout mon temps sur l'ordi. Après 2 mois je sens la déprime qui arrive. Je m'ennuie, plus rien ne m'intéresse, j'ai le sentiment de ne plus rien savoir faire.
    Un ami me propose un projet pour l'Education Nationale, il a besoin d'une maquette mais ne peux pas me payer, par contre si il décroche le contrat, c'est jackpot. On y passe 8 mois tous les deux mais finalement, le projet n'est pas retenu. Entre temps, mes recherches de job n'aboutissent pas, je fuis les SSII mais les industriels n'embauchent pas.
    Je m'inscris alors dans une formation MBA à l'ESC Lille. Formation d'un an, avec 1 semaine de cours toutes les 3 semaines (et des travaux de recherche à réaliser entre chaque semaine de cours). Ca se passe bien, j'apprends plein de choses sur la gestion d'entreprise, l'économie, les finances etc ... je reprend la confiance. A la fin du MBA, la responsable me propose de participer au programme d'échange avec l'UTS (université de technologie de Sydney) et je pars 6 mois en Australie en juillet 2005.

    Les débuts en Australie ne sont pas simples : déjà je me retrouve avec 5 ou 6 étudiants français de 24 ans. Au début ça passe mais je finis vite par les trouver agaçants, entre autre parce que je retrouve chez eux les travers des étudiants d'école d'ingénieur (soirées alcoolisées etc ...). Je fini par me faire des amis du côté des étudiants étrangers présents aux cours auxquels j'assiste et le moral remonte. Je rencontre même une jolie australienne d'origine vietnamienne (première relation depuis que j'ai quitté la Fac, 5 ans plus tôt).
    Décembre 2005, je quitte ma belle (fin de visa oblige) et je rentre en France où ma sœur vient d'accoucher de mon premier neveu. En Avril 2006 je retrouve du boulot, finalement je me suis résigné à reprendre un taf en SSII, ils embauchent vite et je vais avoir besoin d'argent (les Assedics se terminent en juin).

    En 2010 j'achète mon appartement et je quitte (enfin) le nid familial, même si je ne m'installe qu'à 15km
    Et en 2018, je quitte ma boîte pour rejoindre un grand industriel français de la Défense.
    A 47 ans je suis toujours célibataire et sans enfant, je gagne plutôt bien ma vie et je profite de ma solitude (je peux passer autant de temps que je veux sur le PC par exemple).

    J'ai gardé quelques amis du lycée, ils sont tous mariés et ont des enfants ... des fois j'ai l'impression d'avoir raté un truc. Même s'ils me répètent souvent que j'ai de la chance.
    Dernière modification par DjudjRed ; 18/08/2020 à 21h29.

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