Fini FTL: Faster Than Light dans le cadre de l'event du backlog.

Trente-six heures, quarante-deux tentatives... une victoire. Je suis venu à bout de FTL en mode normal.

Est-ce que j'ai aimé ? Carrément. Et pourtant, dieu sait qu'il y a eu de la déception, de la frustration, parfois même de la rage au fil de ces nombreux échecs. Mais FTL a ce je-ne-sais-quoi qui vous pousse à relancer un run malgré tout, oui, encore un, le dernier de la soirée (promesse rarement tenue). Sans doute parce qu'il réussit le tour de force d'être à la fois d'une remarquable profondeur, et pourtant parfaitement accessible. Quelques minutes de tutoriel, et volez jeunesse : le reste s'apprend sur le tas, et souvent dans la défaite.

Le joueur qui aborderait FTL comme un jeu réputé exigeant se surprendra sans doute à atteindre le fameux Flagship (objectif de chaque run) en seulement quelques tentatives, pour buter alors sur un mur de difficulté assez vertigineux. C'est alors que le véritable enjeu se dévoile : survivre, oui, mais surtout s'aguerrir et s'équiper en vue de l'inéluctable confrontation finale. Il va falloir fouiller chaque secteur, prendre des risques calculés (un même événement peut vous rapporter un membre d'équipage supplémentaire, ou bien vous en coûter un...), peser le pour et le contre de chaque achat, chaque upgrade, chaque déplacement, chaque confrontation... Un mauvais coup sur un module crucial, un combat qui s'éternise, une mauvaise décision face à une situation stressante, et un run prometteur peut s'achever en quelques secondes.

Ce n'est pas pour rien que FTL est un classique qui a marqué son époque, et auquel beaucoup de monde joue encore avec enthousiasme aujourd'hui. À ce jour, c'est le plus beau cadeau que l'Epic Store m'ait fait - en attendant peut-être d'essayer Into the Breach du même studio (lors d'un prochain event ?). Ne vous arrêtez pas aux screens de son gros vaisseau tout moche : au bout de cinq minutes de jeu, c'est l'évidence même et vous ne ferez plus rien d'autre de votre soirée.